mercredi 28 septembre 2016

ALISON LAPPER, une leçon de vie !

Je viens de découvrir la vie de cette femme, hors norme, je reste sans voix et remercie Alison Lapper pour cette magnifique leçon de vie !!!

Si vous ne la connaissez pas, laissez-vous emporter par sa force et ses multiples atouts...

Alison Lapper est lourdement handicapée, elle est née sans bras et ses jambes sont très atrophiées.



Pour comprendre la vie d’Alison Lapper, il nous faut remonter dans l’Angleterre des années 60, une époque où le traitement du handicap visait encore essentiellement à en isoler les sujets de la société.
A sa naissance le 7 avril 1965, Alison est arrachée à sa mère qui ne la voit même pas.
« Le nourrisson ne survivra pas », lui dit-on à l’hôpital.
En réalité, l’enfant est née sans bras et ses jambes sont très atrophiées.

Après quelques temps en hospice, le bébé alors âgé de six semaines est envoyé dans le Sussex, à la Chailey Heritage School, ambitieuse institution pour enfants handicapés moteur.
Très vite, son handicap est associé à l’affaire de la thalidomide.
Ce médicament, prescrit aux femmes enceintes pour réguler leurs nausées en début de grossesse, avait eu des effets dévastateurs sur leurs bébés.
Administrée de 1959 à 1962, on en ignore encore à l’époque les effets secondaires irréversibles.
Les premiers cas de malformation apparaissent en Allemagne et en Grande-Bretagne.
Puis ses effets sont révélés aux yeux du monde consterné par l’ampleur du fléau et la thalidomide est retirée du marché de la plupart des pays concernés.
Et finalement pour Alison, un non-verdict : « Mon absence de membres ressemble beaucoup à celui des victimes de ce médicament mais dans mon cas, il n’y a aucune explication médicale ».

« Il fallait que je mesure 1 mètre 60 »

A Chailey, le bébé Alison est filmé dans ses tentatives de se déplacer.
Et très vite, on l’affuble de prothèses.
« A l’époque on pensait qu’il fallait nous ajouter des membres pour qu’on puisse vivre normalement en sortant de là, pour qu’on ait l’air normal. Donc très jeune, on m’a mis de fausses jambes et de faux bras – je détestais ça -, et comme je ne pouvais pas les enlever toute seule, j’étais obligée de les garder ».
Elle grandit dans le « petit monde protégé » de Chailey.
Elle n’a aucun besoin d’en sortir, l’institution est pourvue de salles d’opérations, les médecins et dentistes consultent sur place.
« Nous n’avions pas besoin de franchir les portes de cet enfer… ou de ce paradis… au choix. Il s’agissait surtout de ne pas heurter les gens. Mais je n’ai pas envie d’en parler. J’ai détesté cette période. »

Les années passent : « adolescente, je pensais qu’il fallait que je mesure 1mètre 55-1 mètre 60. […] C’est seulement plus tard, je devais avoir 25 ans, que j’ai compris que je n’avais pas besoin de porter des membres artificiels, que j’étais bien comme j’étais. Ma vie a été plus facile quand j’ai enfin renoncé. »
Quant à ses membres artificiels, Alison Lapper en parle désormais au passé, non sans humour.
« Je crois qu’ils sont en Afrique maintenant, ils doivent servir à un amputé là-bas. J’ai adoré les emballer et les expédier. C’était une sensation agréable ».

Une femme libre

Son corps libéré peut enfin s’exprimer.
Ses pieds agiles et féminins (elle porte des bagues d’argent aux orteils, des bracelets aux chevilles) commandent sa voiture aménagée, maquillent ses yeux, se saisissent du téléphone…
Sa bouche armée d’un pinceau arpente inlassablement les toiles qu’elle peint à ses couleurs.

En 1994, Alison est admise sur la liste d’honneur des meilleurs étudiants des Beaux-Arts de l’université de Brighton.
Boursière depuis 1982 et salariée en 1995 de l’association internationale des Artistes Peignant de la Bouche et du Pied, l’artiste subvient seule à ses besoins et le revendique.
Peu à peu elle se fait connaître, puis reconnaître.

Adepte de l’aquarelle, elle aime les nus, les collages et commence à exposer, ses œuvres obtiennent des prix.



C’est à cette époque qu’elle apprend la nouvelle : elle est enceinte.
C’est un accident mais elle décide de garder l’enfant et d’assumer seule.
Comme elle l’a toujours fait.
Elle mesure l’ampleur de son futur rôle et sa crainte grandit d’être un jour séparée du bébé par les autorités sanitaires.
En même temps, sa nature déterminée la pousse à partager et revendiquer ce qu’elle vit.

Elle pose, notamment nue, pendant sa grossesse.
« Je me sers de la photo pour exprimer ce que j’ai à dire. J’aime ça parce que c’est immédiat et très saisissant. ».
Résultat : de magnifiques clichés en noir et blanc qui font l’objet d’une exposition à Brighton.



Un ami d’Alison, Marc Quinn, l’un des plus célèbres représentants des Young British Artists (YBA), fait jaillir sa silhouette enceinte de huit mois d’un bloc de marbre de 4,7 mètres de hauteur.
Toujours dans cet esprit, elle se prête au tournage du « Bébé d’Alison », de Bente Milton qui la filmera sur trois ans.

Naissance d’une mère

Le film traite avec beaucoup de pudeur la naissance, par césarienne, de Parys.
Un magnifique petit garçon qui ne présente aucun handicap.
De retour à la maison, un joli pavillon de banlieue, Alison a besoin d’une nounou 24 heures sur 24 pour son fils.
Ce qui ne l’empêche pas d’être omniprésente et de lui prodiguer une partie des soins : ses pieds retirent une couche sale, tendent une cuillère, son visage caresse celui de l’enfant, sa bouche le saisit par les langes telle une mère louve…



Pas question de se cacher pour la jeune maman.
« C’est intéressant d’allaiter en public, dit-elle en souriant, surtout parce que j’ai besoin d’aide pour m’installer et mettre le bébé au sein. J’ai renoncé à le faire discrètement, c’est impossible, mais c’est vrai qu’il y a des regards bizarres. »
Mais il existe des regards plus blessants encore - ceux de femmes le plus souvent - qui semblent lui dire au passage « que fais-tu avec un bébé, toi ? »

Dès lors, Alison organise sa vie entre Parys, leurs moments privilégiés comme les séances de bébé nageur deux fois par semaine, et le travail, qu’elle reprend rapidement.
Elle trouve d’ailleurs difficile de peindre alors que son enfant est tout près d’elle.
Mais, alors que ce dernier grandit, elle n’a aucune garantie qu’il pourra en être toujours ainsi.
Une hospitalisation l’a déjà privée de Parys plusieurs semaines…
A l’évocation de ces moments pénibles, Alison craque un peu.
Ce qu’elle attend désespérément, c’est qu’on lui fasse enfin confiance pour élever son fils.
Et c’est cela son vrai combat…

Le handicap sur un piédestal

Son handicap n’empêche pas Alison de séduire. Au cours de ces trois années, un homme partage un temps sa vie.
Mais il ne semble pas être assez fort pour demeurer à ses côtés.
Le problème, c’est bien souvent le regard de l’autre.
Alison, elle, a accepté.
« Le corps dans lequel je vis, vous savez, j’en suis très fière. Je ne me sens pas dénuée de beauté, de sex-appeal et de toutes ces qualités que la société ne nous reconnaît pas parce qu’elle ne supporte pas notre différence. »

C’est au nom de cette différence qu’Alison se prête à la médiatisation qui est la sienne aujourd’hui.
« Alison Lapper enceinte », sculptée dans le marbre par Marc Quinn a rejoint d’ici le quatrième socle de la place Trafalguar Square à Londres.
La sélection de son oeuvre parmi six autres sculptures a fortement surpris, puis ému son auteur.
Pour Marc Quinn, la statue d’Alison apporte de la féminité à cette place où trône notamment l’amiral Nelson.



Enfin, un matin, c’est une limousine blanche qui s’arrête devant la maison des Lapper.
Une lettre l’a prévenue quelques semaines plus tôt : Alison rencontrera la reine qui l’honorera elle-même d’une médaille.
La jeune femme pose avec son fils, sa médaille, ses amis devant les photographes.
« Quand la reine est entrée dans la salle, à part Alison Lapper, tout le monde s’est levé », commente-t-elle en plaisantant au sortir de la cérémonie.
« Je crois savoir pourquoi elle se tient sur une marche légèrement plus haute que le reste de l’assemblée. Elle veut paraître plus grande que les autres. Ce n’est pas la femme la plus grande du monde mais pour moi, elle s’est baissée. J’ai trouvé ça gentil.»



Un grand merci à Eléonore Duval et Pierre Bardina, auteurs de cet article, découvert sur andy.fr

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