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dimanche 19 février 2012

Les trois "joyeuses" du carnaval de Dunkerque...


... c'est géantissime !!!



Aujourd'hui Dimanche, c'était la "bande des pêcheurs"...
La bande, c'est quand le Carnaval se déroule dans la rue, contrairement aux bals qui, eux, ont lieu en salle.
C'est coloré, c'est joyeux, et plusieurs dizaines de milliers de personnes se retrouvent dans la ville de Dunkerque pour fêter son célèbre corsaire : Jean-Bart.

Cette tradition dure depuis le XVIIème siècle. A l'origine, la fête était organisée avant les départs, pour six mois, des pêcheurs à la morue.
En ce moment ce sont "les trois joyeuses"... le cœur de cette période carnavalesque !!!

Aujourd'hui Dimanche, c'est : la bande de Dunkerque,
Demain, lundi, ce sera : la bande de la Citadelle,
et mardi, jour de mardi gras, ce sera : la Bande de Rosendaël

... et j'y serai, une fois de plus ... avec ma bande !!!



Pour réussir un bon carnaval, il faut :

Un bon déguisement...
Pour être bien déguisé à Dunkerque, il faut déjà savoir qu'on ne parle pas de costume, mais de clet'che...
Avec un boa, un chapeau décoré de fleurs, une mini-jupe, des collants et une fourrure... vous devriez faire la bande incognito !

Réviser les classiques.
Dans la bande, ça chante, alors si vous voulez vous fondre dans la masse, pensez à réviser vos classiques...
"Wiche, wiche,..."
"Donne un zotche à ton oncle Co..."
"Avec la femme à Nèche..."
"Chantal, t'as mis ton doigt..."
et Les Hymnes à Jean-Bart et à Cô Pinard qui font parti des incontournables.



Parler le "dunkerquois".
« Ben qu'est ça dit ma tante ? » : le non Dunkerquois peut avoir l'impression d'être tombé sur une autre planète en arrivant à Dunkerque pendant les Trois Joyeuses, sauf que, par cette question, les carnavaleux vous demanderont juste comment vous allez ?.
Donc, pas de panique !!.
Il faut savoir aussi que le grand truc des carnavaleux, appelés ici des masquelours, c'est de se donner des "zôt'ches", des baisers...

et enfin, une bonne "chapelle"...
Difficile d'être invité dans une "chapelle" quand on n'est pas du coin.
Pour ceux qui souhaitent vraiment voir à quoi ça ressemble, tentez le coup !
il parait qu'on arrive encore à se faufiler dans certains endroits, même sans y avoir été invité.

On se croisera peut-être...
Pour les moins téméraires, allez directement au bistrot, ils sont nombreux ....


Quelques images pour vous donner envie... d'y être !!!!



Allez, au plaisir de vous lire...

vendredi 17 février 2012

Les Espoirs du Management ...


Merci à Nathalie G. qui vient de me faire découvrir cette magnifique initiative...
... les Espoirs du Management.



Voilà ce qu'en dit son créateur Charles Van Haecke :

"Plus les salariés sont heureux, plus l’entreprise progresse.
Le dirigeant qui sait motiver ses équipes doit être reconnu.
Il travaille pour la performance en donnant du sens au talent de chacun.
C’est un rendez-vous unique qui récompense des managers exemplaires."


Voilà une belle démarche qui prône la mise en valeur des "point forts " au cœur de l'entreprise...

les Espoirs du Management. sont décernés chaque année depuis 6 ans, à des managers convaincus que des salariés reconnus et mis en valeur participent davantage aux performances de l’entreprise.



Les initiatives primées, dans des entreprises publiques et privées, doivent répondre à trois critères principaux :
- Représenter un bénéfice économique pour l’entreprise
- Apporter un bénéfice pour les collaborateurs
- Être « transposables » à d’autres secteurs
Bref, si vous savez et aimez : - Valoriser celles et ceux qui, au quotidien, croient et pérennisent l’esprit d’équipe et la valeur de la réussite collective dans l’entreprise, en innovant sur le plan managérial ...
- Promouvoir l’Ecoute, le Respect, l’Ethique, la Loyauté, l’Intégrité, la Responsabilité ...
- Mettre en valeur l’Excellence Managériale et les valeurs qui la nourrissent ...
- Révéler les atouts de ceux qui vous entourent pour les faire grandir...


Alors, Osez vous lancer dans cette belle aventure humaine...

2011, Le lauréat 2011 est PAPREC GROUP..
Découvrez en image, leur démarche originale pour valoriser les Hommes.. les Castors d'OR !!!



Allez, au plaisir de vous lire... enjoy !

mercredi 15 février 2012

Etonné.


Un nouveau billet plein de mystère ...
... écrit par Romain...le fils du père...toujours fier de son fils !!


" Un sourcil se fronce.
L’œil cambre sa rétine pour que la pupille s’adapte, permettant aux cils d’esquisser durant ce cours laps de temps un subreptice battement.
L’ensemble est parcouru par un dernier frémissement, avant que la forme au loin ne sorte enfin du trouble visuel causé par la distance.

Il n’y a pas de doute, c’est un point.



L’homme accentua, en l’arquant, la percée vers l’œil effectuée par la broussaille de son sourcil droit.
L’interrogation qui le prenait était si terrible, que le gauche ne tarda guère avant de, lui aussi, piquer du nez.
Tout le visage était maintenant crispé d’attention, scrutant dans un intense travail réflexif la nouvelle et inquiétante donnée qui venait d’apparaître.
Si on avait pu placer une onomatopée sur les lèvres du guetteur, un lourd « hum » interrogatif aurait été du plus bel effet.
En effet, cela semble maintenant sûr, la forme qui vient de percer la ligne horizontale et bleutée de l’horizon n’est autre qu’un vulgaire point.
Et même, si on plisse encore le regard, on peut distinctement en apercevoir d’autres qui se dessinent.

Les premiers et courageux rayons du soleil qui arrivent victorieusement à percer les amas de nuages, donnent à la mer de jolis reflets.
Une aube froide, légèrement humide, un temps idéal pour la chasse.
D’ailleurs, l’homme aurait bien aligné cette mouette à quelques dizaines de pas devant.
Gracile et stupide, elle se dandinait devant lui depuis quelques poignées de minutes, flirtant avec la ligne de mire de son arme.
S’il n’avait pas été dérangé par ces points, qui perçaient à l’horizon, elle aurait fait une jolie cible.

Mais il y avait ces foutus points, qui figeaient son doigt sur la détente.



Pas besoin de longues études pour supposer la nature de ce qui perturbe la ligne, habituellement vierge, de l’étendue maritime :
ce sont soit des bateaux, soit des animaux.
Au bout du dixième points le constat fut établi : ce n’était pas des baleines.
De toutes façons, en mer du Nord, les chances étaient quasi-nulles de croiser ce genre d’animal.
Il restait donc l’option des bateaux, presque plus étrange que celle mettant en jeu la rencontre avec un banc de cétacés.
Le fusil à nouveau sur l’épaule, il s’autorisa un vigoureux grattement de menton pour approfondir sa réflexion.

Le bruit des ongles courts crissant sur la peau étonna dans un premier temps la mouette, qui, après avoir finement identifié un possible danger, pris lourdement son envol.
Le vingtième point sortit notre homme de sa léthargie, le confrontant à la dure réalité : malgré les relents alcoolisés de la veille qui lui vrillaient encore le cerveau, il allait devoir se présenter au chef pour rendre compte de ce fâcheux problème d’horizon.

Son intuition allumait dans un recoin de sa tête embrumée moult signaux d’alarmes.
Et dire que selon les copains, c’était tranquille dans le secteur.
Encore tout étonné de ce désagrément matinal, le planton prit la route des baraquements.

Au loin, les points continuaient d’allumer sur la mer leurs mortelles carcasses de métal.
La mouette se posa sur un bunker, prenant ses aises, lissant délicatement ses plumes, aux premières loges pour admirer les flots qui se coloraient doucement de gris.

Ce mardi six juin mille neuf cent quarante quatre s’annonçait terriblement long..." .



Bravo mon grand, et au plaisir de te lire encore et encore ...

dimanche 12 février 2012

Christian Blachas, larmes de Pub....


Mes premiers pas professionnels dans une agence de Pub, je les dois certainement à ce passionné de Pub qu'était Chrsitian Blachas .....



Il aura en effet réussi l'impossible : faire aimer la publicité.
C'est dire que Christian Blachas, disparu il y a une semaine à l'âge de 65 ans, aura marqué toute une génération en décryptant la PUB à la télévision.
« Il a montré combien la publicité était le reflet, avec une longueur d'avance, de la société » disait à l'annonce de son décès Thomas Valentin, le numéro deux de M6.
Un hommage lui est rendu ce soir par les deux chaînes sur lesquelles il a passé la plus grande partie de sa carrière : Paris Première et M6.



C'est en effet sur le canal, alors câblé et qui n'était diffusé que dans la capitale, qu'il a débuté sa carrière télévisuelle en 1986 avec « Ondes de choc », le magazine qui allait devenir « Culture pub ».
Cinq numéros qui ont marqué l'histoire de l'émission seront d'ailleurs diffusés ce soir sur Paris Première.

M6, quant à elle, a changé sa programmation pour proposer en lieu et place d'« Enquête exclusive » une spéciale, « La Saga Culture pub ».
Un Flash-back sur dix-huit ans d'émission pour, promet M6, revoir les publicités « les plus délirantes, les plus anticonformistes, les plateaux les plus drôles ».
Et, pour guides, Anne Magnien et Thomas Hervé, qui ont contribué à la genèse et au succès de l'émission.



Christian Blachas était surtout un spécialiste de la Communication, de la Publicité et des médias puisqu'il avait lancé l'hebdomadaire « Stratégies » en 1971, véritable "bible" pour tous les fils de Pub comme moi ...
Il fonda en 1986 l'hebdomadaire « Communication CB News » (devenu « CB News » en 1995).

Cet amoureux de la musique avait aussi été le producteur de Culture Rock entre 1991 et 1995 sur M6.
Il avait repris « Culture pub » sur NT1 le dimanche à 19 h 30.



A quelques mois de la présidentielle, il assurait que ce qui fait désormais la différence entre deux candidats, "ce sont des arguments publicitaires, ou c'est de la forme, de la gestuelle ou du coaching".
Notamment parce qu' idéologiquement, la différence n'est plus très importante entre les postulants au pouvoir.



Merci Monsieur Blachas pour tout ce que vous m'avez appris !!!

Une dernière interview passionnante dans laquelle il revient sur ses débuts et sur la PUB bien sûr ...



Quand Christian Blachas revenait sur son parcours par Challenges

Allez, au plaisir de vous lire...

La GHISA de Rosières


Enfin en place dans notre cuisine et c'est TOP !!!


UN DESIGN UNIQUE
Rosières réinvente les codes des tables gaz pour proposer une esthétique unique, au style ultramoderne !
Entièrement réalisée en fonte d’une seule pièce, cette table offre des courbes pures et stylées qui séduiront dans les cuisines contemporaines.

NOUVELLE TECHNOLOGIE DE BRÛLEURS
Esthétiques, les tables Ghisa offrent de hautes performances de cuisson grâce à une nouvelle technologie de brûleurs exclusive, fruit des laboratoires du groupe.
Cette technologie autorise un faible espacement entre le brûleur et la flamme, et permet ainsi une épaisseur slim exceptionnelle de 28 mm, soit moins de la moitié d'un brûleur traditionnel.
Elle assure également une efficacité de cuisson 20% supérieure à celle d’un brûleur standard.

ECLAIRAGE LEDS Découvrez un subtil équilibre entre le travail de matériaux bruts, l’élégance des lignes et la modernité des leds ... bleu !!!

Allez, au plaisir de vous lire...

samedi 11 février 2012

Ecole de Cuisine Alain Ducasse !!!


Participer à un cours à l'Ecole de cuisine Alain Ducasse, ce n'est plus un rêve, mais cela va devenir une réalité ...



Isabelle (mon épouse) et mes enfants viennent de me faire ce magnifique cadeau (d'anniversaire) je n'ose pas encore y croire !!!



Pour ceux qui ne connaissent pas Alain Ducasse...

Ce Gascon, méditerranéen de cœur, EST trois fois "trois étoiles" au guide Michelin avec le Louis XV à l'hôtel de Paris de Monte-Carlo (en 1990), au Alain Ducasse à Paris (en 1997) et au Alain Ducasse at The Dorchester à Londres, (en 2010).



IL est président de la chaîne Châteaux et Hôtels de France depuis 1999 (plus de 500 établissements) et dirige en véritable homme d'affaires le Groupe Alain Ducasse, un empire d’hôtellerie restauration international de plus de 20 établissements et 1400 employés.
Il a été classé 94e des 100 personnalités les plus influentes du monde par le magazine économique américain Forbes.



Le jeune Ducasse commence au bas de l’échelle en tant que commis de cuisine.
Mais il est passionné et apprend rapidement.
Talentueux, il est aussi un bourreau de travail et un excellent meneur d’hommes.
Il recrute pour son restaurant des gens de qualité, à qui il confie beaucoup de responsabilités.



En 1984, Alain Ducasse est victime d’un grave accident d’avion.
L’événement est marquant.
Après avoir frôlé la mort, le cuisinier croquera plus que jamais dans la vie.
L’homme qui revient à son restaurant est fatigué, mais il reprendra ses forces graduellement, pour devenir ensuite le plus grand chef de sa génération.
Plus encore, il mettra sur pied une grande entreprise gastronomique.



Jeune et en pleine formation culinaire, Alain Ducasse s’est un jour interrogé à savoir si la cuisine était sa véritable passion.
Après réflexion, il a trouvé en lui la réponse qui a changé sa vie : la cuisine ne représente pas un travail, c’est plutôt un hobby, et un hobby est une passion.

Et si le véritable talent se cachait dans la passion ???



Bref,
Tout cela pour dire que je vais avoir la chance de vivre dans les prochaines semaines ce grand moment d'Emotions gustatives !!!
Je vous raconterai l'Ecole de cuisine Alain Ducasse sur le thème " Haute Cuisine"...

Allez, au plaisir de vous lire...

vendredi 10 février 2012

Eloge de la lenteur...


Aujourd’hui 10 février ...c'est une date Anniversaire... le mien !!!

J'en profite pour vous parler de ce merveilleux petit livre : Eloge de la lenteur...

Pourquoi sommes-nous si pressés ?
Pouvons-nous, et voulons-nous, aller moins vite ?
Nous avons décidément tendance à privilégier la quantité des tâches à abattre, à la qualité de nos actes quotidiens !.
A l'heure où "la perform
ance" est requise sur tous les fronts de l'existence : travail, couple, famille, vie sociale et même loisirs , nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir lever le pied et en finir avec l'obsession du toujours plus vite !!!

C'est ce qu'affirme Carl Honoré (journaliste canadien) dans "Éloge de la lenteur"...
Un livre à goûter délicatement... à lire paisiblement... à découvrir absolument !!!

Si vous voulez en savoir plus, voici une interview percutante de l'auteur, réalisée par Lydia Bacrie du magazine l'Express...un joli paradoxe pour faire l'éloge de la lenteur !!!

De votre propre aveu, vous avez longtemps été un «accro de la vitesse», et vous voici devenu le nouvel apôtre de la lenteur. Pourquoi un tel revirement?

Une révélation !
Il y a quatre ans, j'attendais un avion à l'aéroport de Rome en lisant un journal, quand mes yeux sont tombés sur un article qui vantait les mérites de contes pour enfants présentés en version condensée.
Imaginez Hans Christian Andersen passé au crible du management !
A l'époque, j'étais sans cesse débordé et je me battais chaque soir avec mon fils de 2 ans, qui me réclamait des histoires toujours plus longues alors que je ne pensais qu'à finir ce qui me restait à faire: lire mes mails, terminer un article...
Je le confesse, l'idée d'écourter ce moment m'a d'abord enchanté.
Je me demandais même dans quels délais Amazon allait m'expédier le volume quand, tout à coup, j'ai pris conscience de l'ineptie de la situation
.

Ce fut le déclic?

Absolument.
Je me suis demandé si je n'étais pas en train de devenir fou !
Et, dans l'avion, je commençais déjà à me poser les questions qui sont aujourd'hui au cœur de mon livre :
pourquoi sommes-nous si pressés ?
Comment guérir de cette obsession du temps ?
Est-ce possible, et seulement désirable, d'aller moins vite ?

Selon vous, nous sommes tous contaminés...

En Occident, personne, ou presque, n'échappe au virus.
Je suis journaliste, je voyage souvent et j'écoute beaucoup les gens : tous se plaignent de manquer de temps.
Sans doute parce que nous vivons dans une culture de consommation et que nous brûlons d'accumuler autant de biens et d'expériences que possible.
Nous voulons faire une carrière honorable, nous occuper de nos enfants, sortir avec nos amis, pratiquer un sport, aller au cinéma, jouir d'une vie sexuelle harmonieuse...
Il en résulte un constant décalage entre ce que nous attendons de la vie et ce que nous en obtenons, lequel nourrit le sentiment que nous n'avons jamais assez de temps.
Du coup, la tentation d'aller plus vite, de courir contre la montre devient irrésistible.
Nous sommes devenus des drogués de l'activité.
Selon une étude menée en 2003 auprès de 5 000 travailleurs britanniques, 60% des personnes interrogées déclaraient ne pas envisager de prendre toutes leurs vacances.
Et savez-vous qu'en moyenne les Américains délaissent chaque année un cinquième de leurs congés ?


Mais il y a aussi une jubilation à vivre vite...

Dans une nouvelle baptisée La Lenteur, Milan Kundera parle de la vitesse comme d'une extase.
Bien sûr, la rapidité est très stimulante, très excitante.
Comprenons-nous, ce livre n'est pas une déclaration de guerre à la vitesse.
Le problème est que notre amour de la vitesse, notre obsession d'en faire toujours plus en moins de temps a passé les bornes.
Elle s'est transformée en dépendance.
Nous ne savons plus lever le pied, changer de rythme.
Aujourd'hui, nous privilégions la quantité au détriment de la qualité.

Quelle est la solution?

Il s'agit de trouver un meilleur équilibre entre activité et repos, travail et temps libre.
Chercher à vivre ce que les musiciens appellent tempo giusto, la bonne cadence, en allant vite lorsque notre activité l'exige et en se ménageant des pauses dès qu'on le peut.
Cette philosophie, très simple, est en train de gagner du terrain un peu partout dans le monde.
Sur le plan individuel, les gens sont de plus en plus nombreux à réfléchir sur leur rapport au temps et son impact sur leur qualité de vie.



Les entreprises sont-elles réceptives à ce type de démarche ?

Les rythmes de travail sont évidemment les principaux enjeux des apôtres de la lenteur. Et, là aussi, les choses changent.
Dans de nombreux pays d'Europe, le monde de l'entreprise a déjà beaucoup évolué.
Les Français vivent au rythme des 35 heures (même si ce choix pose question), les Néerlandais à celui des 38 heures et les Allemands ont vu leur temps de travail diminuer d'environ 15% depuis 1980.
Mais le mouvement touche aussi le Japon et même les Etats-Unis, qui comptabilisent aujourd'hui le plus grand nombre d'heures travaillées par an.
Des aménagements se mettent en place, sous la pression des salariés mais aussi à l'initiative des sociétés, inquiètes des effets du stress sur leur personnel.

La chaîne d'hôtels Marriott, par exemple, a décidé de lutter contre le «présentéisme» en proposant à ses salariés de quitter l'entreprise une fois leur tâche terminée, et cela quelle que soit l'heure.

Autre témoin de cette révolution, la journée annuelle d'action baptisée "Take Back Your Time" (Regagnez votre temps), instaurée dans une dizaine d'Etats américains.
Durant la dernière édition, les organisateurs ont notamment écrit une proposition de loi prévoyant un minimum de trois semaines de congés et une semaine de maladie payés.
La journée, largement relayée par les médias, est aussi l'occasion de nombreux séminaires rappelant les dangers du surmenage et informant sur les différentes façons d'organiser son temps et de décompresser.


La sieste commence aussi à faire son retour...

Absolument.
Au Portugal, une Association des amis de la sieste vient de se créer.
En Espagne, un réseau national de cafés-salons propose de faire une petite pause à toute heure de la journée.
Au Japon, le Club de la paresse, qui prône un mode de vie plus calme et moins agressif pour l'environnement, a ouvert un café à Tokyo proposant de la nourriture bio, des concerts à la bougie, des tables espacées pour permettre aux gens de se détendre et un espace repos.
Ce club, largement médiatisé, a contribué à mettre la paresse à la mode au Japon, comme en témoigne aussi le succès de l'ouvrage de l'anthropologue Keibo Oiwa : Vive la lenteur !
Son enquête sur les différentes campagnes internationales en faveur de la lenteur en est déjà à sa vingtième réédition!

Depuis sa parution, en avril 2004, votre livre a déjà été traduit en 23 langues. Vous sentez-vous partie prenante au mouvement?

Une chose est sûre, la révolution lente est aujourd'hui en marche et si mon livre accentue la prise de conscience générale, j'en suis très heureux.
Depuis sa parution, je suis très souvent invité à des séminaires pour évoquer les différentes expériences observées au cours de cette enquête.
J'avais d'abord imaginé que je serais seulement sollicité par des associations marginales, adeptes de yoga ou de gym douce.
Au contraire.
Ce sont les cadres et les chefs d'entreprise hyperactifs qui sont les plus intéressés.


Et, pour vous, qu'est-ce que cette prise de conscience a changé ?

Jadis, j'adorais la vitesse, mais je vivais dans une prison de vitesse.
Je ne savais pas m'arrêter, je cherchais à remplir chaque moment.
Aujourd'hui, ma vie est transformée.
Je joue toujours au hockey sur glace, qui est le sport le plus rapide du monde ;
j'aime toujours travailler dans les médias, écrire vite;
j'adore Londres, qui est une ville volcanique, d'une énergie incroyable.

Mais, d'un autre côté, j'organise ma vie différemment, j'établis des priorités.
Je fais des pauses, je pratique chaque jour dix minutes de méditation.
J'ai renoncé à regarder la télévision pour passer davantage de moments avec ma femme et mes enfants.
Nous avons retrouvé le plaisir de dîner chaque soir en famille.
Mes relations affectives, amicales sont plus harmonieuses.
En fait, j'ai trouvé mon point d'équilibre, ma «tortue intérieure».

Et vous, quelle pourrait être votre "tortue intérieure" ???



Allez, au plaisir de vous lire... calmement....

jeudi 9 février 2012

La gratitude, ça fait du bien...


Savoir dire MERCI, éprouver de la reconnaissance profonde à l’égard de la vie et de ceux qui nous entourent... et si c’était par là que commençait le bonheur ?

Plus qu’un signe de politesse lancé sans attention pour avoir été appris tôt par cœur, « merci » peut devenir le mot-clé d’un art de vivre, pour peu que l’on apprenne à décoder et à développer l’émotion qu’il manifeste : la gratitude.

Celle-ci, redécouverte par tout le courant de la psychologie positive, est une promesse d’épanouissement et de paix.
Pour qui, pourquoi et comment développer la « gratitude attitude » ?

Découvrez la suite de ce magnifique article, un parcours de "reconnaissance", proposé par Anne-Laure GANNAC, journaliste au magazine Psychologies (suisse)...




MERCI : d’après le professeur de psychologie Robert Emmons, de l’université de Californie, aux États-Unis, ces cinq lettres peuvent changer nos vies.

Pas les mercis lancés machinalement pour une porte tenue ou une salière tendue; non : selon le psychologue, la gratitude est bienfaisante quand elle est exprimée en toute conscience, après être passée par deux étapes.

D’abord, la constatation du bien reçu – il peut être matériel (cadeau) ou immatériel (soutien moral, présence), et de son coût (l’effort qu’il a demandé).
Ensuite, « la reconnaissance du fait que la source de ce bienfait se trouve en dehors de soi », indique le psychologue.
Source qui peut être une autre personne, mais aussi la vie elle-même.

Un regard positif sur la vie

Pour mesurer les effets réels de cette reconnaissance, Robert Emmons et son collègue Michael McCullough ont fait appel à plusieurs centaines de personnes qu’ils ont divisées en trois groupes.

- Le premier tenait le journal de ses expériences quotidiennes;
- le deuxième, seulement des expériences désagréables;
- tandis que dans le troisième, chacun devait dresser la liste des événements dont il pouvait être reconnaissant.

Dix semaines plus tard,
ce dernier groupe présentait l’état général le plus positif, enthousiaste au quotidien et optimiste sur l’avenir.

Mieux encore : ces personnes signalaient moins de soucis de santé et prenaient davantage soin d’elles-mêmes, notamment par la pratique d’activités sportives.
Robert Emmons a aussi constaté une baisse du niveau de stress, une meilleure qualité du sommeil, une plus grande détermination, une performance accrue et une chute du risque de dépression.

Autant de bienfaits qui augmentent avec la pratique de l’exercice de gratitude.
Plus souvent nous nous efforçons de relever nos raisons d’être reconnaissant, plus facilement nous en trouvons.

En outre, plus nous exprimons notre gratitude aux autres, plus nous en sommes appréciés, donc plus ils sont aimables, donc plus nous avons de raisons de leur être reconnaissant, etc.
C’est un cercle vertueux qui peut ne jamais être bouclé !

Comment ça marche ?

La gratitude
« aide une personne à diriger son attention vers les choses heureuses de sa vie et à la détourner de ce qui lui manque », explique Robert Emmons.

Non que la gratitude anéantisse nos émotions négatives, elle incite plutôt à développer des émotions positives en nous concentrant sur nos chances.

L’objectif est de passer, comme l’exprime le philosophe et psychologue italien Piero Ferrucci,
« de l’âpreté – je veux ça – à la gratitude – je suis heureux de ce que j’ai ».
C’est ce qui fait dire à Michael McCullough que « la gratitude pourrait être une heureuse alternative au matérialisme, gangrène de nos sociétés hyperconsommatrices ».

Enfin, ajoute Robert Emmons, « pratiquer la gratitude détourne l’attention du moi, la dirige davantage vers les autres et ce qu’ils nous procurent ».
Cela permet de se décentrer : une attitude qui non seulement nous soulage de la pression que nous nous mettons à force d’attention à nous-même, mais qui nous fait également entrer dans une relation chaleureuse au monde et aux autres.

« Remercier, c’est donner; rendre grâce, c’est partager, écrit André Comte-Sponville.
Ce plaisir que je te dois, ce n’est pas pour moi seul. Cette joie, c’est la nôtre. »
Il y a, dans la gratitude, une main tendue vers l’autre en retour de son aide ou de son cadeau.
Ainsi, et comme le soulignait le philosophe Paul Ricœur, de la reconnaissance d’autrui en tant qu’être humain à la reconnaissance comme synonyme de gratitude, il n’y a qu’un pas : celui de la conscience que nous avons besoin les uns des autres pour exister.
« C’est le regard de l’autre sur moi qui vient valider mon existence, puis confirmer ma valeur ».
Sans sa « reconnaissance », je ne suis rien.

Aristote déjà le disait :
« L’homme qui est incapable de vivre en communauté ou qui n’en éprouve pas le besoin parce qu’il se suffit à lui-même, ne fait pas partie de la cité et par conséquent est une brute ou un dieu. »
Pour s’en convaincre, il suffit de se replonger dans la sensation éprouvée quand, après un service rendu, nous n’avons reçu aucun signe de remerciement.

L’ingratitude, ce « tombeau du bien »
, selon Alfred de Musset, est une blessure intime : comme si, plus que notre cadeau ou aide, c’était notre personne tout entière qui était niée.

Inversement, exprimer sa gratitude, c’est se fondre dans le grand bain de l’humanité, c’est accepter et s’inscrire avec joie dans la transmission.
Comme un acteur monté sur scène pour remercier à l’infini un césar dont on l’honore, lorsque nous faisons preuve de gratitude, nous constatons ce qui, en nous, « ne dépend pas de nous » : pensée éminemment stoïcienne et qui vient remplacer la vanité par l’humilité.

Ainsi les premières Pensées pour soi-même de Marc Aurèle vont-elles à ceux auxquels il dit devoir toutes ses qualités. « De mon aïeul Vérus : le caractère honnête et l’égalité d’âme. De la réputation et du souvenir laissé par mon père : la conscience et la virilité … »

C’est, en outre, une occasion de prendre conscience de ses propres fragilités, ce qui aide à s’accepter tel que l’on est.
« La gratitude est par définition antihéroïque, note Piero Ferrucci, elle ne dépend pas de mon talent, de ma force ou de mon originalité. Elle repose sur ma capacité à être “vulnérable”, c’est-à-dire à accepter de me faire aider et à être content de recevoir ce soutien. »

Merci à Anne-Laure GANNAC de Psychologies magazine.



Allez au plaisir de vous lire et ... MERCI !!!

lundi 6 février 2012

OU... ET.... deux modes de vie !!!

L'actualité sociale est , pour le moins, assez agitée !!!

Or, ce qui me marque beaucoup dans les débats... de comptoirs, à la radio, sur les plateaux de télé... dans les entreprises... sur le trottoir... dans les bouchons ...
c'est l'utilisation très différente de deux petits mots très simples le OU et le ET...

L'utilisation du OU nous pousse à faire des choix, soit disant "d'HOMME" !
Il faut choisir son camp ...

Quelques exemples que vous entendez régulièrement ... :
C'est lui ou moi...,
Les fonctionnaires ou les travailleurs...
Les bons ou les mauvais...,
Les patrons ou les ouvriers...,
Le public ou le privé...,
La gauche ou la droite...
Le ciel ou l'enfer...,
Les beaux ou les moches...,
Les gros ou les maigres...,
Le père ou la mère...,
La ville ou la campagne ...
Le nord ou le sud...,
Les scientifiques ou les littéraires...,
Les sportifs ou les intellectuels...,
[Saut de ligne] Les pollueurs ou les écolos...,
Les blondes ou les brunes...,
Oui ou Non...,
Tout ou rien...,
A tort ou à raison...

Nous pourrions multiplier les expressions ou les exemples à l'infini...
Dans tous ces cas de figure, l'issue est trop souvent le conflit !!!
L'utilisation du ET.... est assez différente ...

En temps que conjonction de "coordination" (vous vous rappelez...) le ET sert à relier des parties différentes (qu'elles soient similaires ou opposées) mais avec le désir de les assembler, de les rapprocher, de les additionner ...

Dès lors, il y a un vrai débat d'idées, un véritable respect d'Autrui et l'envie de construire avec toutes ces différences!!! < br />
Alors, ET si nous raisonnions plus souvent par le ET...



Juste pour le plaisir, je vous propose un extrait de la fameuse pièce " le mariage de Figaro " de Beaumarchais, qui traite admirablement du ET et du OU ....
Vous pourrez voir (ou revoir...) cette représentation au théatre de la Comédie Française.
Une superbe interprétation avec une mise en scène pétillante !!!


Une partie de l'acte III, scène 15.

BRID'OISON, à Figaro: Qu'oppo... qu'opposez-vous à cette lecture?

FIGARO: Qu'il y a, Messieurs, malice, erreur, ou distraction dans la manière dont on a lu la pièce; car il n'est pas dit dans l'écrit: "laquelle somme je lui rendrai et je l'épouserai"; mais: "laquelle somme je lui rendrai, ou je l'épouserai"; ce qui est bien différent.

LE COMTE: Y a-t-il ,ET dans l'acte, ou bien OU ?

BARTHOLO: Il y a et.

FIGARO: Il y a ou.

BRID'OISON: Dou-ouble-Main, lisez vous-même.

DOUBLE-MAIN, prenant le papier: Et c'est le plus sûr; car souvent les parties déguisent en lisant. (Il lit.)
" E. e. e. Damoiselle e. e. e. de Verte-Allure e. e. e.
Ah! laquelle somme je lui rendrai à sa réquisition, dans ce château... et.. ou... et.. ou... "

Le mot est si mal écrit... il y a un pâté.


BRID'OISON: Un pâ-âté? je sais ce que c'est.

BARTHOLO, plaidant: Je soutiens, moi, que c'est la conjonction copulative et qui lie les membres corrélatifs de la phrase; je payerai la demoiselle, et je l'épouserai.

FIGARO, plaidant: Je soutiens, moi, que c'est la conjonction alternative ou qui sépare lesdits membres; je payerai la donzelle, ou je l'épouserai: à pédant, pédant et demi; qu'il s'avise de parler latin, j'y suis grec je l'extermine.

LE COMTE: Comment juger pareille question?

BARTHOLO: Pour la trancher, Messieurs, et ne plus chicaner sur un mot, nous passons qu'il y ait ou.

FIGARO: J'en demande acte.

Allez , au plaisir de vous lire ET de vous écrire ...

jeudi 2 février 2012

L'étoile d'un petit garçon...

Une toute petite mais si belle histoire, écrite par John Magliola, à méditer...



Un petit garçon regarda une étoile et se mit à pleurer.

L'étoile lui dit:
" Pourquoi pleures-tu ?"

Le petit garçon lui répondit :
"tu es si loin que je ne pourrai jamais te toucher ! "

L'étoile lui répliqua :
"Petit, si je n'étais pas déjà dans ton cœur, tu serais incapable de me voir !"

Allez, au plaisir de vous lire...

mercredi 1 février 2012

Djokovic Nadal ... quelle finale !!!


Novak Djokovic a remporté dimanche, son cinquième titre majeur à Melbourne après une finale de près de 6h remportée face à Rafael Nadal (6-7, 6-4, 6-2, 6-7, 7-5).
Le Serbe, N.1 mondial, conserve son trophée et remporte au passage son quatrième titre majeur en un an.



Les deux joueurs ont eu leurs chances, Nadal ayant même l'avantage d'un bris dans la manche décisive, mais Djokovic a encore trouvé en lui des ressources insoupçonnées pour renverser la situation.



«C'est la plus belle victoire de ma carrière, a estimé le Serbe en conférence de presse. Wimbledon vient avec, parce que c'est le tournoi que j'avais toujours rêvé de gagner, mais celle-ci passe devant parce qu'on a joué pendant six heures, c'est incroyable... Rafa est l'un des grands joueurs de l'histoire, l'un des plus respectés sur le circuit et c'est dommage qu'il ne puisse y avoir deux vainqueurs après un tel match. Nous avons écrit une page d'histoire ce soir...»



La rivalité entre les deux joueurs a effectivement pris une dimension historique à Melbourne.
D'abord parce que la finale a été la plus longue de l'histoire en Grand Chelem, mais aussi parce que Djokovic a rejoint Nadal, Roger Federer, Pete Sampras et Rod Laver avec trois victoires consécutives en tournois majeurs.



Le vieux maître australien, qui a remis les trophées aux finalistes tard dans la nuit, reste le seul à avoir remporté les quatre titres majeurs la même année, en 1962 et 1969.
Djokovic pourrait l'imiter en partie dès le prochain grand tournoi, les Internationaux de France à Roland-Garros.
En cas de victoire, le Serbe détiendrait simultanément les quatre titres du Grand Chelem sur deux saisons différentes.

Quelques images !!!



Allez, au plaisir de vous lire...

lundi 30 janvier 2012

Un tour du monde seule à 16 ans !




Elle a tout juste 16 ans et vient d'achever son tour du monde à la voile en solitaire !!!
Laura Dekker, une jeune Néerlandaise, est arrivée il y a quelques jours à Saint-Martin ( Antilles )
Elle devient ainsi la plus jeune navigatrice à réaliser un tel exploit.



Cette adolescente aurait pu ne jamais partir tant le parcours avant de pouvoir larguer les amarres fut semé d’embûches.
En octobre 2009, malgré le soutien de son père, la justice néerlandaise avait interdit à la jeune fille de naviguer seule et l’avait placée sous la tutelle des autorités de protection de l'enfance.
Finalement, Laura Dekker avait décidé de prendre le large et de partir du Portugal, mais elle s’était heurtée à nouveau aux autorités : la police portugaise lui avait indiqué que conformément à la législation du pays, elle ne pourrait pas quitter la marina seule à bord de son voilier.



Un record officieux

Le 20 janvier 2011, Laura Dekker était donc partie de Saint-Martin, à bord de son voilier, le « Guppy ».
Le 21 janvier 2012 ( un an plus tard), elle a débarqué vers 15h00, heure locale, au Yacht Club situé dans la zone néerlandaise de l'île.
Ses parents, sa sœur et de nombreux proches étaient là pour l’accueillir.

« Je ne réalise pas trop ce qui m'arrive... Quelquefois, je me suis demandée ce que je faisais », a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse, quelques minutes après avoir mis le pied à terre.
« La navigation a toujours été agréable (...) J'ai souvent vu des dauphins. J'ai eu beaucoup de plaisir et suis très heureuse », a-t-elle poursuivi.

En réussissant ce pari,
la jeune Néerlandaise a battu le record officieux de Jessica Watson, une adolescente australienne qui avait bouclé en mai 2010, trois jours avant ses 17 ans, un tour du monde sans escale et sans assistance.



Et maintenant, quels sont les projets de Laura ?

« Mes prochains jours, je vais les occuper à nettoyer le bateau », a-t-elle confié, ajoutant qu’elle retournerait ensuite à l'école.

Voilà une jeune fille qui a trouvé un bel équilibre pour vivre pleinement sa vie ...

Allez, au plaisir de vous lire..

vendredi 27 janvier 2012

L’art de l’Ecoute…


Une petite rediffusion sur l'art de l"écoute ... nos politiques devraient s'en inspirer pour la campagne présidentielle !!!

Voici un texte d' André Gromolard ("prendre sa vie en main") qui décrit bien toute la force, et l’art si subtil, de l’Ecoute…


Ecouter est, peut-être, le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu’un.

C’est lui dire, non pas avec des mots, mais avec ses yeux, son visage, son sourire et tout son corps :
« Tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là, tu vas m’enrichir car tu es ce que je ne suis pas… »
Pas étonnant si la meilleure façon pour une personne de se révéler à elle-même, c’est d’être écoutée par un autre !

Ecouter, c’est commencer par se taire…

Avez-vous remarqué combien les « dialogues » sont remplis d’expressions de ce genre :
« c’est comme moi quand… », ou bien « ça me rappelle ce qui m’est arrivé... ».
Bien souvent ce que l’autre dit n’est qu’une occasion de parler de soi !

Ecouter, c’est commencer par arrêter son petit cinéma intérieur, son monologue portatif, pour se laisser habiter par l’autre.
C’est accepter que l’autre entre en nous-même, comme il entrerait dans notre maison et s’y installerait un instant, en prenant ses aises.

Ecouter, c’est vraiment laisser tomber ce qui nous occupe pour donner tout son temps à l’autre.
C’est comme une promenade avec un ami : marcher à son pas, proche mais sans gêner, se laisser conduire par lui, s’arrêter avec lui, repartir, pour rien, pour lui.

Ecouter, ce n’est pas chercher à répondre à l’autre, sachant qu’il a en lui-même les réponses à ses propres questions.
C’est refuser de penser à la place de l’autre, de lui donner des conseils, et même de vouloir le comprendre.

Ecouter, c’est accueillir l’autre avec reconnaissance, tel qu’il se définit lui-même, sans se substituer à lui pour lui dire ce qu’il doit être.
C’est être ouvert positivement à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à l’autre le temps et l’espace de trouver la voie qui est la sienne.

Ecouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un soit comme ceci ou comme cela, c’est apprendre à découvrir ses qualités qui sont en lui spécifiques.
Etre attentif à quelqu’un qui souffre, ce n’est pas donner une solution ou une explication à sa souffrance, c’est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son propre chemin pour s’en libérer.

Apprendre à écouter quelqu’un, c’est l’exercice le plus utile que nous puissions faire pour nous libérer de nos détresses…

Ecouter, c’est donner à l’autre ce que l’on ne nous a peut-être jamais donné : de l’attention, du temps, une présence affectueuse.
C’est en apprenant à écouter les autres que nous arrivons à nous écouter nous-mêmes, dans notre corps et toutes nos émotions, c’est le chemin pour apprendre à écouter la terre et la vie, c’est devenir un poète, c’est-à-dire sentir le cœur et voir l’âme des choses.

A celui qui sait écouter, est donné de ne plus vivre à la surface : il communie à la vibration intérieure de tout vivant, il commence à découvrir l’infini qui vit à la fois la richesse et l’originalité de l’autre.
C’est alors qu’il entrevoit combien la rencontre est source d’être et non pas d’avoir.
« Tu ne vaux que ce que valent tes rencontres, le seul luxe est celui des relations humaines » (Saint Exupéry).
C’est le seul luxe gratuit, car offert à la décision et à la liberté de chacun.

André Gromolard

Allez, au plaisir de vous lire... pour mieux vous écouter !!

mercredi 25 janvier 2012

WHY How What !!!!

Simon Sinek propose un modèle simple et puissant pour le leadership inspirant.



Pour cela sa réflexion repose sur 3 questions essentielles : Why, How et What.

What – QUOI : Quels types de produits ou services propose une entreprise ?
How – COMMENT : Comment ces produits ou services sont mis en œuvre ? (Process, brevet…)
Why – POURQUOI : Pourquoi une entreprise fait ce qu’elle fait ? Quel est le sens de sa mission et sa contribution sur son marché ? L’argent est le résultat, la conséquence mais pas la raison profonde, le but ultime…



Or Les grands leaders communiquent d’abord sur le Why, puis sur le How et enfin sur le What alors que les autres communiquent dans l’autre sens...

Pour Simon Sinek, tout commence avec un cercle d'or et la question "Pourquoi ?".


Lors de sa confénrence pour TED.COM, ses exemples comprennent Apple, Martin Luther King, les frères Wright -

Ce que les gens achètent, ce n'est pas ce que vous faites, mais pourquoi vous le faites.
Le but n'est pas de faire du business avec tous ceux qui ont besoin de votre produit.
Le but est de faire du business avec les gens qui croient en ce que vous croyez.

Profitez de cette belle démonstration, et merci à Raymond H. (un homme du sud) qui m'a fait découvrir ce concept percutant !!!
Choisissez la langue du sous titrage... pour ceux qui, comme moi, ne sont pas fluent in english !!!


Allez, au plaisir de vous lire...

Les points forts dans notre vie...

Une belle manière d'utiliser ses atouts plutôt que ses manques...



Un jour, un vieux professeur de l'Ecole Nationale d'Administration Publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps, à un groupe d'une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines.
Ce cours constituait l'un des cinq ateliers de leur journée de formation.
Le vieux prof n'avait donc qu'une heure pour "passer sa matière".

Debout, devant ce groupe d'élites (tous prêts à noter ce que l'expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : "Nous allons réaliser une expérience".

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Mason d'un galon (pot de verre de plus de quatre litres) qu'il posa délicatement en face de lui.
Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot.
Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : "Est-ce que ce pot est plein ?"
Tous répondirent : "Oui".

Il attendit quelques secondes et ajouta : "Vraiment ?".
Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier.
Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot.
Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux... jusqu'au fond du pot.

Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : "Est-ce que ce pot est plein ?".
Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.
L'un d'eux répondit : "Probablement pas ! ".
"Bien ! " répondit le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table un récipient de sable.
Avec attention, il versa le sable dans le pot.
Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.
Encore une fois, il demanda : "Est-ce que ce pot est plein ?".

Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent : "Non !".
"Bien !" répondit le vieux prof.

Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'à ras bord.
Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda "Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ?".

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit : "Cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire".

"Non" répondit le vieux prof.

"Ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : Si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite".

Il y eu un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors : Quels sont les gros cailloux dans votre vie ?".
"Votre santé ?",
"Votre famille ?",
"Vos ami(e)s ?",
"Réaliser vos rêves ?",
"Faire ce que vous aimez ?",
"Apprendre ?",
"Défendre une cause ?",
"Se relaxer ?",
"Prendre le temps... ?",
"Ou... toute autre chose ?"
.


"Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir... sa vie.
Si l'on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.

Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même la question : "Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ?" Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie)".

D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle...


Pour vos points forts c'est la même chose !!!
Ne passez pas votre temps à chercher à progresser sur des choses que vous ne maitrisez pas...
Faites de vos atouts une vraie force qui vous identifie comme unique !!!!

Vos points forts... ce sont vos gros cailloux !!!!


Allez, au plaisir de vous lire ...

dimanche 22 janvier 2012

La source de vos envies ...

Mon fils Romain m'a fait decouvrir un très bel article, lu sur le site : jobhunting.fr

Il fait l'éloge de ceux qui choisissent de vivre leur passion pleinement, et cherchent à développer leur "talents" pour rester épanouis...
A méditer... pour ceux qui disent trop souvent " MOI, J'ai pas le choix !!!"



Le conseil que je donnerais à l'étudiant que j'étais, il y a 5 ans

Je suis diplômé d'une école de commerce régulièrement classée dans les 5 meilleures de France.
A la sortie d'école, j'étais persuadé que j'allais vivre mon métier comme une source d'épanouissement.
A l'inverse de milliers de gens qui traînent des pieds tous les matins en allant au bureau, je serai passionné par mon métier.
C'était le privilège de la "grande école".

Les 30 ans approchent et, sans même chercher à exagérer une insistante lassitude, je crois pouvoir affirmer que la plupart de nos avenirs prometteurs ont laissé place à de quelconques quotidiens.
Je travaille dans la finance, au hasard des sociétés auxquelles j'ai postulées à l'époque, de celles qui embauchaient.
C'est en parlant avec des stagiaires que ma tête a cogné contre la réalité.
J'ai relevé les yeux et j'ai soudain vu cinq ans derrière moi.
Cinq ans, c'est tout juste une mise en orbite.
Mais une fois en orbite, justement, on ne dévie pas de sa trajectoire aisément et le CV – surtout lorsqu'il est français – ne change pas beaucoup de direction.



Aujourd'hui, je perds mon temps à gagner ma vie, certes, mais je suis enviable, parce que je la gagne bien.
Une chasseuse de tête rencontrée cette semaine m'a fait comprendre que mon CV n'était pas assez robuste.
En somme, ces cinq ans qui m'emprisonnent déjà ne me protègent même pas, à ses yeux, d'une forme de précarité.
Elle a évoqué plusieurs postes identiques à celui que j'occupe, dans d'autres entreprises, toutes concurrentes les unes des autres : concentrée sur sa commission, elle oublie mon orientation.

Certains diront que je suis un enfant capricieux, qu'il y en a - beaucoup - qui ont des métiers plus pénibles.
Évidemment, ils auront raison.
Mais j'appartiens à une génération de cadres formés à s'investir pleinement en échange non pas d'un métier, mais d'une "mission" - terme employé sur les offres d'emplois.
Or, ces missions manquent profondément de sens.
Et comme des milliers de gens, j'échange métier absurde, avilissant et sans intérêt contre travail aux champs : pourvu qu'il y ait un sens.

La violente désillusion que je ressens aujourd'hui, c'est celle d'avoir reçu des messages plein d'enthousiasme de mes professeurs, de mes maîtres de stage, puis de mes employeurs et d'ouvrir ce matin les yeux sur la monotonie de ma vie.
Hyperactif il y a cinq ans, je n'ai même plus envie d'aller travailler aujourd'hui.
Pourquoi?
Il y a certainement plusieurs réponses.



Il y a les entreprises.
La plupart d'entre elles se vendent à outrance.
Nous sommes des milliers à avoir été accueilli par des sociétés "dynamiques" en entretien et léthargiques en réalité : le discours "corporate" n'est autre qu'une propagande en milieu restreint.
Pire, je suis accablé de constater que de nombreux parmi nous, au fil des mois, par crainte, ou peut-être parce qu'ils n'estiment pas qu'on doive aimer son travail, ont si bien ingéré ce discours qu'ils finissent par y croire eux-mêmes, et, en le régurgitant, à alimenter le mal-être des nouveaux assis à la table du secteur privé.

Mais il y a d'autres raisons. Le pays :
je travaille en France, ou peu importe le talent, il faut rester docile tant qu'on est jeune, et attendre patiemment les responsabilités.
Il y a les biais organisationnels : peu importe votre potentiel, ce qui intéresse le chef ce n'est pas - ou trop rarement - son équipe, mais sa propre carrière.
Il y a le secteur : la morale, en finance, est presque complètement absente.
Malgré les efforts de communication des grands groupes, nul doute qu'un salaire réduit de moitié engendrerait beaucoup moins de vocations.

C'est peut-être ici que j'ai mon - importante - part de tort :
je n'ai pas choisi la bonne voie, ce qui n'est pas le cas, heureusement, de tous les jeunes diplômés.
Pourtant, quel étudiant vous répond-il aujourd'hui avec certitude qu'il sait ce qu'il veut faire ?
La majorité des étudiants que je rencontre ou qui m'écrivent pour en savoir plus sur mon métier ne savent pas vers quoi ils s'orientent.
Mauvais choix : le ver est dans la pomme.



Il n'y a qu'un remède : prévenir ceux qui arrivent, tête baissée, en rêvant de CDI, de salaires vertigineux, de première classe et de responsabilités, qu'un charisme, une grande capacité d'adaptation, d'importantes aptitudes intellectuelles ou le multilinguisme sont d'inutiles compétences si l'on ne choisit pas la bonne direction.
Je n'ai donc qu'un conseil aux étudiants.
Foncez, oui, mais dans le bon sens.
L'essentiel, ce n'est pas d'être le premier, ni le mieux payé à la sortie de l'école.

L'essentiel, c'est d'être sur la bonne route.
Il ne sert à rien de garder cette idée dans un coin de la tête ; il faut la regarder en face.
Écouter les autres, mais se faire confiance à soi.

Comment ? Il suffit de faire ce qu'il vous plaît.
N'oubliez pas que ce qui n'est souvent qu'une vague envie peut se transformer en réalité concrète.

Oubliez la difficulté, faites ce qui vous chante !
Si vous aimez peindre, peignez !
Si vous aimez vendre, vendez!
Si vous aimez les maths, calculez!
Je crois qu'il n'y a, de toutes façons, qu'une façon d'arriver tout en haut de l'échelle : c'est de s'appuyer sur son envie.
Car, pour la gravir, il ne suffit pas de s'attaquer au premier bareau, il faut avoir l'énergie, une fois sur celui-ci, de mettre un pied sur le second bareau, puis sur le suivant.



Cette énergie, vous ne la puiserez qu'à la source de vos envies.
C'est ce que nous a dit en substance un jour, lors d'un déjeuner avec les jeunes employés de sa société, le patron de l'une des plus grandes sociétés de gestion de la planète.
A la question de savoir comment il était arrivé à ce poste, il avait répondu qu'il avait simplement, toujours fait un métier qui lui plaisait !
Je crois qu'il était sincère.

Un homme ne peut pas, de toutes façons, idéfiniment faire semblant d'aimer.

(*) Le nom de l'auteur a été changé pour conserver son anonymat.

Allez, au plaisir de vous lire... et merci filston !! longue vie dans ta passion...

vendredi 20 janvier 2012

Monsieur Galabru ..

Un jeune de 89 ans qui ne se prend pas la tête !!

un véritable délice qui se passe de commentaires... écoutez, goûtez, dégustez ... un pur bonheur !!!



Allez au plaisir de vous voir sur scène ...

jeudi 19 janvier 2012

Jean Dujardin... Bravo "l' Artist" !!!


La 69ème cérémonie des Golden Globes, organisée dimanche 15 janvier 2012 à Beverly Hills, a été marquée par le triomphe de The Artist, film français en noir et blanc de Michel Hazanavicius, récompensé par le prix de la meilleure comédie, de la meilleure musique pour Ludovic Bource et du meilleur acteur de comédie pour Jean Dujardin.



Jean Dujardin, après avoir reçu à Cannes le prix d’interprétation masculine, obtient son premier Golden Globes pour le meilleur acteur dans une comédie.
Une chose à laquelle il ne s'attendait certainement pas du temps où il était acteur pour la série Un gars Une fille, ou bien encore quand il campait le rôle titre de Brice de Nice, ou encore d'OSS 117.

L’émotion était à son comble pour l’acteur français qui est monté sur scène pour récupérer son prix et prononcer son discours, en anglais.



Il prouve qu'il maîtrise parfaitement l'art de marquer les esprits... (en référence au billet d'hier "truc du conférencier").
Il est sorti grandit, dans un exercice toujours délicat. Malgré l'émotion soudaine dûe à leur victoire, les lauréats doivent veiller à ne pas dépasser leur temps de parole - autrement, ils se verraient interrompre par une musique bruyante -, à se montrer suffisamment émus et/ou drôles pour ne pas ennuyer le public et, bien sûr, à ne pas oublier d'exprimer la reconnaissance envers ceux qui ont permis ce triomphe.

Sans se laisser intimider par le panthéon d'acteurs et de réalisateurs américains en face de lui, Jean Dujardin a joué la carte de l'autodérision.
«Lorsque j'ai débuté, un agent m'a dit: «Tu ne feras jamais de film, ton visage est trop expressif, trop gros». Ce n'est pas de ma faute... mes sourcils sont indépendants!»



Dans un anglais à l'accent sympathiquement français, le comédien a également remercié Michel Hazanavicius de lui avoir écrit «cet incroyable rôle» et salué sa «magnifique et talenteuse épouse» (Alexandra Lamy, ndlr).
Avant de conclure à la façon de Douglas Fairbanks, star du cinéma muet dont le héros s'inspire.

Tout cela en images, bravo l'artiste !!!

Jean Dujardin et le film The Artist sont désormais en bonne posture pour les nominations aux Oscars, qui seront annoncées le 24 janvier.
On peut leur prédire d’ores et déjà encore beaucoup de prix pour ce film.

Allez au plaisir de vous lire...

mercredi 18 janvier 2012

Un truc de conférencier.....


.................... proposé par Paul Arden, ancien directeur de création star, de Saatchi & Saatchi.



Ne faites pas de discours... Faites un numéro !!!

Quand on assiste à une conférence, c'est pour voir l'orateur, en général, pas pour entendre ce qu'il a dire !

Ce qu'il a dire, on le sait, et c'est pour ça qu'on va le voir.

Combien de discours avez-vous entendus ?
Combien vous sont restés en mémoire?
Des mots, des mots, des mots...

Dans une chanson, on se souvient d'abord de la mélodie.
On commence à retenir les paroles ensuite.

Au lieu de régaler votre auditoire avec votre esprit et votre sagesse (des mots), essayez de lui peindre un tableau.
Plus votre présentation sera forte visuellement, plus on s'en souviendra.

Et, mieux encore, on se souviendra de vous.


Paul Arden, extrait de son livre "Vous pouvez être ce que vous voulez être".

Allez, au plaisir de vous lire.....

lundi 16 janvier 2012

Leçon d'économie pour Marine Le Pen !!!


Grand moment de professionnalisme hier sur Canal Plus : alors qu'on avait l’habitude de voir des journalistes servir la soupe à Marine Le Pen, ou la contredire mollement en lui ressortant les vieux dossiers du père (tactique inefficace auprès de l’électorat flottant, qui tend à être séduit par ce qu’il considère être un nouveau FN), Anne-Sophie Lapix a offert hier une prestation de choix.

Préparée à riposter à la rhétorique de la nouvelle présidente du Front National, pointue sur le chiffrage du projet et très au fait des dossiers abordés, la présentatrice de Dimanche Plus a offert à la France entière une leçon de journalisme.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


Voilà ce que l’on appelle faire échec et mat.
Dans les cordes, on a enfin vu Marine Le Pen en face de ses aberrations, sans qu'elle ne sombre dans la caricature.
Des faits, rien que les faits. Et la démonstration fait mouche.

Sur le revenu familial, elle avoue avoir lancé une idée avant même de savoir sa faisabilité.
Et affirme, sans même le garantir, que sa mesure serait effective dès 2013 (après la sortie de l’euro, sans doute ?).

Concernant la suppression des allocations familiales des étrangers, Lapix met au jour une ambigüité concernant les enfants nés sur le sol français qui pourraient se voir priver ides sociales malgré le droit du sol.

Mais la cerise sur la gâteau reste l’augmentation de 200 euros pour tous les salaires de moins de 1500 euros net par mois, qui met en lumière l’amateurisme de Marine Le Pen, incapable de faire une simple multiplication pour rectifier un chiffrage ubuesque.

On n’est plus, vous me direz, à quelques milliards près. Et Marine Le Pen enchaîne en disant que la calculatrice, dont elle aurait au passage bien besoin, oublie l’augmentation de la TVA sur les produits importés qui, au final, sera payée par les mêmes qui auront vu leur salaire augmenter.

Prise la main dans le pot de confiture, Marine Le Pen digresse sur les salaires : "Ce n’est pas parce que l’on fait une augmentation des taxes de 3% que les prix augmentent de 3%." Logique, non ?

Groggy, la présidente du FN tente la riposte du pauvre en prétendant que la journaliste mélange tout, qu'elle enchaîne trop de sujets à la fois... alors qu'elle ne fait que reprendre son propre raisonnement !

Alors Marine le Pen s’énerve et fait tomber le masque avec sa phrase "puisque vous êtes une grande économiste".
Diantre, Anne-Sophie Lapix a osé poser une question pertinente et voilà l’arrogance et la condescendance qui arrivent ?

Et le passage on ne peut plus tendu de se conclure par le "pas orientées, des questions simples" de l’animatrice et le sourire figé, jaune, de Marine Le Pen qui rétorque un "bien sûr" qui cache mal une colère froide.

Marine Le Pen a vu son programme économique, ainsi que le chiffrage annoncé en grande pompe cette semaine, complètement décrédibilisés en quelques minutes.

Preuve est faite qu’avec un minimum de préparation et de pugnacité, on parvient à démontrer avec pédagogie l’imposture proposée par Marine Le Pen.
Du grand art.
Bravo, Madame Lapix.

ALLEZ AU PLAISIR D'UNE NOUVELLE LEçON ...

dimanche 15 janvier 2012

Ligue des Optimistes de France...


Notre blog consacré à l'éloge des points forts, se doit de parler de cette nouvelle association : La Ligue des Optimistes de France qui s'est donné pour mission de promouvoir l'optimisme et l'enthousiasme dans tous les domaines de la vie, privée ou publique, économique, culturelle ou sociale.



Un des leviers qu'ils mettent en lumière pour parvenir à rester optimiste, est comme par hasard ... "en toutes circonstances, l’utilisation de nos forces ouvre davantage de possibilités que la lutte contre nos faiblesses "...

Alors Longue Vie à cette association que je vais m'empresser de rejoindre ..

Voici le mot d'accueil de la présidente ... sympa comme atmosphère dans notre monde si pessimiste !!!



Bonjour à toutes et à tous,

Voilà, c’est fait, la « Ligue des Optimistes de France » est née, dans la bonne humeur et l’euphorie des grandes aventures commençantes, grâce à l’enthousiasme de tous ceux et celles qui – depuis plusieurs mois – ont porté ce projet avec passion et détermination.



La Ligue des Optimistes de France, que j’ai le plaisir de présider, sera la branche hexagonale du mouvement « Optimistes Sans Frontières », une association internationale qui s’est donné pour mission de promouvoir l’évolution des mentalités des hommes et des femmes vers davantage d’optimisme et d’enthousiasme dans tous les domaines de la vie, privée ou publique, économique, culturelle ou sociale.



Association ouverte sur le monde la « Ligue des Optimistes de France » comprend dans ses rangs des hommes et des femmes toutes cultures, de tous milieux sociaux et de tous horizons professionnels et elle accueillera désormais avec enthousiasme toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs et son projet.
Pour les membres de la « Ligue des Optimistes de France », l’optimisme est avant tout une façon de voir et d’agir face aux difficultés et aux incertitudes du monde.



L’optimisme est une attitude de l’esprit qui conduit à appréhender ces difficultés et incertitudes d’une manière à la fois positive et active, autour de quelques convictions fondamentales :
- en toutes circonstances, l’utilisation de nos forces ouvre davantage de possibilités que la lutte contre nos faiblesses ;
- face à l’inconnu, on a toujours le contrôle sur quelque chose, ne serait-ce que sur nos propres pensées ;
- le monde à venir est fait avant tout de possibles favorables et d’opportunités à saisir ;
- face à tout problème, l’intelligence créatrice des hommes trouvera toujours une solution.



Pour les optimistes que nous sommes, c’est notre regard positif sur le monde qui engendre l’action ; et c’est notre action sur le monde qui nourrit le regard positif que nous portons sur lui.
Et s’il peut arriver que l’optimiste soit parfois incorrigible, il n’est en revanche ni naïf, ni béat, ni aveugle.



L’optimiste connaît et reconnaît la réalité ; c’est un pragmatique flexible qui voit le monde comme il est mais qui a décidé une fois pour toutes de ne pas s’attarder outre mesure sur ses aspects les plus négatifs.
Ce dont l’optimiste se méfie le plus au monde, c’est la morosité, la résignation, le cynisme et toutes les formes de renoncement.
Car l’optimiste entend prendre les choses « au mieux possible », tout en s’accordant le droit de rêver à ce qu’elles pourraient devenir et d’agir pour que cela soit possible.



Nous, les « Optimistes sans Frontières » avons la conviction que l’optimisme, dans ses diverses expressions, constitue l’une des ressources les plus prometteuses pour notre société moderne.



L’optimisme est aussi un art de vivre avec soi-même et avec les autres et créatif des enjeux de demain.

A très bientôt.
Optimistement vôtre !
France Roque
Présidente de la « Ligue des Optimistes de France »




Allez au plaisir de vous lire...

jeudi 12 janvier 2012

Messi... ballon d'or de légende !


L'Argentin Lionel Messi entre dans la légende du football en obtenant un 3e Ballon d'Or d'affilée, lundi à Zurich, un record détenu jusque-là par le seul Michel Platini mais que le petit magicien du FC Barcelone devrait faire exploser dans les prochaines années.



Où s'arrêtera le "petit" prodige du Barça ?
La question est sur toutes les lèvres après ce 3e sacre indiscutable qui récompense une nouvelle année faste marquée par la quête de 5 trophées (Ligue des champions, Supercoupe d'Europe, Mondial des clubs, Championnat, Supercoupe d'Espagne).

Certes, son coéquipier Xavi, finaliste malheureux du Ballon d'Or 2011 en compagnie du Portugais du Real Madrid Cristiano Ronaldo, possède exactement le même palmarès mais le milieu catalan pouvait difficilement rivaliser avec le phénoménal Leo, qui évolue véritablement sur une autre planète depuis plusieurs saisons.



Signe d'un suspense inexistant, Ronaldo et José Mourinho, nommé dans la catégorie du meilleur entraîneur, n'ont même pas effectué le déplacement à Zurich, officiellement en raison de la tenue mardi d'un match de Coupe d'Espagne du Real Madrid contre Malaga.
Le résultat final du vote des journalistes, sélectionneurs et capitaines des équipes nationales a donc été sans appel: 47,88% des voix pour Messi, 21,60% pour Ronaldo et 9,23% pour Xavi.

Quelques images pour le plaisir !!!


Lionel Messi - Top Lobs Compilation par fan2sport

A 24 ans, le natif de Rosario est bien parti pour faire tomber toutes les barrières et sa place dans le Panthéon du ballon rond semble d'ores et déjà assurée.
Il y a d'abord les chiffres, impressionnants: 59 buts et 37 passes décisives en 2011, toutes compétitions confondues, avec en prime un titre de meilleur buteur de la Ligue des champions (12 réalisations dont une en finale contre Manchester United).



Mais il y a surtout autre chose, cette facilité à dribbler, à se faufiler dans les défenses adverses et à réussir les gestes les plus insensés.
A l'heure des physiques de déménageurs, Messi avec son gabarit passe-partout (1,69m, 67 kg) a ressuscité une certaine idée du football et incarne presque à lui seul la philosophie de jeu enseignée à la Masia, le centre de formation du Barça où ont éclos les deux autres astres catalans, Xavi et Iniesta.

Buteur, passeur, dribbleur, Messi sait tout faire en donnant toujours le sentiment de ne jamais rien forcer et à ce rythme, il est parti pour engranger d'autres Ballons d'Or comme le lui a prédit Johan Cruyff, figure tutélaire du Barça.



La question qui va se poser désormais est celle de la place de Messi par rapport à ses illustres prédécesseurs.
S'il a rejoint Platini et dépassé Cruyff et Van Basten (trois fois Ballon d'Or mais pas consécutivement), l'Argentin s'inscrit dans la lignée de la légende albiceleste Diego Maradona.
Mais pour égaler voire dépasser El Pibe de Oro, Leo, qui a tout gagné en club, devra briller avec sa sélection nationale et se montrer enfin sous son vrai visage lors d'une Coupe du monde, son prochain défi.



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Messi... ballon d'or de légende !

L'Argentin Lionel Messi entre dans la légende du football en obtenant un 3e Ballon d'Or d'affilée, lundi à Zurich, un record détenu jusque-là par le seul Michel Platini mais que le petit magicien du FC Barcelone devrait faire exploser dans les prochaines années.

Où s'arrêtera le "petit" prodige du Barça ?
La question est sur toutes les lèvres après ce 3e sacre indiscutable qui récompense une nouvelle année faste marquée par la quête de 5 trophées (Ligue des champions, Supercoupe d'Europe, Mondial des clubs, Championnat, Supercoupe d'Espagne).

Certes, son coéquipier Xavi, finaliste malheureux du Ballon d'Or 2011 en compagnie du Portugais du Real Madrid Cristiano Ronaldo, possède exactement le même palmarès mais le milieu catalan pouvait difficilement rivaliser avec le phénoménal Leo, qui évolue véritablement sur une autre planète depuis plusieurs saisons.
Signe d'un suspense inexistant, Ronaldo et José Mourinho, nommé dans la catégorie du meilleur entraîneur, n'ont même pas effectué le déplacement à Zurich, officiellement en raison de la tenue mardi d'un match de Coupe d'Espagne du Real Madrid contre Malaga.
Le résultat final du vote des journalistes, sélectionneurs et capitaines des équipes nationales a donc été sans appel: 47,88% des voix pour Messi, 21,60% pour Ronaldo et 9,23% pour Xavi.

A 24 ans, le natif de Rosario est bien parti pour faire tomber toutes les barrières et sa place dans le Panthéon du ballon rond semble d'ores et déjà assurée.
Il y a d'abord les chiffres, impressionnants: 59 buts et 37 passes décisives en 2011, toutes compétitions confondues, avec en prime un titre de meilleur buteur de la Ligue des champions (12 réalisations dont une en finale contre Manchester United).
Mais il y a surtout autre chose, cette facilité à dribbler, à se faufiler dans les défenses adverses et à réussir les gestes les plus insensés.
A l'heure des physiques de déménageurs, Messi avec son gabarit passe-partout (1,69m, 67 kg) a ressuscité une certaine idée du football et incarne presque à lui seul la philosophie de jeu enseignée à la Masia, le centre de formation du Barça où ont éclos les deux autres astres catalans, Xavi et Iniesta.

Buteur, passeur, dribbleur, Messi sait tout faire en donnant toujours le sentiment de ne jamais rien forcer et à ce rythme, il est parti pour engranger d'autres Ballons d'Or comme le lui a prédit Johan Cruyff, figure tutélaire du Barça.

La question qui va se poser désormais est celle de la place de Messi par rapport à ses illustres prédécesseurs.
S'il a rejoint Platini et dépassé Cruyff et Van Basten (trois fois Ballon d'Or mais pas consécutivement), l'Argentin s'inscrit dans la lignée de la légende albiceleste Diego Maradona.
Mais pour égaler voire dépasser El Pibe de Oro, Leo, qui a tout gagné en club, devra briller avec sa sélection nationale et se montrer enfin sous son vrai visage lors d'une Coupe du monde, son prochain défi.

Allez au plaisir de vous lire...

Le sommeil de la baleine...


Comment les baleines dorment-elles ?



Comme tous les cétacés, la baleine a besoin de remonter à la surface pour respirer.
La respiration et l’ouverture de l’évent sont des actes conscients.
En effet, contrairement à l’homme qui respire par réflexe, les cétacés respirent selon un acte volontaire.
Ils doivent donc penser à respirer.
Cette caractéristique est primordiale pour leur permettre de dormir.

Les baleines ne dorment jamais profondément.
Si par exemple, pendant leur sommeil, un danger survient, elles remontent immédiatement à la surface.
Ce sont les enregistrements électroencéphalographiques qui ont permis aux scientifiques de mieux comprendre les cycles de sommeil des cétacés.

Un seul des deux hémisphères cérébraux est au repos pendant les phases de sommeil.
Les deux hémisphères se relaient, l’un dormant et l’autre faisant la garde.



Pendant son sommeil, la baleine semble totalement immobile.
En réalité, elle effectue de petits mouvements imperceptibles pour l’œil humain.
Tout en dormant, elle avance et remonte à la surface pour respirer puis elle replonge tout aussi lentement.
Une baleine peut répéter environ 6 fois en une journée ces cycles de repos.
Chaque cycle dure environ 20 à 30 minutes.

(Source sur le sommeil de la baleine: Science & Vie N°1092)

Étonnant... le principe des deux hémisphères cérébraux qui se relayent..

Allez, au plaisir de vous lire...

mercredi 11 janvier 2012

Lancement de la nouvelle Offre Free !

Pour tout comprendre de la nouvelle Offre Free... Voici la présentation effectuée par le Boss Xavier Niel.


Free : lancement de l'offre mobile par Free

Allez au plaisir de vous lire..

dimanche 8 janvier 2012

Secret de beauté ... by LG !!!


Vous allez maintenant savoir pourquoi les femmes aiment les aspirateurs LG Kompressor Elite ( Life is Good )!!!



Allez, au plaisir de vous lire ...

samedi 7 janvier 2012

Le JULES-VERNE en 45 JOURS !!!


Presque deux fois plus vite que le Phileas Fogg de Jules Verne ( 80 jours...)
En faisant le tour du monde en 45 jours, Loïc Peyron remporte une de ses plus belles victoires sur ce terrible adversaire qu'est le temps.



Cette aventure humaine et bien sûr sportive, c'est l'histoire d'un skipper et son équipage qui se sont élancés à l'assaut du Trophée Jules-Verne à bord du «Banque Populaire V».
Loïc Peyron, qui a remplacé Pascal Bidégorry au printemps, s'est élancé, avec ses treize équipiers, pour une circumnavigation de 21.760 milles sans escales, déterminé à être le huitième skipper dans l'histoire à raccourcir le monde.
Alors que son frère aîné, Bruno, a dompté trois fois la planète, c'est une première pour le grand marin.

La course contre le temps et le record du Trophée Jules-Verne était auparavant détenu par Franck Cammas et l'équipage de Groupama 3, depuis 2010.


Loïc Peyron et ses coéquipiers, se sont emparés hier soir du record du Tour du monde à la voile - le fameux Trophée Jules-Verne !!!!
Ils ont accosté ce samedi matin au port du Château à Brest (Finistère), où ils ont été accueillis par des milliers de personnes.

Premier détenteur du Trophée Jules-Verne en 1993, le frère aîné de Loïc, Bruno, est monté à bord pour féliciter l'équipage, qui a bouclé cette circumnavigation en 45 jours 13 heures et 42 minutes, battant de plus de 2 jours le record établi en mars 2010 par Franck Cammas et ses neuf équipiers sur un autre trimaran, Groupama 3 (48 J 07 h 44 min).



Une fois Banque Populaire V accosté au ponton, quelques membres des familles des équipiers sont montés à bord, ainsi que David Douillet. "C'est gentil d'être là!", lui a lancé Loïc Peyron, s'excusant en rigolant de ne pas avoir eu le temps de se raser.

Quelques magnifiques images de ce record ...



Loïc Peyron n'est pas seulement un immense marin, il est aussi un très grand manager qui a su tirer toute la force de son équipage dans un contexte souvent très éprouvant ...
Découvrez son interview avec, notamment, l'explication qu'il donne de son rôle de "Chef d'Orchestre" et de skipper : "J'aime mettre de la légèreté dans l'ordre.
......

INTERVIEW -

- Pourquoi n'avez-vous jamais tenté auparavant de conquérir le Trophée Jules-Verne ?

Loïc PEYRON.- J'ai fait partie des co-créateurs, lors de la grande réunion sur cette péniche amarrée à l'île de la Jatte, il y a plus de vingt ans, avec mon frère Bruno, Yves Le Cornec, l'initiateur de cette idée géniale, Titouan Lamazou, Florence Arthaud, Jean-François Coste et d'autres.
À l'époque, j'étais sur une voie différente.
Et puis, dans les années 2000, il y a eu le renouveau du cheptel de ces chasseurs de records.
Cela m'intéresse, mais c'est difficile à vendre, car c'est un sacerdoce. Alors l'opportunité de le tenter sur Banque Populaire V est incroyable.


Avez-vous estimé le gain auquel ce maxitrimaran peut prétendre ?

Je n'en ai aucune idée. Il a un potentiel supérieur à Groupama 3, dans les vitesses moyennes et dans la mer formée.
Sa force, c'est qu'il est le bateau le plus rapide sur la planète aujourd'hui dans la mer croisée, qu'il a la capacité de moins ralentir dans une mer cassante.
Mais Groupama 3 était supérieur dans les conditions légères.
Croire que, sans avarie, on battra le record serait une totale méprise.
Il n'y a aucune certitude. Au-cu-ne. C'est toute la beauté du geste.




Vous n'étiez pas à la genèse de ce projet. Auriez-vous conçu un bateau comme celui-là ?

Non. Je trouvais que le fait d'étirer un 60 pieds avec tous ses détails, c'était risqué.
Mais Pascal Bidégorry a eu vraiment raison. Un trimaran est efficace quand il vole sur une seule coque.
Piloter finement en l'air un immense bateau n'est pas facile.
C'est faisable et fascinant, et c'est pourquoi j'ai changé un peu d'avis.
Mais j'avais un projet un peu différent, celui d'un foiler.


Le record autour du monde atteindra-t-il un jour une limite ?

Oui, à cause de la météo, de la vitesse de déplacement des dépressions.
Là où la marge de progression est importante, c'est dans les temps de transition.
J'ai toujours essayé, non pas d'être le plus rapide, mais de ne jamais être le plus lent.
On reconnaît un très bon pilote à son freinage, à la manière dont il va ralentir sa distance de freinage et non pas à sa vitesse de pointe en ligne droite.




Comment vous sentez-vous dans une équipe que vous n'avez pas choisie ?

Comme un chef d'orchestre.
Qui a à accomplir non pas un défi, mais une mission.
Mon dernier tour du monde en équipage, c'était The Race, en 2001, quand on avait réuni une bande de potes mue par la volonté de faire le tour du monde.
C'est un peu l'état d'esprit, ici. La moitié de l'équipage n'a pas fait le tour du globe.
Et n'ayant pas eu la charge de la conception, je viens avec une sorte de légèreté de l'être qui rend les choses plus faciles.


Quel skipper êtes-vous ?

J'ai cette faculté de fédérer qui me vient peut-être de mon père, capitaine au long cours.
Mais je suis tout l'inverse d'un chef dans le sens dictatorial, ou je suis un dictateur beaucoup trop démocrate !
Comme la prose de M. Jourdain, il faut manager sans en avoir l'air.
J'ai ce travers de vouloir rendre les choses légères.
Je peux donner l'impression que je ne prends pas les choses au sérieux. Mais ce n'est pas le cas.
Seulement, j'ai besoin de sentir une cooptation permanente.
Cela devient une manie, mais si je demande quelque chose, comme «on vire», je finis mes phrases par, «si vous voulez».

J'aime mettre de la légèreté dans l'ordre.
J'aime diriger, mais pas être chef.
J'aime fédérer, mais pas être au centre.
Pour moi, le coup de gueule, c'est une manière féodale et archaïque synonyme d'échec ; l'erreur est déjà faite.
Je fais tout pour éviter cela.




Gérez en même temps le projet Coupe de l'America et celui du Jules-Verne n'est-il pas usant ?

C'est totalement compatible.
Il y a deux équipes rodées des deux côtés.
Et j'ai toujours eu besoin d'un moteur au départ d'une course, qui soit un projet, une envie ou un rêve.
Chaque fois, la vie a fait que j'avais quelque chose d'autre en tête.
Pour moi, chaque départ est synonyme du début d'autre chose, chaque départ est déjà la fin…

Merci Monsieur Loïc Peyron pour cette magnifique leçon de vie ....

Allez au plaisir de vous lire...

mercredi 4 janvier 2012

L'Indice de Planète Heureuse ...

Voici une magnifique intervention, découverte sur TED.com, idéale à écouter en ce début d'année...
Plus que des vœux, c'est un véritable projet de vie planétaire !!

Le statisticien Nic Marks se demande pourquoi nous mesurons la réussite d'une nation en fonction de sa productivité -- plutôt qu'en fonction du bonheur et du bien-être de son peuple.
Il présente l'Indice de Planète Heureuse, qui décrit le bien-être national par rapport à l'utilisation de ressource (parce qu'une vie heureuse ne coûte pas forcément la planète).
Quels pays ont l'IPH le plus élevé ?
La réponse pourrait vous surprendre.

Et si nos "Politiques" nous présentaient un vrai projet de vie heureuse, plutôt que de stigmatiser la peur et nous prédire le pire !!!!



Nic Marks termine sa conférence en parlant de Martin Luther King ,qui à l'orée de sa mort, a fait un discours incroyable.
Il disait : "Je sais qu'il y a des défis devant nous, il y a peut-être des ennuis devant nous, mais je ne crains personne. Ça m'est égal. Je suis allé en haut de la montagne, et j'ai vu la terre promise."

Belle année à tous ... sur une terre promise !!!

Allez au plaisir de vous lire...

dimanche 1 janvier 2012

Be Blue Cat en 2012 !!!


Pour vous souhaiter une belle année à venir, je vous propose d'être "Blue Cat" ...
Des êtres qui cultivent leur singularité, leur force pour en faire une particularité unique et remarquable.

Pour bien comprendre ce qu'est un "Blue Cat" plongez-vous dans ce livre, petit mais tellement pertinent.
Il a forcement sa place dans la rubrique "livres ouverts" de ce blog, essentiellement consacrée à l'apologie du "point fort".

` "Be Blue Cat" d' Alix Brijatoff et Richard Caillat

Ce livre part du postulat qu'il existe 2 types d'individus : des chats gris, innombrables, et des chats bleus, beaucoup plus rares.
Ces blue cats sont singuliers, remarqués et remarquables, car ils ne font rien comme tout le monde, alors que tout le monde a envie de faire comme eux.

De nombreux portraits de blue cats célèbres (Ardisson, Ben & Jerry, Agnès b, Tim Burton, Steve Jobs & Jef Raskin, Daniel Schneidermann, Anémone...) ponctuent cet ouvrage ...

Pour vous, juste un petit chapitre intitulé : "Le Pluriel du Singulier"

Singulier a plusieurs sens : il signifie extraordinaire, particulier, spécial, unique; ou encore : bizarre, curieux, étonnant, étrange rare.
Des sens très proches les uns des autres.
Mais singuliers à leur manière.

Selon certains, est singulier celui qui se distingue (c'est à dire celui qui se fait remarquer aussi bien que celui que l'on remarque spontanément). Selon d'autres, est singulier celui qui n'est à nul autre pareil.

Quoi qu'il en soit, rien ne dit que singulier soit un synonyme de bon, de parfait, d'agréable.
On peut se distinguer dans l'horreur. Ne ressembler à rien d'honorable.
Etre singulier représenterait-il donc un risque ?

Non, car le singulier positif n'a besoin de personne d'autre que lui. Le singulier négatif se distingue dans l'horreur, certes, mais il a besoin d'autrui pour se réaliser. Que serait Hitler sans les SA et les SS ? Ben Laden, sans Al Qaïda ? Brejnev sans le KGB ? Mairad sans Fun Radio ?

Cette singularité-là se base essentiellement sur le refus de la singularité d'autrui.
C'est une singularité qui nie la singularité.
Ce n'est donc pas une singularité.
En tous cas, pas le genre de celle que nous baptisons BLUE CAT.



Pour nous, singulier signifie forcément respectable.
L'homme seul qui cherche son chemin propre et respectable.
L'artiste qui plonge en lui pour découvrir des chants uniques est respectable.
Le Blue Cat qui invente sa propre trajectoire à travers la nuit noire est respectable.
Il se construit en choisissant, pas en éliminant.

Car la vie est choix, pas rejet.
S'il y a une chose qui distingue notre époque des précédentes - quelque chose qui la rend singulière -, c'est bien l'absence de tout modèle.
Autrefois, chaque être pouvait s'engager sur un chemin tout tracé.
C'est ce que Mauriac appelait " être à la voie ", c'est à dire avoir l'écartement des roues exactement suffisant pour pouvoir aller le long des chemins tout tracés.

Notre époque refuse les modèles. Au pire, elle ne tolère que les top models, qui finissent par toutes se ressembler, et se croient singulières. Linda, Naomi ou Claudia sont-elles Blue Cats ?
Qu'en pensez-vous ?



Pour le reste, l'époque nous convie à improviser.
La mère qui élevait son enfant, autrefois, n'avait qu'à appliquer les recettes séculaires que l'on se transmettait aussi précieusement que le camée de Tante Adèle ou la propriété de Tonton Victor.
La mère qui élève son enfant aujourd'hui - une fois sur deux, elle l'élève seule - doit inventer jour après jour les conditions de son éducation.
Nous sommes tous singuliers, ne risquons-nous pas de ne plus l'être ?

NON, CAR LE PLURIEL DE SINGULIER EST SINGULIER.


Allez, au plaisir de vous lire en 2012 ... les Blue Cats !!!

mercredi 21 décembre 2011

Deviens qui tu es...

Pour finir l'année en beauté, je vous propose un magnifique texte rédigé par Xavier R.
Il exprime si bien la nécessité de révéler ses atouts et d'en faire une oeuvre d'art pour s’épanouir pleinement !!!


Deviens qui tu es...
...et fais ce que toi seul peux faire !




Il y a en tout homme la conscience possible d'un destin.
De son destin propre.
Je veux dire la certitude d'être au monde pour quelque chose, pour un instant, une idée, une réalisation, que sais-je encore.
Je le crois vraiment. Et je le crois pour moi. Voilà pourquoi cette devise me parle tant.

Deviens qui tu es... et fais ce que toi seul peut faire !
Chaque homme est un instant du monde : personne d'autre ne peut être ce qu'il est.
Unique intrinsèquement, l'homme l'est donc aussi dans toutes les projections de son être.
Il est unique dans ses actes, ses oeuvres, dans sa pensée, ses rêves ou ses quêtes.
L'homme naît dans la paix du sein maternel sans savoir cela.
Il ne peut mourir dans la paix qu'avec la conscience de s'être un tant soit peu réalisé comme tel.

Au moment de la mort,
« prochaine ou vague selon son désir », il n'y a de paix possible et de consentement à ce qui vient que pour celui qui a sinon pleinement accompli du moins rencontré la part d'unique de sa vie : sa destinée.



C'est ainsi que je me pense aujourd'hui.
C'est ainsi que je me suis toujours pensé.
Et c'est donc ainsi que je me suis imaginé l'avenir, mon avenir, jusqu'à présent, en tout cas pour ce qui relève de ma volonté.
Je suis volontaire. Si tant est qu'on puisse utiliser le verbe vouloir de façon intransitive, je pourrais résumer ce trait saillant et peut-être dominant de mon caractère en écrivant simplement : « Je veux ! ».
Et je veux beaucoup !
Le destin est affaire de volonté.
Le mien est sans doute affaire de beaucoup de volonté.



Ai-je voulu jusqu'à la chance que j'ai eue ?
Quoi qu'il en soit, je dois reconnaître avoir toujours eu beaucoup de chance.
Et je dois tenir en respect l'orgueil et l'immodestie de la volonté dévorante en me souvenant toujours qu'il me faut rendre hommage à mes bonnes fées, aux soins de la Providence, à mes mânes protectrices, peu importe comme on les appelle.
Tout n'est pas qu'affaire de volonté.
La vérité est que je dois un tribut considérable à la chance.

Dans ma vie, comme peut-être dans la vie de tout un chacun, la chance, c'est deux choses : la foi dans la vie et la place laissée aux autres.
A l'autre, au regard qu'il porte sur moi, aux attentes qu'il forme à mon égard, aux espérances que je lui inspire ou que j'imagine lui inspirer.
A l'amitié qu'il me porte souvent.
A son amour.

Deviens qui tu es... et fais ce que toi seul peux faire ! n'est pas uniquement le mantra de mon ego envahissant, l'ordre quasi-militaire que je m'intime à moi-même.
C'est aussi et surtout, peut-être, une invite que j'ai reçue souvent et que je reçois encore, toujours la même, toujours bienveillante mais pressante maintenant, à chacune des rencontres marquantes, des rencontres authentiques, dont j'ai la chance immense d'avoir vu jalonnée ma vie jusqu'à présent : Deviens qui tu es ! Fais ce que toi seul peux faire !



Et puis, il y a un paradoxe.
Cette alliage de la volonté et de la chance, cette foi foncière en la vie devraient tout rendre sinon facile, du moins possible.
Évidemment possible. Je veux beaucoup. Je peux probablement tout autant.
Beaucoup m'est sans doute permis. Il m'arrive des choses.
Ma foi et ma philosophie de la vie ne se limitent pas à la culture des vertus abstraites, à la morale des intentions, des prolégomènes.
Il faut des réalisations, des actions, des constructions.

Cependant, je fais peu. Je voudrais vouloir moins et faire davantage.
Faire. Réaliser. Concrétiser.
Il n'y a pas de paresse, jamais.
Mais au moment de faire le pas, la volonté s'étiole, le mouvement ralentit et, souvent, tout s'arrête pour rejoindre le monde sûr, ordonné et prévisible des idées.

Cela relève d'une sorte d' « aquoibonnisme », expression, je suppose, d'un pessimisme pathologique aujourd'hui bénin mais encore chronique et, tout à la fois, d'un perfectionnisme délirant, comme si, avant d'entreprendre quoi que ce soit, il fallait tout savoir, avoir examiné tout dans son moindre détail, n'avoir laissé aucune place au doute ni à la surprise et rendu toute critique impossible !
Pessimisme, perfectionnisme : voilà bien les plus sûrs freins à l'action, à la réalisation, voire à l'expérience.
Et de quoi neutraliser la volonté la plus résolue, même alliée à une chance réelle et voire, parfois, insolente.
Et même, pour que le paradoxe soit total, alliée à une foi toujours soumise à la question, et toujours inébranlable.



La voie étroite de mon destin est à tracer au travers de ce paradoxe bien réel, vers tout ce que rendront possible une volonté domptée, un perfectionnisme domestiqué, une chance cultivée et célébrée comme antidote joyeux au pessimisme.
Y suis-je vraiment prêt, enfin ?

Oui ..mais cela c'est une autre histoire , celle de "l'homme à la pomme !!!"

Merci Xavier .. et au plaisir de lire d'autres de vos écrits ...

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