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jeudi 23 avril 2015

Une vie pour la montagne

Quel est le secret d'une longue vie épanouie ????
Vivre sa passion ... totalement !!!

Voici un reportage très émouvant, diffusé sur une chaine suisse RTS.ch dans l'émission "Passe-moi les Jumelles".
Ils ont accompagné le "jeune Marcel Rémy" (92 ans) dans l’ascension de la Dent de Jaman, et aussi dans son quotidien, entre les bords du lac Léman et les montagnes de la Gruyère.
Un reportage de Romain Guélat



A 92 ans, Marcel Rémy est un retraité très actif.
Il continue de pratiquer l’alpinisme et l’escalade.
La montagne a été la passion de sa vie et aujourd’hui encore, elle occupe une place importante dans son quotidien.

Une enfance et une adolescence rude, une carrière de cheminot dans les chemins de fer, deux fils qui sont devenus des références en matière d’ouverture de voies d’escalade et des expériences innombrables en montagne.



Allez, au plaisir de vivre totalement vos passions comme Marcel !!!

mercredi 22 avril 2015

5 plaisirs par jour ...


.... telle est la proposition toute simple pour vivre en harmonie, transmise par notre très chère Anne dB.

Vous vous souvenez sans doute de la publicité pour être en bonne santé :



Et bien là ... la proposition est de "consommer en conscience" 5 plaisirs par jour ... pour vivre en Harmonie !!!



Voici un joli texte qui peut-être une source d'inspiration pour faire votre choix ...
... si rien ne vous convient dans ces suggestions, vous pouvez inventer la suite !

……se détendre, rêvasser, ne penser à rien, savourer l’instant présent, le plaisir et la douceur du repos, qu’on s’occupe gentiment de moi, se faire livrer son journal ( ou un croissant), se faire livrer des fleurs, s’acheter une fleur chaque jour, regarder le ciel, le soleil, les nuages, la lune, les étoiles, voir la pluie tomber sur un arbre, regarder les gouttes, écouter le chant des oiseaux, le murmure de l’eau, lire, aller voir une expo, aller au musée, se promener dans un parc, parler au téléphone avec une amie, rire avec des copains, aller voir une expo florale, aller au cinéma, au théâtre, au café, au restaurant, à la piscine, faire un sport, du tennis, du golf, du footing, du jogging, du vélo, prendre un petit déjeuner à la terrasse d’un café, se parfumer, manger du chocolat, des coquillages, des fruits exotiques, du fromage avec un verre de vin rouge, aller voir se lever le soleil, se faire masser, se frictionner avec de l’eau de Cologne, prendre une bonne douche ou un bon bain, partir en we avec quelqu’un qu’on aime, aller chez des amis, faire des travaux manuels, du dessin, de la peinture, de la couture, du tricot, du tissage, de la broderie… caresser un chat, un chien, embrasser quelqu’un qu’on aime beaucoup, dormir à son gré, avoir un lit confortable, une chambre ou un coin à soi, prendre le petit déjeuner au lit, se balancer doucement dans un fauteuil à bascule, acheter une robe, des chaussures, marcher librement sans sac à main ni paquet, aller chez le coiffeur, apprendre une autre langue, écouter de la musique qui fait danser, chanter en même temps que le disque, s’étirer comme un chat, bailler largement, aller à la rencontre de nouvelles personnes agréables, changer quelque chose dans notre mode de vie, aller voir le pays d’où vient sa famille…..se mettre du rouge sur les ongles des pieds, marcher pieds nus sur de l’herbe, faire son pain soi même, allumer des bougies chez soi, s’acheter un joli bol pour votre petit déjeuner….



Le summum serait de faire votre propre liste :-))...

Allez, au plaisir de vous lire ...

lundi 20 avril 2015

Gestion du sommeil : la course aux minutes !!!


Après avoir évoqué "l'éloge de la sieste !", je souhaiterais vous parler de la gestion du sommeil, comme savent si bien le faire les navigateurs qui s'engagent pour les courses en solitaire, autour du monde.

Savoir répondre à "l'appel de Morphée", au bon moment, est tout un art qui demande une bonne connaissance de soi et une harmonie entre le corps et le mental.
De nombreux spécialistes ont étudié ce sujet passionnant, il s'agit du sommeil polyphasique ....

D’après Wikipedia :
“Le sommeil polyphasique est une réorganisation des rythmes de sommeil dans le but d’en réduire la durée, jusqu’à pouvoir se contenter de 2 à 5 heures par jour.
Ceci est réalisé en entrecoupant la journée de courtes siestes (de 30 à 45 minutes environ).
Cela permet d’accroître le temps éveillé sans aucune altération, selon les partisans de la méthode, des facultés physiques et intellectuelles.”


Une nuit de sommeil standard environ 7 à 10 heures pour un adulte (sommeil monophasique) est composée de plusieurs cycles ( de 1h30 à 2h selon les individus )comprenant chacun 5 phases:
- somnolence (1),
- sommeil léger (2),
- sommeil profond (3+4),
- sommeil paradoxal (5, phase des rêves).

C'est lors du sommeil profond qu’ont lieu les divisions cellulaires et la production de l’hormone de croissance, donc les enfants et adolescent ne peuvent être privés pour bien grandir !!!

Lors de la phase de sommeil paradoxal, c'est le moment privilégié de la récupération mentale, contrairement aux autres phases.
Ainsi, dans le cas d’un adulte, si une nuit ne pouvait comprendre que du sommeil paradoxal, il nous suffirait de 2h de ce sommeil pour récupérer de la journée passée.

En répartissant les cycles de sommeil sur toute la journée, et en ne dormant à chaque fois que la durée d’une phase paradoxale (20-30 min), l’organisme se réorganise.
L’ajustement au rythme polyphasique permet donc de tomber très rapidement dans le sommeil dit "réparateur" et d’en ressortir avec autant d’énergie qu’une bonne nuit de sommeil.

Le mécanisme de cette adaptation n’est pas très connu, mais d’aucuns prétendent qu’il est ancré dans nos gènes.
On peut remarquer que c'est le rythme naturel des enfants en bas âge, jusqu’à ce que l’adaptation au sommeil monophasique se fasse (provoqué par les parents).
Le sommeil naturel de l’humain serait donc polyphasique, et non pas monophasique.
De plus, il est possible de croire que nos ancêtres vivait à ce rythme (de survie) pour s’adapter à leur environnement imprévisible et éviter ainsi les prédateurs.

Il n’y a pas actuellement de recherches qui peuvent affirmer que le sommeil polyphasique est nocif pour la santé, ni prouver qu’il est meilleur que le sommeil monophasique.
Les seules recherchent portant sur le sommeil sont le plus souvent effectuées sur la privation, ce qui n'a rien à voire avec le sommeil polyphasique.

Cependant, une étude mené par un spécialiste du sommeil, le Docteur Claudio Stampi, directeur des Etudes de Chronobiologie à l’Institut de Boston,(qui suit de nombreux navigateurs dont Ellen MacArthur) , a soumis un sujet au sommeil polyphasique durant 48 jours.
Il a obtenu des résultats étonnants.

Le planning standard était le suivant : des siestes 6 fois par jour à 2 AM, 6 AM, 10 AM, 2 PM, 6 PM, et 10 PM.
(Comme les quarts des navigateurs)
Sans rater aucune sieste intermédiaire.
Une période de 10 jours environ fut nécessaire pour que le corps s’adapte à ce nouveau rythme.
Ces premiers jours furent assez difficiles, car il faut beaucoup de volonté pour passer ces périodes de somnolence.
Le corps est fatigué par ce changement car il n'a pas encore appris à entrer directement en phase de sommeil paradoxale.

Passé ce stade, les avantages du sommeil polyphasique semblent nombreux .
Le premier est bien sûr le gain de temps : Puisque l'on dors 3 heures au lieu de 9 heures, vous bénéficiez forcément 6 heures de plus, éveillées dans votre journée.
Le second avantage : de meilleures capacités physiques et un plus grand dynamisme.
Le troisième avantage : une augmentation des capacités mentales.

Et enfin, dernier point marquant : Le "rêve" devient plus intense avec des rêves lucides plus fréquents.
Un rêve lucide est un rêve durant lequel on se rend compte qu’on est en train de rêver et on parvient alors à modifier le rêve à notre guise.

Le principal désavantage du sommeil polyphasique et pas des moindres, c'est qu'il n'est pas vraiment adapté à notre mode de vie de citadin moderne.
Il est donc très difficile d'interrompre ses activités à plusieurs reprises durant la journée.
Vous ne devez également rater aucune sieste ou vous perdrez ce fameux rythme.

Quelle est la solution idéale, dans notre société trépidante ???



En résumé,c'est l'éloge de la Sieste...
Il est prouvé expérimentalement qu’en effectuant au moins une courte sieste durant la journée, l’organisme s’habitue peu à peu à rentrer directement dans le sommeil paradoxal sans passer par les autres phases.
Alors, avec un peu d'entraînement, vous pouvez vous réguler et vous transformer en dormeur "polyphasique" (ou presque !) …et par magie, être toujours en pleine forme !!!

Notez que c'est probablement le secret de toutes les personnes qui, parait-il, n'ont pas besoin de dormir beaucoup pour récupérer. Certes, mais elles se reposent très souvent !

Allez, au plaisir de vous lire après une bonne sieste....

jeudi 16 avril 2015

Lâcher prise !!!

Très joli texte transmis par un Ami ...



Lâcher prise, ce n’est pas se montrer indifférent, mais simplement admettre que l’on ne peut agir à la place de quelqu’un d’autre.
Lâcher prise, ce n’est pas couper les liens, mais prendre conscience que l’on ne peut contrôler autrui.
Lâcher prise, ce n’est pas être passif, mais au contraire chercher principalement à tirer une leçon des conséquences inhérentes à un événement.
Lâcher prise, c’est reconnaître son impuissance, au sens où l’on admet que le résultat final n’est pas toujours entre ses mains.
Lâcher prise, c’est ne plus blâmer ou vouloir changer autrui et, au lieu de cela, choisir de consacrer son temps à donner le meilleur de soi-même.



Lâcher prise, ce n’est pas prendre soin des autres en faisant preuve d’une totale abnégation, mais se sentir concerné par eux.
Lâcher prise, c’est ne pas assister, mais encourager.
Lâcher prise, c’est ne pas juger, et accorder à autrui le droit d’être humain, c’est à dire lui accorder le droit à l’erreur.
Lâcher prise, c’est ne pas s’occuper de tout ce qui arrive, et laisser les autres gérer leur propre destin.



Lâcher prise, c’est ne pas materner les autres, et leur permettre d’affronter la réalité.
Lâcher prise, ce n’est pas rejeter, c’est au contraire accepter.
Lâcher prise, c’est ne pas harceler, reprocher, sermonner ou gronder, et tenter de déceler ses propres faiblesses et de s’en défaire.
Lâcher prise, c’est ne pas adapter les choses à ses propres désirs, et prendre chaque jour comme il vient et l’apprécier.



Lâcher prise, c’est ne pas critiquer ou corriger autrui, mais s’efforcer de devenir ce que l’on rêve de devenir.
Lâcher prise, c’est ne pas regretter le passé, et vivre et grandir dans le présent pour l’avenir.
Lâcher prise, c’est craindre moins et aimer davantage.

Bref,
« Il n’y a rien de plus facile à dire , ni de plus difficile à faire que de lâcher prise ».

Allez au plaisir de vous lire... enjoy !

mercredi 15 avril 2015

Les effets d'un baiser et d'une caresse


Il y a environ un mois, le billet intitulé "embrassez vous" préconisait ce geste bon pour la santé et bon pour le moral !!

Tout cela grâce à l'activation d'hormones, notamment "l'ocytocine".
Après quelques recherches, voici des informations complémentaires sur cet "élixir de confiance" ....

A consommer sans modération !!!



La psychiatre Kathleen Light, de l’université de Caroline du Nord, a montré que le niveau d’ocytocine augmentait chez l’homme et chez la femme lorsqu’ils s’embrassent, se touchent ou simplement regardent des films romantiques.

C’est cette molécule qui nous incite à rester avec notre partenaire lorsque nous nous réveillons après une nuit d’ébats.
Cependant pour que les récepteurs d’ocytocine se mettent en place dans le cerveau, il faut que le lien mère-enfant ait été satisfaisant.
Celle-ci agit dans les parties du cerveau responsables de la reconnaissance des visages, et de l’identification des individus familiers.
Cette molécule joue un rôle essentiel dans le lien qui relie la mère à l’enfant, mais elle est aussi active chez le père. Sa production chez le bébé dépend des caresses qu’il reçoit.

Par conséquent,
toute manifestation de tendresse physique (caresses, massages, embrassades) fait aussitôt grimper son taux, ce qui augmente le plaisir et l’envie de vivre à côté de celui ou de celle qui les prodigue.

« L’ocytocine est un antistress puissant qui a probablement un effet dopant sur le système immunitaire, explique Lucy Vincent, docteur en neurosciences, auteur de "Comment devient-on amoureux ?" (Odile Jacob).

Elle complète son explication ainsi:
«Le comportement amoureux est né, chez l'homme, de la nécessité d'assurer la reproduction de l'espèce.
Dans un monde où seuls les plus forts survivaient, il fallait protéger les bébés.
Pour survivre, l'enfant a besoin de deux parents. Car un parent tout seul ne peut à la fois le surveiller, l'abriter, aller chercher à manger et se défendre contre les prédateurs.
Or, le seul phénomène qui puisse obliger les deux parents à rester unis est l'amour.
Non seulement au point de vouloir rester ensemble, mais aussi d'être mal quand ils sont séparés.
L'alchimie cérébrale qui se produit alors crée une addiction, et les rend aveugles aux défauts de l'un ou l'autre : elle leur permet de rester ensemble pour la survie de l'enfant.




Quand un couple s'embrasse, se caresse, quand il fait l'amour, ou même quand il bavarde tranquillement autour d'un dîner, il y a libération d'ocytocine.
Et l'ocytocine induit un sentiment de bien-être.
Elle stimule le système immunitaire, elle ralentit le cœur, elle met le corps en situation d'apaisement.
Les couples qui gardent ces comportements amoureux peuvent durer plus longtemps.
Ils ne sont plus dans la dépendance, mais dans le bien-être. »


Enfin pour compléter cette explication...

Des chercheurs Suisses, dont les travaux ont été publiés dans Biological Psychiatry, ont montré qu’une dose de cette hormone augmente les “comportements positifs” des couples, tout en réduisant la concentration de cortisol – dite hormone du stress – dans la salive.

Pour le prouver, le docteur Beate Ditzen et ses collègues ont donné aléatoirement de l’ocytocine ou un placebo par voie nasale à 47 couples.
Ces cobayes ont ensuite été invités à discuter d’un sujet brûlant et conflictuel sous la surveillance d’une caméra (ça ne vous rappelle rien ?).

Résultat :
"les couples qui ont reçu de l’ocytocine se sont comportés de manière plus positive que ceux qui ont reçu un placebo (…) et ont vu leur taux de cortisol baisser”, expliquent les auteurs de l’étude.



Bref, pour consommer sans modération de l'ocytocine, dont les bienfaits semblent extrêmement bénéfiques, il n'est pas utile d'aller voir votre pharmacien, contentez-vous de vous embrasser..... le plus souvent possible !!

Alors profitons tous de ce bel éclairage scientifique !


Allez, au plaisir de vous lire...

lundi 13 avril 2015

Thierry Marx, Manager altruiste.


Thierry Marx, ce grand chef étoilé ... nous livre, en quelques mots, une belle leçon de management en réponse au message personnel de Roseline Bachelot .

"C'est beaucoup plus facile de gérer la gentillesse que la méchanceté. L'altruisme pour moi, c'est une méthode de management qui fait ses preuves,"

Il ne s'attendait certainement pas à être aussi ému lorsqu'il s'est rendu le jeudi 9 mars sur le plateau du Grand 8.
Pour saluer la venue du chef et ancien membre du jury de Top Chef sur le plateau de l'émission de Laurence Ferrari, Roselyne Bachelot avait en effet décidé de rédiger un petit "message perso" qui l'a beaucoup touché.

Tout au long de la lecture de ce message, Thierry Marx a semblé de plus en plus ému. Au bord des larmes, même. Le chef a tenu par la suite à remercier chaleureusement Roselyne Bachelot pour cet hommage touchant.

"C'est beau, c'est merveilleusement bien écrit, ça touche beaucoup, c'est émotionnel. Merci. Merci beaucoup. C'est beaucoup plus facile de gérer la gentillesse que la méchanceté. L'altruisme pour moi, c'est une méthode de management qui fait ses preuves," a conclu Thierry Marx. Autant dire que l'émotion était au rendez-vous sur le plateau du Grand 8 !


Le Grand 8 : Thierry Marx ému par un message de... par telestar_video

Allez au plaisir de vous lire ...

jeudi 9 avril 2015

Le poids des mots...


Un très bel article sur l'impact de nos mots. Lu sur anti-déprime.com



En tant que parents, nous ne faisons souvent que reproduire ce que nous avons vécu étant enfants.
Ainsi, les mêmes situations produisent les mêmes réactions à une génération d’intervalle.
On ne soupçonne cependant pas l’impact sur toute une vie des mots proférés par des personnes aimées .
Afin de prendre conscience de certains défauts, je partage le fruit de mon expérience et de mes lectures avec ces 13 expressions à ne plus dire à nos enfants.

1) »On est en retard à cause de toi. » « Je suis énervé à cause de toi. »

La culpabilité n’est certainement pas la meilleure solution pour faire comprendre une leçon à un enfant.
D’autant que le retard est effectivement la conséquence d’un enchainement de petits retards et d’un manque certain d’anticipation.
Quoi qu’il en soit, de manière générale, ne culpabilisez pas votre enfant.
Organisez-vous différemment et donnez des consignes claires en accompagnant votre enfant afin qu’il vous aide à tenir le timing.
Encouragez ses efforts jour après jour.

Idem pour l’énervement, en tant qu’adulte, nous avons le potentiel de maitriser ces pensées qui provoquent des émotions désagréables et du stress.
Respirons un grand coup, sourions (même si nous n’en avons pas envie) et exprimons nous avec notre coeur plutôt qu’avec notre mental.

2) »Ne pleure pas. »

Les pleurs expriment un besoin.
Comme le dit si bien Isabelle Filliozat à propos des crises, « un enfant en crise de rage n’a besoin que d’être contenu, calmé, sécurisé. »
Utilisez donc le contact physique en le serrant contre votre coeur pour l’apaiser et aidez-le à gérer ses émotions.
Si il est en âge de le faire, encouragez-le à poser des mots sur ce qu’il ressent. Cela atténue l’effet.

3) »Arrête de bouger ! » « Calme-toi ! »

En tant qu’adulte nous avons du mal à rester assis le temps d’une réunion.
Pour les enfants, c’est encore plus vrai. Ils ont besoin de bouger.
Canalisez leur énergie en jouant avec eux ou leur attribuant un objectif qui les occupera.
Leur intimer de se calmer est vain…



4) »Tu es comme », « tu es… »

Un enfant travaille à devenir lui-même et veut être reconnu comme tel.
Il n’est ni comme vous, ni comme sa soeur, ni comme son copain.
Respectez son identité et ses choix. N’étiquetez pas !
Car le risque est qu’il s’assimile à cette image figée et qu’il n’exprime plus son potentiel ni ses différences.

De la même manière, évoquer « un copain qui arrive à mettre ses chaussures, lui » va déstabiliser l’enfant et entamer sa confiance.
Valorisez ses efforts plutôt et montrez-lui les bonnes méthodes jusqu’à ce qu’il se les approprie.
Ne comparez jamais.

5) »Non ! » pour mettre fin à un geste.

Si votre enfant s’apprête à avaler une pierre, il est évident que vous allez arrêter son geste.
Et c’est justement ainsi qu’il faut le formuler : « Stop! ».
Puis mettez-vous à son niveau et expliquez-lui les dangers de ce qu’il s’apprêtait à faire en associant cet acte à un autre dont il connait la dangerosité.
Vous pouvez vous servir de ses jouets pour simuler la scène et montrer ce que cela aurait pu provoquer et ce que vous auriez ressenti.

Le « non » généralement hurlé soudainement instaure la peur et peut créer de la confusion du fait de son emploi fréquent dans bien d’autres contextes.



6) « Je vais te donner une bonne raison de pleurer/ de bouder » « J’appelle ton père ? »

Les menaces physiques et orales sont inefficaces dans le cadre de l’éducation.
Elles ne permettent pas de changer le comportement de votre enfant. A bannir d’urgence. A propos de « j’appelle ton père », la menace est encore plus négative car elle implique que le père est la seule figure d’autorité et qu’il est associé à un mauvais moment…
Pas très sécurisant tout cela.

7) »Fais-ci ! Fais çà ! »

Comme l’explique Isabelle Filliozat , « Quand l’enfant obéit à un ordre, son cerveau frontal reste inactif. Quand vous le faites réfléchir, quand vous lui offrez des choix et lui laissez de l’espace de décision personnelle vous lui proposer de mobiliser son cerveau frontal, celui qui permet de décider, penser, anticiper, prévoir et par conséquent de devenir responsable. »

Donc au lieu de donner des ordres, guidez, interrogez, associez la scène à une information déjà assimilée.

8) »Ne mange pas ce bonbon. » « Ne va pas sur la route. »

Le cerveau transforme les formes négatives en positives.
Ainsi, « Ne mange pas le bonbon » deviendra « mange le bonbon ».
Essayons avec vous : « ne pensez pas à une délicieuse crème glacée. » A quoi pensez-vous ?

Donnez donc des consignes sur une formulation affirmative.
Dites ce qu’il peut faire et non ce qu’il ne peut pas faire.

9) »Dépêche-toi ! »

Le ton de la voix est plus anxiogène que le contenu.
Or, le stress a plutôt tendance à bloquer ou à faire perdre la maitrise de ses gestes et de ses pensées à un enfant.
Donc, transformez ce « dépêche-toi » en jeu du style « le premier qui a fini de s’habiller a gagné ! ».
Afin de motiver votre enfant, vous pouvez aussi lui détailler l’emploi du temps, anticiper, l’avertir , décompter « encore 5 minutes de télé, 4 minutes, etc. » et vous servir d’un chronomètre qu’il déclenchera lui-même.
Encouragez là-aussi les efforts pour renforcer la confiance et le goût du dépassement de soi.



10) »Tu es trop fort ! » « Tu es intelligent ! » « Quel fabuleux travail ! »

La profusion de compliments les banalise et leur enlève leur potentiel de motivation.
Apprenez à encourager avec pertinence en soulignant les efforts, pas le résultat.
De même, commentez les actes et non la personne.
Votre enfant sera plus heureux s’il a le goût de l’effort, cela favorise la gratification.

11) »Bon courage » quand vous le laissez à l’école.

A l’école ou ailleurs, « bon courage » implique qu’il en faudra pour affronter des évènements difficiles…ne jouez pas les oiseaux de mauvais augure !
Préférez un « amuse-toi bien » beaucoup plus optimiste.

12) »Laisse-moi seul/tranquille » »Va voir ton père pour jouer avec toi »

Un enfant a besoin d’attention et d’amour.
Si ce besoin n’est pas rempli, il va tenter de le réclamer à sa manière.
Si vous n’êtes pas disponible pour le moment, expliquez-lui et dites-lui quand cela sera possible (et tenez votre engagement).
Soyez attentif aux signes d’urgence dans l’expression de ce besoin et n’hésitez pas à lui accorder votre attention tout de suite.
Un enfant refoulé sans cesse dans ses demandes d’attention ne s’exprimera plus et vous ne pourrez donc pas l’aider à surmonter ses épreuves.

13) »Tu m’en veux » « Tu me cherches » »tu ne m’aimes pas/moins que ton père/ta mère. »

Votre enfant vous aime. Mais il ne sait pas toujours comment exprimer ses besoins.
Alors n’interprétez pas et ne l’accusez pas de vous vouloir du mal.
C’est une aberration et cela va le faire se sentir mal dans sa peau.
« Je sui méchant, maman a peur de moi. » C’est une forme d’exclusion très douloureuse.

Quand à l’amour, aimez inconditionnellement sans douter de l’amour de votre enfant.
Ecoutez votre coeur.



Et pour finir cette vidéo (dans le même registre) qui se passe de commentaires....



Allez, au plaisir de vous lire ...

mercredi 8 avril 2015

Debrief de Bielsa ... très fort !!!


« Avalez le venin ! » : la magnifique causerie de Bielsa aux joueurs de l'OM



«El Loco» est un être à part en Ligue 1.
Dernière preuve en date : une vidéo de la causerie d'après-match donnée à l'issue de la rencontre OL-OM du 15 mars dernier.
Alors que les débats sur l'arbitrage pourrissent, chaque journée, le championnat de Ligue 1, Marcelo Bielsa fait montre de toute sa classe match après match en ne commentant jamais les éventuelles erreurs des hommes en noir, même lorsqu'elles tournent en défaveur de l'OM.

On y voit l'ancien entraîneur de l'Athletic Bilbao s'adresser avec des mots très forts à des joueurs abattus, ressassant sans doute le but refusé à Ocampos dans les dernières minutes du match. Un fait de match qui avait d'ailleurs provoqué la fureur de Dimitri Payet.



«Il est très difficile d'accepter l'injustice mais écoutez ce que je vais dire : si vous jouez comme vous avez joué aujourd'hui, d'ici à la fin du championnat, vous obtiendrez ce que vous méritez», commence l'Argentin. «Il n'y a rien qui va vous tranquilliser maintenant parce que vous vous êtes tués sur ce match et que vous n'avez pas obtenu ce que vous méritiez. Acceptez l'injustice ! Que tout s'équilibre à la fin ! Il reste neuf matches. Si nous jouons comme ça les neuf prochains matches, n'ayez pas de doute, vous aurez la récompense que vous méritez ! Même si cela vous paraît impossible, ne réclamez rien ! Avalez le venin !»
Et l'entraîneur de conclure son discours en félicitant tous les joueurs qui finissent par s'applaudir à leur tour.

Jugez-en par vous même ...



Allez, au plaisir de vous lire ...

mardi 7 avril 2015

Hallucination !!

Une Citation pleine de bon sens, de Michael Kami, expert américain en management stratégique et ancien responsable de la stratégie d'IBM et de Xerox.

"Une vision sans action n'est qu'une hallucination."



L'hallucination est une altération des sens de la vue et de l'ouïe qui fait voir ou entendre des choses qui n'existent pas, comme le fait de percevoir un bruit dans une pièce tout à fait silencieuse.
De tels phénomènes touchent parfois aussi l'odorat, le goût et le toucher.
La personne peut ainsi avoir l'impression d'être frôlée alors qu'elle se trouve seule.
Elle peut aussi sentir une odeur de cuisine quand aucun mets ne mijote sur la cuisinière ou dans le four.

Mis à part les phénomènes hallucinatoires dits "normaux" qui surviennent lorsque le cerveau s'endort ou s'éveille (par exemple, avoir une vision fugitive juste avant l'endormissement ou bien se réveiller la nuit en sursaut, certain d'avoir entendu la sonnerie du téléphone), les autres genres d'hallucinations doivent être considérés comme anormaux et requièrent une consultation médicale.
Même si les causes d'hallucinations sont multiples, elles peuvent se regrouper en trois grandes catégories : les hallucinations liées à des problèmes de santé mentale, les hallucinations liées à des troubles organiques et les hallucinations liées à la prise de drogues, d'alcool ou de médicaments.Merci à Christophe C.


Allez au plaisir de vous lire ...

lundi 6 avril 2015

Place aux sportifs


Voici un magnifique projet qui intéressera forcement les sportifs ... et tous ceux qui les entourent !!



Phidoo est une plateforme de services qui invite toutes les parties prenantes du sport (sportifs, clubs, sponsors,coachs, professionnels de santé, agents....) à échanger, partager, s'informer, progresser et bien d'autres choses encore.

Comme tous les réseaux sociaux, le succès de Phidoo.com dépendra de sa capacité à attirer le plus grand nombre.
C'est pourquoi nous comptons sur vous pour vous inscrire sur la plateforme, mais aussi en parler autour de vous !

Allez, au plaisir de vous lire ...

vendredi 3 avril 2015

Faire confiance ... tout un programme !!!


Je souhaiterais partager avec vous un passage du livre de Laurent de Cherisey : « Recherche volontaire pour changer le monde »… Ce livre est une perle ! disons plutôt qu’il parle de gens qui sont des perles rares... A la page 173, il présente Jean-Marie Petitclerc, et ses idées pleines de bon sens : Pour éduquer, il faut faire confiance !

Jean Marie Petitclerc, ce quinquagénaire barbu apparaît pour la première fois sur les projecteurs de l’actualité au printemps 2007, lorsqu’il entre au cabinet de Christine Boutin.
Aussitôt la rumeur bourdonne car c’est un religieux…

Un prêtre dans un cabinet ministériel ?

C’est sans précédent dans l’histoire de la république !
…/…
Le moins que l'on puisse dire, est qu'il en a le charisme.
Ce polytechnicien a dirigé pendant dix ans un foyer d’action éducative près de Caen.
…/…
Ensuite, à Argenteuil, il crée l’association Valdocco, dont une antenne et un atelier de réinsertion naîtront près de Lyon en 2004…
Les journalistes qui s’aventurent dans ces quartiers populaires, et voient au travail les équipes de Petitclerc sont en admiration.
Animation de rue, accompagnement scolaire, écoute et accueil pour les jeunes et leurs familles…
…/…

La rue, la famille, l’école : ce sont les trois pôles des jeunes des cités.
Ces trois univers ont trois systèmes de valeurs différents et contradictoires, portés par trois catégories d’adultes – les « grands frères », les parents, les enseignants – se rejetant mutuellement la responsabilité de tout ce qui ne va pas.
- L’école parle de « parents démissionnaires ».
- La famille regrette que « l’école ne tienne pas les enfants ».
- La cité dévalorise la réussite scolaire.

Or, les enfants ont besoin de cohérence : vivre écartelés entre trois mondes antagonistes a de quoi les rendre fous.
D’où les explosions de violence… « La violence, par comparaison avec la folie, serait presque un réflexe de bonne santé », analyse Jean Marie Petitclerc.
Le tout est d’aider le jeune à voir clair en lui, et à dominer ses réflexes.
Comment y parvenir ? Par la confiance…
…/…

Nous sommes aveuglés par l’angoisse de l’avenir.
La peur de la pollution, la peur du chômage, la peur du terrorisme…
« hier c’était bien, aujourd’hui c’est mal, demain ce sera pire ! »
Les adultes sont hypnotisés par le journal télévisé, qui entretient les peurs.
Conséquence, selon Petitclerc :
« Les jeunes sont dans l’incapacité de se projeter dans l’avenir, et de se fixer des objectifs. Or, les adultes devraient être des porteurs de sens et d’espérance. Notre responsabilité d’adulte est de montrer que la vie vaut la peine d’être vécue avec enthousiasme. »
…/…

Jean-Marie Petitclerc n’est pas un apôtre de l’enfant-roi.
Son langage est amical, donc exigeant :
« Tu as commis un délit. Mais pour moi, tu n’es pas un délinquant. Puisque je ne te considère pas comme un délinquant, je n’admets pas ton délit, et je te sanctionne… »

Raisonnement original, en un temps qui fait le contraire : aujourd’hui, on confond la personne avec son délit, ce qui amène à laisser commettre le délit, ou, à écraser la personne.
Le tout-répressif, ou la faiblesse, sont les deux tentations d’aujourd’hui.
Mais elles viennent toutes les deux du manque de confiance en soi, explique Petitclerc.

Pour donner confiance à l’enfant, dit-il, les parents doivent commencer par avoir confiance en eux-mêmes et en leur tâche :
« Je crois qu’on peut allier fermeté et écoute de la personne. »

Si l’adolescence est l’âge de tous les dangers (comme le montre les travaux du pédagogue Antoine de la Garanderie), c’est qu’on la laisse sans repères, dans l’angoisse d’une liberté sans but.

(pub pour l'armée du salut)
Comment aider le jeune à « assurer » et à « s’assurer » ? En l’aidant, dès l’enfance à se construire.
Pour qu’il le puisse, souligne Petitclerc, ses éducateurs ont trois tâches fondamentales :
« - Il faut dire du bien de l’enfant : il doit se sentir considéré, pour avoir envie de mettre en œuvre sa musique personnelle.
- Il faut leur témoigner de l’amour : car c’est une façon de mal l’aimer que de passer son temps à le critiquer.
- Et il faut lui donner la sécurité : parce que c’est dans la famille que l’enfant prend racine pour l’avenir sur tous les plans: social, culturel, spirituel…

La tâche n’est pas de lui imposer un schéma, mais de lui donner les moyens de sa propre éclosion.

Il faut dire aux jeunes qu’on a besoin d’eux : souvent, ils se suicident parce que personne ne leur dit cela.
Il faut faire avec eux de petits projets simples, mais y engager concrètement sa parole, et la tenir ! »

Le jeune, il faut savoir « l’approcher, l’accrocher, l’accompagner ».

C’est ainsi que Jean Marie Petitclerc se souvient de sa propre enfance :
« J’ai compris la fermeté de mon père comme un signe d’amour. »

Allez, confiance et au plaisir de vous lire...

mercredi 1 avril 2015

Des élèves heureux :)

Voici un article publié sur le site Figaro.fr Etudiant et découvert par ce cher Yves de M.
Merci de me l'avoir transmis.

Les propos de cet article paraissent tellement évident ... et pourtant la pédagogie par l'humiliation est encore très présente dans de nombreuses écoles !


Photo Martin Barraud/ Getty Image

Plus les élèves sont heureux, meilleures sont leurs notes

Une étude réalisée par une enseignante de la Harvard Graduate School of Education a démontré que plus les enfants étaient heureux, mieux s’en portaient leurs moyennes scolaires.

Des enfants heureux obtiendraient une meilleure moyenne en classe que des enfants moins bien dans leur peau.
C’est le résultat d’une étude réalisée par Christina Hinton, une enseignante de la Harvard Graduate School of Education, auprès des élèves de la St. Andrew’s Episcopal School près de Washington D.C.

En utilisant des outils de mesure quantitatifs et qualitatifs, Christina Hinton a découvert que le bonheur des élèves avait des répercussions positives sur la motivation et les résultats scolaires de ces derniers.
Et que l’école pouvait jouer un grand rôle dans le bien-être de leurs élèves, par le biais de la culture de l’école et des relations établies entre professeurs et jeunes, ainsi qu’entre jeunes entre eux.

L’école et les professeurs, acteurs du bonheur de leurs élèves

«Dans cette étude, nous avons découvert qu’un réseau de relations fortes est au coeur du bonheur», a confirmé Christina Hinton.
«Si les écoles veulent aider les élèves à se sentir bien et à se réaliser, elles devraient vraiment nourrir les relations entre professeurs et élèves.»

L’auteur de l’étude estime que ses découvertes peuvent servir de bases à des recherches plus approfondies qui permettraient de donner des clés aux écoles et aux professeurs pour améliorer le bonheur de leurs élèves - et donc leurs performances scolaires.
Alors, professeurs de Terminale, essayez de donner le sourire à vos élèves si vous voulez qu’ils réussissent leur bac!

Par Aude Bariéty Publié le 30/03/2015.



Allez, au plaisir de vous lire...

Fondation AJiR ... Nord Pas de Palais.





Merci Germain G. de m'avoir transmis ce magnifique message d'optimisme ...
... commencer par voir ce qui va bien !!!



Avec près de 1,4 millions de moins de 25 ans (+ d'un tiers de la population), la Région Nord-Pas de Calais est la plus jeune de France.
Cette jeunesse est la plus touchée par le chômage, la plus sensible à l'exclusion, la moins bien soignée et la moins bien instruite du pays.
Or cette jeunesse est l'avenir de notre Région !

Conscientes de cet enjeu, 5 associations mobilisées sur les thèmes de la promotion sociale, de la réussite professionnelle et de la citoyenneté des jeunes motivés de notre région (Areli Emergence, Alliances, E2C Grand Lille, EPA Npdc, Unis-Cité) s'associent pour créer la Fondation AJIR (Avec les Jeunes Impliqués pour Réussir), destinée à mutualiser et à développer leurs moyens d'action.
Ainsi, œuvrer pour la réinsertion de la jeunesse motivée, c'est assurer l'avenir social et économique de notre région.
C'est donc une initiative au service de tous les habitants de la Région Nord-Pas de Calais.

Allez, au plaisir de vous lire ..

lundi 30 mars 2015

Sublime billard Français

Quand on entend le mot "billard", on imagine…



… une pièce à l'ambiance feutrée,
… une grosse table en bois, munie de bandes, l'ensemble recouvert d'un tapis vert,
... la table de billard éclairée pour un lustre à trois branches,

… une bille blanche, une bille rouge et une bille blanche à points rouges,
… un porte-queues fixé au mur, et des cubes de craie bleue, ... un boulier en bois fixé sur un autre mur, pour compter les points,

Cette image est celle si séduisante du billard Français !!
Pourtant, le billard, qui a passionné nos ancêtres, n'a pas toujours eu cette représentation.
Avant de se jouer sur une table, le billard se joue sur le sol.



Le billard de terre Il se pratique en France sous le nom de "Palle mail", en Espagne c'est la "Vilorta", "boccie" en Italie.
En Angleterre, c'est le "pall-mall" (croquet) ou le "ball-yards".
L'ancêtre du billard qui est en fait une forme de croquet, se joue sur des pelouses avec un bâton recourbé qui sert à pousser des billes en bois (d'une dizaine de centimètres de diamètre) sous des arceaux.
Ce bâton recourbé (en bois de gayac ou de cormier) qui ressemble à un club de golf a une grande importance historique…
Il s'appelle "ball yard" en Angleterre, bilhard ou billard en France.
Il se nomme "biglia" en Italie et "vilorta" en Espagne.
C'est de toute évidence ce morceau de bois recourbé qui a donné son nom au billard contemporain.



Le billard sur table

En France, le premier billard sur table identifié est celui de Louis XI, il aurait été construit vers 1429.
A cette époque, on pousse encore les billes avec un bâton recourbé, l'objectif est toujours de faire passer une bille au travers d'un arceau.
Il faudra attendre le début du XVIII ème siècle pour voir disparaître le bâton recourbé au profit de la queue de billard.
Longtemps, les billards possèdent six belouzes.
Elles servent à récupérer les billes de bois qui sortent de la table.
Ce type de billard appelé maintenant billard anglais laissera sa place vers 1850 à un billard sans belouzes, on y joue la carambole à trois billes, le billard français est né.



Le matériel de jeu

Un billard est composé d'un imposant châssis métallique qui reçoit une ardoise dont l'épaisseur peut varier de trois à cinq centimètres.
L'ardoise a été choisie pour sa planéité.
Vers 1835, elle a remplacé le marbre qui lui-même avait succédé aux tables de pierre.
C'est à cette époque que les bandes en caoutchouc font leur apparition.



La queue de billard qui a remplacé le bâton recourbé appelé bilhard subit une transformation révolutionnaire vers 1823.
Le professeur Mingaud vient d'inventer le procédé.
Le procédé est une petite rondelle de cuir collée à l'extrémité de la flèche.
Il va permettre d'exécuter des coups inconnus jusqu'alors, en particulier l'effet "rétro" qui consiste à faire reculer une bille.

Afin d'éviter les "fausses queues", chacun aujourd'hui passe sur le procédé une craie bleue qui améliore l'adhérence entre la queue et la bille.
Cette craie, on la doit à l'Anglais John Carr.
Elle s'est d'abord appelée "blanc d'Espagne", aujourd'hui, c'est le bleu.



Le billard, un jeu mais surtout un art de la concentration

Bien que l'on percevait autrefois le billard comme un moyen de divertissement pour les bourgeois, de nos jours il est devenu une discipline sérieuse faisant l'objet de compétition et confrontant d'innombrables joueurs de haut niveau.
Si dans les salles publiques, les bars ou autres endroits où le billard se pratique par presque tout le mode, les victoires relèvent le plus souvent du hasard que de la compétence du joueur, dans les salles de compétition on s'aperçoit au contraire que gagner au billard n'est nullement un coup de chance.



Dans ces salles de compétition on constate par l'ambiance stricte et morose qui règne, le sérieux et la discipline dans lequel on pratique le billard.
On ne peut alors prétendre qu'un seul coup ait été fait au hasard, on peut constater au résultat qu'il a été médité, étudié, réfléchi.
Le matériel est d'ailleurs nettoyé, vérifié, remplacé après ou même au cours des parties, ce qui rend les coups de chance presque impossibles dans les compétitions de billard.
Si néanmoins cette chance se présente, on l'appelle " un coup de panda ".
Un championnat du monde de Billard se tient d'ailleurs tous les ans, à des endroits différents, choisis par la confédération mondiale et la confédération européenne de billard.
Dans les salles de billard professionnel, le silence est une règle car la concentration est de mise.



Le saviez-vous ?
L'expression " passer sur le billard " viendrait du fait que pendant la guerre, comme on manquait d'hôpital, on a du transformer un café en salle d'opération et que ce fût la table de billard dudit café qui servît de table d'opération.
Si seulement, à l'inverse, on pouvait penser que la table d'opération était une table de billard pour mieux y faire face.

Pour finir, une magnifique toile de Gauguin qui, lui aussi, a été inspiré par le billard...



Allez, au plaisir de vous lire après une bonne partie ... enjoy !

mercredi 25 mars 2015

Etonné.


Un billet plein de mystère ...
... écrit par Romain...le fils du père...toujours fier de son fils !!


" Un sourcil se fronce.
L’œil cambre sa rétine pour que la pupille s’adapte, permettant aux cils d’esquisser durant ce cours laps de temps un subreptice battement.
L’ensemble est parcouru par un dernier frémissement, avant que la forme au loin ne sorte enfin du trouble visuel causé par la distance.

Il n’y a pas de doute, c’est un point.



L’homme accentua, en l’arquant, la percée vers l’œil effectuée par la broussaille de son sourcil droit.
L’interrogation qui le prenait était si terrible, que le gauche ne tarda guère avant de, lui aussi, piquer du nez.
Tout le visage était maintenant crispé d’attention, scrutant dans un intense travail réflexif la nouvelle et inquiétante donnée qui venait d’apparaître.
Si on avait pu placer une onomatopée sur les lèvres du guetteur, un lourd « hum » interrogatif aurait été du plus bel effet.
En effet, cela semble maintenant sûr, la forme qui vient de percer la ligne horizontale et bleutée de l’horizon n’est autre qu’un vulgaire point.
Et même, si on plisse encore le regard, on peut distinctement en apercevoir d’autres qui se dessinent.

Les premiers et courageux rayons du soleil qui arrivent victorieusement à percer les amas de nuages, donnent à la mer de jolis reflets.
Une aube froide, légèrement humide, un temps idéal pour la chasse.
D’ailleurs, l’homme aurait bien aligné cette mouette à quelques dizaines de pas devant.
Gracile et stupide, elle se dandinait devant lui depuis quelques poignées de minutes, flirtant avec la ligne de mire de son arme.
S’il n’avait pas été dérangé par ces points, qui perçaient à l’horizon, elle aurait fait une jolie cible.

Mais il y avait ces foutus points, qui figeaient son doigt sur la détente.



Pas besoin de longues études pour supposer la nature de ce qui perturbe la ligne, habituellement vierge, de l’étendue maritime :
ce sont soit des bateaux, soit des animaux.
Au bout du dixième points le constat fut établi : ce n’était pas des baleines.
De toutes façons, en mer du Nord, les chances étaient quasi-nulles de croiser ce genre d’animal.
Il restait donc l’option des bateaux, presque plus étrange que celle mettant en jeu la rencontre avec un banc de cétacés.
Le fusil à nouveau sur l’épaule, il s’autorisa un vigoureux grattement de menton pour approfondir sa réflexion.

Le bruit des ongles courts crissant sur la peau étonna dans un premier temps la mouette, qui, après avoir finement identifié un possible danger, pris lourdement son envol.
Le vingtième point sortit notre homme de sa léthargie, le confrontant à la dure réalité : malgré les relents alcoolisés de la veille qui lui vrillaient encore le cerveau, il allait devoir se présenter au chef pour rendre compte de ce fâcheux problème d’horizon.

Son intuition allumait dans un recoin de sa tête embrumée moult signaux d’alarmes.
Et dire que selon les copains, c’était tranquille dans le secteur.
Encore tout étonné de ce désagrément matinal, le planton prit la route des baraquements.

Au loin, les points continuaient d’allumer sur la mer leurs mortelles carcasses de métal.
La mouette se posa sur un bunker, prenant ses aises, lissant délicatement ses plumes, aux premières loges pour admirer les flots qui se coloraient doucement de gris.

Ce mardi six juin mille neuf cent quarante quatre s’annonçait terriblement long..."
Romain (2008)
.



Bravo mon grand, et au plaisir de te lire encore et encore ...

lundi 23 mars 2015

Eloge de la lenteur...

Petit retour sur une perle de livre... Eloge de la lenteur...

Pourquoi sommes-nous si pressés ?
Pouvons-nous, et voulons-nous, aller moins vite ?
Nous avons décidément tendance à privilégier la quantité des tâches à abattre, à la qualité de nos actes quotidiens !.
A l'heure où "la perform
ance" est requise sur tous les fronts de l'existence : travail, couple, famille, vie sociale et même loisirs , nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir lever le pied et en finir avec l'obsession du toujours plus vite !!!

C'est ce qu'affirme Carl Honoré (journaliste canadien) dans "Éloge de la lenteur"...
Un livre à goûter délicatement... à lire paisiblement... à découvrir absolument !!!

Si vous voulez en savoir plus, voici une interview percutante de l'auteur, réalisée par Lydia Bacrie du magazine l'Express...un joli paradoxe pour faire l'éloge de la lenteur !!!

De votre propre aveu, vous avez longtemps été un «accro de la vitesse», et vous voici devenu le nouvel apôtre de la lenteur. Pourquoi un tel revirement?

Une révélation !
Il y a quatre ans, j'attendais un avion à l'aéroport de Rome en lisant un journal, quand mes yeux sont tombés sur un article qui vantait les mérites de contes pour enfants présentés en version condensée.
Imaginez Hans Christian Andersen passé au crible du management !
A l'époque, j'étais sans cesse débordé et je me battais chaque soir avec mon fils de 2 ans, qui me réclamait des histoires toujours plus longues alors que je ne pensais qu'à finir ce qui me restait à faire: lire mes mails, terminer un article...
Je le confesse, l'idée d'écourter ce moment m'a d'abord enchanté.
Je me demandais même dans quels délais Amazon allait m'expédier le volume quand, tout à coup, j'ai pris conscience de l'ineptie de la situation
.

Ce fut le déclic?

Absolument.
Je me suis demandé si je n'étais pas en train de devenir fou !
Et, dans l'avion, je commençais déjà à me poser les questions qui sont aujourd'hui au cœur de mon livre :
pourquoi sommes-nous si pressés ?
Comment guérir de cette obsession du temps ?
Est-ce possible, et seulement désirable, d'aller moins vite ?

Selon vous, nous sommes tous contaminés...

En Occident, personne, ou presque, n'échappe au virus.
Je suis journaliste, je voyage souvent et j'écoute beaucoup les gens : tous se plaignent de manquer de temps.
Sans doute parce que nous vivons dans une culture de consommation et que nous brûlons d'accumuler autant de biens et d'expériences que possible.
Nous voulons faire une carrière honorable, nous occuper de nos enfants, sortir avec nos amis, pratiquer un sport, aller au cinéma, jouir d'une vie sexuelle harmonieuse...
Il en résulte un constant décalage entre ce que nous attendons de la vie et ce que nous en obtenons, lequel nourrit le sentiment que nous n'avons jamais assez de temps.
Du coup, la tentation d'aller plus vite, de courir contre la montre devient irrésistible.
Nous sommes devenus des drogués de l'activité.
Selon une étude menée en 2003 auprès de 5 000 travailleurs britanniques, 60% des personnes interrogées déclaraient ne pas envisager de prendre toutes leurs vacances.
Et savez-vous qu'en moyenne les Américains délaissent chaque année un cinquième de leurs congés ?


Mais il y a aussi une jubilation à vivre vite...

Dans une nouvelle baptisée La Lenteur, Milan Kundera parle de la vitesse comme d'une extase.
Bien sûr, la rapidité est très stimulante, très excitante.
Comprenons-nous, ce livre n'est pas une déclaration de guerre à la vitesse.
Le problème est que notre amour de la vitesse, notre obsession d'en faire toujours plus en moins de temps a passé les bornes.
Elle s'est transformée en dépendance.
Nous ne savons plus lever le pied, changer de rythme.
Aujourd'hui, nous privilégions la quantité au détriment de la qualité.

Quelle est la solution?

Il s'agit de trouver un meilleur équilibre entre activité et repos, travail et temps libre.
Chercher à vivre ce que les musiciens appellent tempo giusto, la bonne cadence, en allant vite lorsque notre activité l'exige et en se ménageant des pauses dès qu'on le peut.
Cette philosophie, très simple, est en train de gagner du terrain un peu partout dans le monde.
Sur le plan individuel, les gens sont de plus en plus nombreux à réfléchir sur leur rapport au temps et son impact sur leur qualité de vie.



Les entreprises sont-elles réceptives à ce type de démarche ?

Les rythmes de travail sont évidemment les principaux enjeux des apôtres de la lenteur. Et, là aussi, les choses changent.
Dans de nombreux pays d'Europe, le monde de l'entreprise a déjà beaucoup évolué.
Les Français vivent au rythme des 35 heures (même si ce choix pose question), les Néerlandais à celui des 38 heures et les Allemands ont vu leur temps de travail diminuer d'environ 15% depuis 1980.
Mais le mouvement touche aussi le Japon et même les Etats-Unis, qui comptabilisent aujourd'hui le plus grand nombre d'heures travaillées par an.
Des aménagements se mettent en place, sous la pression des salariés mais aussi à l'initiative des sociétés, inquiètes des effets du stress sur leur personnel.

La chaîne d'hôtels Marriott, par exemple, a décidé de lutter contre le «présentéisme» en proposant à ses salariés de quitter l'entreprise une fois leur tâche terminée, et cela quelle que soit l'heure.

Autre témoin de cette révolution, la journée annuelle d'action baptisée "Take Back Your Time" (Regagnez votre temps), instaurée dans une dizaine d'Etats américains.
Durant la dernière édition, les organisateurs ont notamment écrit une proposition de loi prévoyant un minimum de trois semaines de congés et une semaine de maladie payés.
La journée, largement relayée par les médias, est aussi l'occasion de nombreux séminaires rappelant les dangers du surmenage et informant sur les différentes façons d'organiser son temps et de décompresser.


La sieste commence aussi à faire son retour...

Absolument.
Au Portugal, une Association des amis de la sieste vient de se créer.
En Espagne, un réseau national de cafés-salons propose de faire une petite pause à toute heure de la journée.
Au Japon, le Club de la paresse, qui prône un mode de vie plus calme et moins agressif pour l'environnement, a ouvert un café à Tokyo proposant de la nourriture bio, des concerts à la bougie, des tables espacées pour permettre aux gens de se détendre et un espace repos.
Ce club, largement médiatisé, a contribué à mettre la paresse à la mode au Japon, comme en témoigne aussi le succès de l'ouvrage de l'anthropologue Keibo Oiwa : Vive la lenteur !
Son enquête sur les différentes campagnes internationales en faveur de la lenteur en est déjà à sa vingtième réédition!

Depuis sa parution, en avril 2004, votre livre a déjà été traduit en 23 langues. Vous sentez-vous partie prenante au mouvement?

Une chose est sûre, la révolution lente est aujourd'hui en marche et si mon livre accentue la prise de conscience générale, j'en suis très heureux.
Depuis sa parution, je suis très souvent invité à des séminaires pour évoquer les différentes expériences observées au cours de cette enquête.
J'avais d'abord imaginé que je serais seulement sollicité par des associations marginales, adeptes de yoga ou de gym douce.
Au contraire.
Ce sont les cadres et les chefs d'entreprise hyperactifs qui sont les plus intéressés.


Et, pour vous, qu'est-ce que cette prise de conscience a changé ?

Jadis, j'adorais la vitesse, mais je vivais dans une prison de vitesse.
Je ne savais pas m'arrêter, je cherchais à remplir chaque moment.
Aujourd'hui, ma vie est transformée.
Je joue toujours au hockey sur glace, qui est le sport le plus rapide du monde ;
j'aime toujours travailler dans les médias, écrire vite;
j'adore Londres, qui est une ville volcanique, d'une énergie incroyable.

Mais, d'un autre côté, j'organise ma vie différemment, j'établis des priorités.
Je fais des pauses, je pratique chaque jour dix minutes de méditation.
J'ai renoncé à regarder la télévision pour passer davantage de moments avec ma femme et mes enfants.
Nous avons retrouvé le plaisir de dîner chaque soir en famille.
Mes relations affectives, amicales sont plus harmonieuses.
En fait, j'ai trouvé mon point d'équilibre, ma «tortue intérieure».

Et vous, quelle pourrait être votre "tortue intérieure" ???



Allez, au plaisir de vous lire... calmement....

samedi 21 mars 2015

Jill Boyle Taylor et son cerveau !

Jill Bolte Taylor, est une scientifique américaine, spécialisée en neuroanatomie, qui a la particularité d'avoir elle-même vécu un accident vasculaire cérébral.

De son point de vue, ce fut une chance... une sacrée chance !
«Combien de chercheurs en neurosciences ont l'opportunité de vivre par eux-mêmes un accident vasculaire cérébral ?» Jill Bolte Taylor exulte.



Cet accident vasculaire cérébral, qu'elle a suivi consciente, lui a permis une nouvelle approche de la vie. Elle raconte cette "aventure" dans un livre passionnant intitulé «Voyage au-delà de mon cerveau» (Éditions J.-C. Lattès).

Six mois après son AVC, au fur et à mesure que sa vie va se remettre en place, elle recommença ses conférences.
Le Dr Bolte Taylor réalisa qu'elle avait une nouvelle mission à mener auprès de tout individu doté d'un cerveau (nous tous en fait !) :

«Si mon odyssée intérieure m'a appris une chose, c'est que la quiétude est à notre portée.
Il nous suffit, pour y parvenir, de faire taire la voix de notre hémisphère gauche dominant.
Cette voix compte, bavarde, évalue, suppute.
Elle est capable de vous souffler les pires idées : découragement, fureur, peur.
Elle nous structure aussi par le langage, la raison, la connaissance.
Comment utilise-t-on alors son hémisphère droit ?
Nul manuel ne nous a jamais appris le bonheur par mobilisation latéralisée de la matière grise. »


Jill Taylor suggère des pistes : la méditation, la création artistique, les échanges.

Prenez le temps d'écouter cette conférence d'une vingtaine de minutes ,diffusée sur Ted.com, C'est une véritable leçon de vie !


Jill Bolte Taylor, sous-titre français
Allez, au plaisir de vous lire...

vendredi 20 mars 2015

Le flow des grands champions


Petite relecture d'un billet marquant...

Merci à Hervé S. (il se reconnaîtra) de m'avoir signalé cet article paru dans le monde.fr, le 24 octobre dernier, sur le blog de Cécile Traverse, Docteur d'université.



Le point commun de S. Loeb, T. Riner, R. Nadal, L. Flessel, B. Vlasic et les autres

Parmi les points communs des athlètes de haut niveau, nous pouvons sans nous tromper mettre en avant ce qui peut s’apparenter à une quête…
Il ne s’agit pas ici d’une quête de résultat, mais plutôt d’une quête d’état.
Les expressions employées pour en témoigner sont variées.

Les sportifs ont tendance à parler d’état de grâce, de zone, de l’impression d’être sur un nuage…
Les auteurs font plus souvent référence au flow, à l’expérience « autotélique », à la zone d’expérience optimale ou encore à un état modifié de conscience.
Quels que soient les termes choisis, athlètes et scientifiques sont tous curieux de ce moment d’extraordinaire fluidité qui protège jalousement ses secrets.



Quand nous nous penchons sur les déclarations des sportifs de haut niveau souhaitant nous faire partager le vécu intérieur de cette rencontre, il est facile de comprendre ce qui pousse les scientifiques à l’étudier en vue, idéalement, d’en orchestrer l’apparition.
Dans l’ouvrage d’Hubert Ripoll, les témoignages de ce type sont nombreux et captivants, l’auteur lui-même avoue par ailleurs en avoir été « complètement abasourdi » (In Le mental des champions, 2008, p.177).



Il raconte : « Aussi, de tous les processus analysés dans ce livre, je retiendrai que les Numéros Un se distinguent surtout des autres sportifs par leur capacité à rentrer dans un état exceptionnel de conscience.
Nous allons voir qu’une fois entrés dans cet état certaines de leurs perceptions sont modifiées, que l’espace et le temps n’ont plus la même consistance, qu’ils se sentent invincibles, ayant la curieuse impression de planer au-dessus du commun des mortels, dans un autre espace-temps, tout là haut, au-dessus des nuages ».




Nous avons déjà discuté ensemble de la notion de flow.
Si cette dernière vous intéresse, vous pouvez vous procurer le dernier numéro de Sport & Vie (Septembre - Octobre, 2010) qui lui consacre un dossier.
Au cours de l’article, Damien Lafont voyage au cœur de cet état de grâce.
Il traite de ce dont il s’agit, des théoriciens à l’origine de notre intérêt pour ce dernier, des circonstances de son apparition, des désaccords entre scientifiques sur, entre autres choses, sa possible « convocation ».
Les références citées dans l’article et à la fin de ce dernier peuvent permettre aux plus curieux de se faire une idée sur la question.



A ce jour, beaucoup d’incertitudes et de méconnaissances perdurent sur le sujet, certains allant jusqu’à s’interroger sur l’existence réelle de cet état.
Ce qui est sûr, c’est que nous n’avons pas fini d’en parler tant son vécu paraît procurer un état hors du commun de conscience.
Comment ne pas s’y pencher quand les descriptions se succèdent nous faisant comprendre que « dans cet état de fluidité, les choses les plus difficiles sont faciles, rendant ainsi les performances exceptionnelles, tout à fait naturelles » (Daniel Goleman, In L’intelligence émotionnelle) ?



Si certains d’entre-vous nous faisaient partager, au fil des commentaires, leur rencontre avec le flow, lors de circonstances variées cela nous permettrait, à coup sûr, d’élargir notre connaissance sur le sujet.
Sportifs ou non sportifs, nous l’avons tous vécu au moins une fois dans notre vie.
Alors… à vos récits !

Article de Cécile Traverse.



Voici quelques commentaires liés à cet article, sur le blog fortes têtes, certains sont très enrichissants...

Ce fameux "flow" ne serait-il pas la parfaite utilisation, consciente ou inconsciente, de toutes nos forces, de tous nos atouts, de tous nos talents... totalement optimisés à un instant T ???

Nous aurons l'occasion d'en reparler avec le concept Action Type, de Ralph Hippolyte et Bertrand Théraulaz, Chercheurs et Professeurs en Méthodologie du Sport et de l’Entraînement.

Allez au plaisir de vous lire ...

lundi 16 mars 2015

Le Sail Sailing Yacht Concept


Le «Sail Sailing Yacht Concept», un bateau comme vous n'en avez jamais vu ...



Dessiné par le designer Lujac Desautel, le "Sail Sailing Yacht Concept" ne ressemble à aucun autre bateau de plaisance.



Long de 55 mètres, le navire -encore à l'état de projet- possède notamment deux larges escaliers qui se déploient latéralement jusque dans la mer, pour une baignade en toute sérénité.



Ses grandes voiles rectangulaires, inspirées des navires marchands japonais du XVIIe siècle, dominent la grande pièce centrale de verre qui renferme un vaste salon et un jardin d'intérieur.



A la poupe du yacht, se cache une chambre dont une partie peut là aussi se déplier sur l'eau, offrant un espace supplémentaire pour bronzer.



Un bateau magique !



Allez, au plaisir de vous lire...

La confiance de Thiago Silva

Thiago Silva fut l'un des héros du match du PSG face à Chelsea.
Il y a quelques semaines, il était pourtant en plein doute.
Les mots d'un Coach peuvent avoir un impact fort pour créer cette fameuse confiance !!! Lisez ce témoignage ...

Merci à Guillaume dS d'avoir trouvé ce billet, court mais puissant.



PSG : Thiago Silva, soutien de poids pour Blanc

Alors que les rumeurs continuent d'aller bon train quant à un possible départ en fin de saison, Laurent Blanc peut compter sur le soutien de Thiago Silva (30 ans, 18 matchs et 1 but en L1 cette saison).
Le défenseur brésilien évoque tout le bien qu'il pense de l'entraîneur parisien dans les colonnes de L'Equipe ce mardi.

"On a effectué un travail de très bonne qualité avec lui.
Si nous sommes l'unique équipe européenne encore engagée sur quatre fronts cette année, c'est aussi grâce aux qualités du staff technique.
Il accorde beaucoup d'attention à tous les joueurs.
Rendez-vous compte que l'on joue tous les trois jours, c'est difficile !
Parfois, tu as besoin de faire tourner parce qu'untel ou untel est fatigué.
Or, il fait toujours de bons choix pour l'équipe ou pour la confiance de ceux qui ne jouent pas beaucoup"
, affirme le capitaine des champions de France.

"Je me souviens d'une conférence de presse où un journaliste lui a demandé pourquoi il continuait de me faire jouer alors que je n'étais pas à mon niveau, poursuit l'ancien Milanais.
Le coach a répondu : Thiago Silva ? C'est le meilleur défenseur central du monde !'
Il m'a accordé toute sa confiance et il m'a donné la force pour revenir."


Un vrai soutien de poids pour l'entraîneur parisien.
(le 10/03/2015, par Pierre-Damien Lacourte)



Allez, au plaisir de vous lire ..

jeudi 12 mars 2015

Comment le bulletin scolaire fabrique un peuple

Merci à Yves de M. de m'avoir transmis cet article de stratégie.fr
J'évoque souvent, pour parler du management des points forts, lors des séminaires que j'anime, le fameux syndrome du "bulletin de notes".
Cet article, plein d'humour, illustre bien ce phénomène culturel ...

Ici New York le 11/03/2015 -
Cette semaine, dans sa chronique Ici New York, Clarisse Lacarrau reprend les choses à leurs débuts: l’école.
En France, c’est «peut mieux faire» et une future insatisfaction chronique; aux Etats-Unis, c’est «you’re so great» et un futur optimisme sans faille.
Deux approches antagonistes qui – paradoxe – forgent également des machines à produire de l’idéal.



J’ai déjà évoqué, dans le tout premier épisode de cette chronique, l’étrange propension qu’ont les Américains à tout trouver super.
La bonne nouvelle, c’est qu’eux-mêmes finissent pas trouver ça bizarre ou en tout cas à en rire – cf. la performance de Lonely Island «Everything is awesome» à la dernière cérémonie des Oscars.
Malgré tout, ça reste super ancré dans la culture et ne cesse de nous renvoyer à notre caractère français de râleur.

Française perdue au milieu de la «awesomeness», j’aurais donc pu continuer à me draper dans ma toge de sarcasme et de fatalisme, juste pour continuer à pointer du doigt leur bizarrerie.
Mais au bout d’un moment, j’ai surtout cherché à comprendre pourquoi nous, Français, sommes incapables d’exprimer spontanément notre enthousiasme publiquement, joyeusement, naïvement.
Pourquoi nous avons tant de mal à nous satisfaire des choses faites, du moment et du «déjà pas mal».
Pourquoi nous sommes particulièrement bons lorsqu’il s’agit de souligner ce qui ne marche pas et comment ça pourrait être fait autrement et mieux.
Ce comportement qui, en France, produit juste des débats sans fin, met, ici, souvent mal à l’aise et a fait naître notre réputation d’arrogants (ceux qui pointent du doigt ce qu’ils pensent pas assez bon, ce qui sous-entend qu’ils savent comment faire mieux).



Alors, je suis revenue aux racines du mal (excusez l’expression) et me suis dit que ça n’était pas que moi; et si ça n’était pas que nous, ça devait être notre éducation.
Et là, bim!, je me suis souvenue d’une phrase, la fameuse phrase que tout un chacun a un jour croisée dans sa scolarité, aussi premier de la classe soit-il: le terrible et inhibant «peut mieux faire».
On a beau avoir 15/20 dans presque toutes les matières, si jamais on a 10 en musique ou 8 en sciences nat’, et bien, tôt ou tard, on s’entendra dire avec un air embêté «bien mais peut mieux faire».
Tandis qu’aux Etats-Unis le redoublement n’existe pas, les notes sont de vagues lettres et en sport, quand vous êtes nuls vous serez sûr de n’être jamais choisi en dernier par le capitaine d’équipe.


Ma classe en CM2 ... "mais où est donc le petit Stéphane Bigeard ???"

C’est donc tout naturellement que, tout au long de notre vie, on a appris à identifier le point à perfectionner, la petite bête qui nous fait dire «c’est pas top, du moins pas encore», et qui fait qu’on doit se débarrasser fissa de cet air satisfait.
Et c’est aussi tout ça qui fait probablement que le Français se sent plus malheureux qu’il n’est car au fond, il sait, parce qu’on le lui a répété, qu’il y a un mieux à atteindre et qu’il ne devrait pas se reposer sur ses lauriers.
Non mais oh!



Le plus ironique de cette histoire, c’est que ce système qui nous rend insatisfaits et donc éduqués pour critiquer et chercher le mieux (et nous fait souffrir aussi) fait de nous d’horribles arrogants, négatifs aux yeux des Américains.
Lesquels du coup, se sentent eux aussi inhibés par notre propre névrose.
Mais assez bizarrement, il me semble que c’est ce qui fait aussi que la France comme l’Amérique sont capables de produire du fantasme, de l’attraction au-delà des réalités et du pragmatisme de la vie, car nous sommes des obsédés des idéaux et des grandes idées inatteignables (la liberté par exemple).

Un genre d’optimisme sans faille pour eux, une insatisfaction chronique pour nous.
Ou comment, de part et d’autres de l’Atlantique, deux peuples se fabriquent de façon totalement opposée et pourtant deviennent des machines à produire de l’idéal.

Clarisse Lacarrau

Allez, au plaisir de vous lire ...

mercredi 11 mars 2015

Cette nuit, la mer est noire ...


Le monde sportif français est endeuillé, et ceux qui comme moi aiment le sport sont sous le choc !!!
Parmi les 10 victimes du crash d'hélicoptère sur le tournage du jeu de TF1 Dropped, lundi en Argentine, figurent trois anciens athlètes tricolores : Camille Muffat, Florence Arthaud et Alexis Vastine.



La mort de Florence Arthaud m'a encore plus marqué, car elle m'a fait rêver lorsque j'étais adolescent.
Elle fait partie des grands marins qui m'ont fait aimer la mer, et la voile...
La navigatrice venait de terminer d'écrire ses mémoires quelques jours avant de perdre la vie.
Voici, pour lui rendre hommage, quelques extraits de "Cette nuit, la mer est noire" (sortie le 19 mars) qui résonnent particulièrement fort aujourd'hui.
Le Figaro Magazine les publie dans son édition de vendredi.

"Cette nuit, la mer est noire" est un bouleversant texte que Florence Arthaud a remis avant de partir en Argentine.
Elle ne s'était jamais autant confiée. L'idée du livre et le titre renvoient à cette nuit du 29 octobre 2011, quand la navigatrice fêtant son anniversaire à bord de son voilier est tombée en pleine mer, sans gilet de sauvetage.



Son premier amour

«(…) Le destin avait frappé à ma porte en 1976, aux États-Unis. (…) J'étais jeune. J'étais jolie. J'avais dix-huit ans, l'âge où l'on veut conquérir le monde, où l'on part sans hésiter à la poursuite de ses rêves (…). Il me regarda droit dans les yeux, me sourit et me dit: «Mademoiselle, voulez-vous traverser l'Atlantique avec moi?» Son nom était Jean-Claude Parisis (…) Il fut aussi mon premier amour. C'était la première fois que mon cœur battait à tout rompre. Durant cette traversée de l'Atlantique, j'allais trouver mon paradis, mon univers: la mer.»


Le plus beau souvenir de Flo et de tous les spectateurs privilégiés qui ont assisté à sa victoire lors de la Route du Rhum 1990, illuminé par le coucher de soleil guadeloupéen. © Thierry Martinez/Sea&Co.

L'océan, son seul compagnon

«J'ai mené une existence bien remplie, un peu tumultueuse, c'est vrai. Aucun homme ne m'a comblée autant que l'océan ; c'est la mer qui me fait vibrer, l'océan m'emporte. La vie de couple ne m'a jamais fait rêver. J'aime trop ma liberté!»

La mort de son frère

«J'ai perdu des amis très chers, mais aucune douleur n'égalera celle de la perte de mon frère Jean-Marie. Jean-Marie a mis fin à ses jours en 2001. Longtemps j'ai refusé de parler à nouveau de cette épreuve. J'ai même hésité à en parler encore dans ces pages. (…) Pendant des années, le seul fait d'avoir à prononcer son nom me nouait la gorge.»


A bord de Jet Services qui vient de pulvériser le record de la traversée de l’Atlantique avec (de gauche à droite) Patrick Morvan, Olivier de Kersauson, Éric Tabarly, Denis Gliksman et Florence Arthaud à la barre. © Collection particulière

Le jour où elle a failli mourir

«J'ai basculé en une fraction de seconde. Je suis dans l'eau. Il fait nuit noire. Je suis seule. Je tourne la tête en tous sens, instinctivement. Je vois mon bateau qui s'éloigne. Je cherche un repère. Une lueur. Un objet. Un signe de vie. Rien. Je suis absolument seule. Isolée dans l'immense masse sombre et mouvante de la mer. Dans quelques instants, la mer, ma raison de vivre, va devenir mon tombeau. Effacer toute trace de mon existence. M'engloutir. Je pense à ma fille Marie. (…) Dans les ténèbres liquides, l'effroi prend peu à peu possession de moi. (…) Au silence du grand large, au silence de la nuit, vient se joindre, effrayant, insupportable, cauchemardesque, ce silence de l'effroi, il se dresse devant moi telle une muraille infranchissable, un mur glacé qui signifie que je vais mourir. Je vais donc rejoindre le ciel. Ce ciel peuplé de milliard d'étoiles, de galaxies inconnues, d'amour, de bonheur et d'éternité.»


Grande conversation avec Bernard Moitessier sur son voilier en Polynésie : deux générations différentes mais un même souci de préserver l’environnement marin. © Collection particulière

Passionnément amoureuse de la vie

«En écrivant ces lignes, je me refuse à faire de ce livre un cimetière de marins. Pourtant, ils sont nombreux, ceux de mes amis qui ont disparu. Je suis une femme passionnément amoureuse de la vie. Amoureuse de la création. Amoureuse des êtres. L'amour a toujours été mon commencement et ma fin, mon alpha et mon oméga. Amour d'un jour, d'un soir. Amour espoir, désespoir. Amour éphémère, amour fidèle, infidèle. Amour passion, amour fusion, amour éternel, amour trahison. Amour jaloux, amour déçu, amour sexuel, amour bestial. L'amour a comblé ma vie tous les jours. Pourtant, la disparition de mes amis au fil des années laisse un goût de sel dans la bouche. En mer, je sens l'esprit de mes amis disparus planer à la surface des eaux.»


Sur Miss Dubonnet, Florence suscitait l’enthousiasme d’abord en solitaire pour la transat anglaise, puis en équipage pour La Baule-Dakar. © Collection particulière

Merci Madame Arthaud ....

dimanche 8 mars 2015

(R)évolution colibris !!!


Dans le cadre de sa nouvelle campagne, Colibris a proposé à plusieurs personnalités de raconter leur "(R)évolution intérieure" :
Pierre Rabhi, Matthieu Ricard, Frédéric Lopez, Thomas d'Ansembourg, Marc de La Ménardière...



Crée en 2007 sous l’impulsion de Pierre Rabhi, Colibris se mobilise pour la construction d’une société écologique et humaine.
L’association place le changement personnel au cœur de sa raison d’être, convaincue que la transformation de la société est totalement subordonnée au changement humain.
Colibris s’est donnée pour mission d’inspirer, relier et soutenir les citoyens engagés dans une démarche de transition individuelle et collective.

Voici la (R)évolution Intérieure de Fréderic Lopez ..

Frédéric Lopez : ma (R)évolution intérieure from Mouvement Colibris on Vimeo.



Frédéric Lopez est journaliste et producteur pour la télévision.
Après avoir débuté sa carrière en annonçant des "mauvaises nouvelles" pour une chaîne d’info continue, il s’est mis à chercher le beau sur cette planète.
Il a créé Rendez-vous en Terre Inconnue en allant à la rencontre d’êtres humains qui vivent dans une "sobriété heureuse", en harmonie avec leur environnement, en dehors de notre société de consommation.
Nous avons rencontré Frédéric Lopez en juin 2014 à l’occasion de la Fête pour la Terre et l’Humanisme qui se déroule chaque année au Centre agroécologique des Amanins (Drôme).
Frédéric était invité à intervenir au côté de Pierre Rabhi et Michèle Rivasi.
Ce fût une belle rencontre en toute simplicité au cours de laquelle Frédéric nous a partagé sa gratitude d’avoir été invité à témoigner sur son engagement et ses valeurs.
Lorsque nous l’avons recontacté pour participer à la série de témoignages pour "une (R)évolution intérieure", il a naturellement accepté.
C’est à notre tour de le remercier chaleureusement pour son partage authentique, car l’exercice est périlleux, délicat.



L'association Colibris souhaite montrer que la vraie (R)évolution est celle qui nous amène à nous transformer nous-mêmes pour transformer le monde.
Une occasion, pour chacun d’entre nous, de prendre le temps de s’interroger sur nos comportements et nos leviers de changement.

Vous aussi, faites votre (R)évolution ...en allant sur revolution-colibris.org

Allez, au plaisir de vous lire...

vendredi 6 mars 2015

Les personnes Créatives


La créativité : 18 choses que les gens créatifs font différemment des autres
  Par Carolyn Gregoire dans le Huffington Post.



CERVEAU - La créativité opère de manière mystérieuse et souvent paradoxale.
La pensée créative est une caractéristique stable qui définit certaines personnalités, mais elle peut aussi changer en fonction du contexte.
On a souvent l’impression que l’inspiration et les idées naissent de nulle part et qu’elles disparaissent au moment où on a le plus besoin d’elles.
La pensée créative nécessite une cognition complexe qui est néanmoins complètement différente du processus de réflexion.
La neuroscience nous propose une image très complexe de la créativité.
Tels que les scientifiques le comprennent aujourd’hui, la créativité est bien plus complexe que la distinction entre les parties droite et gauche du cerveau nous aurait laissé penser (en théorie, le cerveau gauche serait rationnel et analytique tandis que le cerveau droit serait créatif et émotionnel).
En fait, on pense que la créativité implique un certain nombre de processus cognitifs, de voies neuronales et d’émotions, et nous ne nous représentons pas encore totalement comment l’imagination fonctionne.

Psychologiquement parlant, les types de personnalités créatives sont difficiles à repérer, car elles sont en général complexes, paradoxales et qu’elles ont tendance à éviter l’habitude ou la routine.
Le stéréotype de l’"artiste torturé" n’est pas infondé – les artistes peuvent vraiment être des personnes encore plus compliquées.
Une étude a montré que la créativité implique qu’une multitude de traits, de comportements et d’influences sociales soient rassemblées en une seule et unique personne.

"C’est vraiment difficile pour les personnes créatives de se connaître, car le moi créatif est plus complexe que le moi non-créatif", a déclaré Scott Barry Kaufman, un psychologue de l’Université de New York qui a passé des années à faire des recherches sur la créativité, au Huffington Post.
"Les choses qui ressortent le plus sont les paradoxes du moi créatif… Les personnes imaginatives ont des esprits plus désordonnés."
S’il n’existe pas de profil créatif "typique ", on trouve cependant des caractéristiques et des comportements révélateurs chez les personnes extrêmement créatives.
Voici 18 choses qu’elles font différemment.

Ils rêvassent...



Les personnes créatives le savent bien, malgré ce que leurs professeurs ont pu leur dire: rêvasser n’est pas une perte de temps.
Selon Kaufman et la psychologue Rebecca L. McMillan, co-auteurs d’un article intitulé "Ode à la rêverie positive constructive", laisser son esprit vagabonder peut faciliter le processus de "l’incubation créative".
Et bien sûr, nous savons par expérience que nos meilleures idées ont souvent l’air de sortir de nulle part, quand nous avons l’esprit ailleurs.

Bien que rêvasser semble être un acte irréfléchi, une étude parue en 2012 suggérait que cela pourrait en fait nécessiter une grande activité du cerveau – rêvasser peut entraîner des connexions et des idées soudaines parce que cette activité est liée à notre capacité à retenir une information en période de distraction.
Les neuroscientifiques ont aussi découvert que rêvasser implique les mêmes processus cognitifs que ceux associés à l’imagination et la créativité.

Ils observent tout ce qui est autour d’eux ...

Le monde appartient aux personnes créatives – elles voient des possibilités partout et recueillent constamment des informations qui deviennent un prétexte à l’expression créative.
Comme disait Henry James, "rien n’est perdu chez un écrivain".
L’écrivain Joan Didion avait toujours un petit cahier sur elle, et elle écrivait ses observations sur les gens et les événements qui pourraient à terme lui permettre de mieux comprendre les complexités et les contradictions de son propre esprit :
"Quand nous enregistrons ce que nous voyons autour de nous, que ce soit scrupuleusement ou non, le dénominateur commun de tout ce que nous voyons est toujours, effrontément, l’implacable ‘Je’", écrivait Didion dans son essai On Keeping A Notebook.

Ils travaillent aux heures qui les arrangent ...

Beaucoup de grands artistes affirment qu’ils travaillent mieux soit très tôt le matin soit tard le soir.
Vladimir Nabokov commençait à écrire dès qu’il se levait, à 6 ou 7 heures du matin, et Frank Lloyd Wright avait l’habitude de se réveiller à 3 ou 4 heures du matin et de travailler pendant quelques heures avant de se recoucher.
Quel que soit le moment de la journée, les individus très créatifs finissent souvent par trouver à quelle heure leur esprit se met en route, et organisent leurs journées en fonction de cela.

Ils prennent le temps d’être seuls ...



"Afin d’être ouverts à la créativité, nous devons avoir la capacité d’un usage constructif de la solitude. Nous devons dépasser la peur d’être seul", a écrit le psychologue existentiel américain Rollo May.
Les artistes et les personnes créatives sont souvent caractérisées comme des personnes solitaires, et bien que ce ne soit pas forcément le cas, la solitude peut être le secret qui leur permet de produire leurs plus belles œuvres.
Pour Kaufman, ceci est en lien avec le fait de rêvasser – nous avons besoin de moments de solitude, simplement pour permettre à nos esprits de vagabonder.
"Vous devez rester en connexion avec ce monologue intérieur afin de pouvoir l’exprimer", affirme-t-il. "Il est difficile de trouver cette voix créatrice en vous si vous ne restez pas en connexion avec vous-même et que vous ne réfléchissez pas à ce que vous êtes."

Ils contournent les obstacles de la vie...

Une grande partie des histoires et des chansons les plus emblématiques ont été inspirées par des douleurs poignantes et des chagrins déchirants - et le seul réconfort que l’on peut trouver dans ces épreuves, c’est qu’elles ont sans doute été à l’origine de créations artistiques majeures.
Un nouveau domaine de psychologie appelé la croissance post-traumatique suggère que beaucoup de gens sont capables de transformer leurs épreuves et les traumatismes de leur enfance en un développement créatif important.

Précisément, les chercheurs montrent
que le traumatisme peut aider les gens à développer les domaines des relations interpersonnelles, de la spiritualité, de l’appréciation de la vie, ou encore de la force personnelle, et – ce qui importe le plus pour la créativité – leur permettre d’entrevoir de nouvelles possibilités de vie.
"Beaucoup de gens sont capables d’utiliser cela comme un moteur qui leur permet d’imaginer des perspectives différentes de la réalité", assure Kaufman. "Ce qu’il se passe, c’est que leur vision du monde comme étant un lieu sûr a été brisée à un moment de leur vie, les forçant à aller aux extrémités et voir les choses sous un nouveau jour – et cela favorise la créativité."

Ils sont à la recherche de nouvelles expériences ...



Les personnes créatives
adorent s’exposer à de nouvelles expériences ou sensations et à de nouveaux états d’esprit – et cette ouverture est un indicateur important de la production créatrice.
"L’ouverture à l’expérience est toujours l’indicateur le plus fort de la réalisation créative", explique Kaufman. "Cela comprend beaucoup de facettes différentes, mais elles sont toutes reliées entre elles : la curiosité intellectuelle, la recherche du frisson, l’ouverture aux émotions, l’ouverture au fantasme.
Ce qui les rassemble, c’est la quête d’une exploration cognitive et comportementale du monde, aussi bien votre monde intérieur et votre monde extérieur."


Ils "échouent" ...



La persévérance est presque une condition préalable au succès créatif, selon Kaufman.
Faire un travail créatif est souvent décrit comme un processus qui consiste à échouer à maintes reprises jusqu’à ce que vous trouviez quelque chose qui convienne, et les personnes créatives – du moins celles qui réussissent – apprennent à ne pas considérer l’échec comme quelque chose de personnel.
"Les personnes créatives échouent et celles qui sont vraiment douées échouent souvent", a écrit Steven Kotler, un contributeur de Forbes, dans un article sur la génie créatif d’Einstein.

Ils posent les bonnes questions ...

Les personnes créatives ont une curiosité insatiable – ils choisissent généralement de vivre la vie examinée, et même quand ils vieillissent, ils maintiennent une curiosité au sujet de la vie.
Que ce soit au cours d’une conversation passionnée ou d’un moment de rêvasserie solitaire, les personnes créatives regardent le monde qui les entoure et veulent savoir pourquoi, et comment, les choses sont ainsi.

Ils observent les gens ...



Observateurs de nature et curieux d’en savoir plus sur la vie des autres, les personnes créatives aiment souvent observer les gens – et leurs meilleurs idées peuvent provenir de cette activité.
"Marcel Proust a passé une grande partie de sa vie à observer les gens, et il écrivait ses observations qui ressortaient finalement dans ses livres", affirme Kaufman. "Pour beaucoup d’écrivains, observer les gens est très important … Ils sont de très bons observateurs de la nature humaine."

Ils prennent des risques ...

Prendre des risques fait partie du travail créatif, et beaucoup de personnes créatives adorent prendre des risques dans de différents aspects de leurs vies.
"Il y a une connexion sérieuse et profonde entre la prise de risques et la créativité, qui est rarement prise en compte", a écrit Steven Kotler pour Forbes.
"La créativité est l’action de produire quelque chose à partir de rien. Cela nécessite de rendre public ces paris que l’on a d’abord fait dans sa tête. Ce n’est pas un travail pour les timides. Du temps perdu, une réputation salie, de l’argent mal dépensé – tout cela découle d’une créativité qui est allée de travers."

Pour eux, tout devient une occasion de s’exprimer ...



Nietzsche estimait que la vie et le monde devraient être vus comme des œuvres d’arts.
Les personnes créatives ont peut-être plus tendance à voir le monde de cette façon, et à chercher constamment des occasions de s’exprimer dans la vie de tous les jours.
"L’expression créative est de l’expression individuelle", affirme Kaufman. "La créativité n’est rien de plus qu’une expression individuelle de vos besoins, de vos désirs et de votre singularité."

Ils réalisent leurs vraies passions ...

Les personnes créatives ont tendance à être intrinsèquement motivés – c’est-à-dire que leur motivation à agir vient d’un désir interne, plutôt que d’un désir de reconnaissance extérieure ou de récompense.
Les psychologues ont démontré que les personnes créatives trouvent leur énergie dans les activités difficiles, signe de leur motivation intrinsèque, et les chercheurs suggèrent que le fait de simplement penser à des raisons intrinsèques lorsqu’on fait une activité peut suffire à booster la créativité.
"Les créateurs éminents choisissent et deviennent passionnément impliqués dans des problèmes difficiles et risqués qui leur procure une sensation de pouvoir découlant de leur capacité à utiliser leurs talents", écrivent M.A. Collins and T.M. Amabile dans The Handbook of Creativity.

Ils sortent de leur propre tête ...



Kaufman soutient que l’autre objectif de la rêvasserie est de nous aider à sortir de nos propres perspectives limitées et d’explorer d’autres façons de penser, qui peuvent être un atout important pour le travail créatif.
"Rêvasser nous permet d’oublier le présent", explique Kaufman. "Le réseau cérébral associé à la rêvasserie est le même réseau cérébral qui est associé à la théorie de l’esprit – j’aime l’appeler 'le réseau cérébral de l’imagination' - cela vous permet d’imaginer votre futur, mais cela vous permet aussi d’imaginer ce qu’un autre est en train de penser."
Les chercheurs suggèrent aussi que provoquer la "distance psychologique" - c’est-à-dire, réfléchir à une question comme si elle était irréelle ou inconnue, ou alors sous la perspective d’une autre personne – peut stimuler la pensée créative.

Ils perdent la notion du temps ...

Les personnes créatives se rendent compte que lorsqu’elles écrivent, dansent, peignent ou s’expriment d’une autre manière, elles entrent "dans la zone", c’est-à-dire "en transe", ce qui peut les aider à créer à un grand niveau.
La transe est un état mental qui se produit quand un individu dépasse la pensée consciente pour atteindre un état plus intense de concentration facile et de sérénité.
Quand une personne est dans cet état, elle ne craint quasiment aucune pression interne ou externe ni les distractions qui pourraient gêner sa performance.
Vous entrez en transe quand vous pratiquez une activité dans laquelle vous êtes bon mais qui vous met aussi au défi – comme tout projet créatif.

"Les personnes créatives ont trouvé la chose qu’ils aiment, mais ils ont aussi acquis la compétence qui leur permet d’entrer en transe", explique Kaufman. "L’état de transe nécessite une concordance entre votre compétence et la tâche ou l’activité dans laquelle vous vous êtes lancé."

Ils s’entourent de beauté ...

Les personnes créatives ont tendance à avoir d’excellents goûts : ils aiment donc être entourés de beauté.
Une étude récemment publiée dans le journal Psychologie de l’esthétique, créativité, et les arts montre que les musiciens – que ce soit des musiciens d’orchestre, des professeurs de musique ou des solistes – ont une haute sensibilité et une haute réceptivité à la beauté artistique.

Ils relient les points ...



Si une chose distingue les personnes très créatives des autres, c’est bien la capacité d’entrevoir des possibilités là où les autres n’en voient pas – ou, dans d’autres termes, la vision.
Beaucoup de grands artistes et d’écrivains ont déclaré que la créativité est simplement la capacité à relier des points que les autres n’auraient jamais pensé à relier.

Selon les dires de Steve Jobs: "La créativité, c’est simplement établir des connexions entre les choses.
Quand vous demandez aux personnes créatives comment elles ont réalisé telle ou telle chose, elles se sentent un peu coupables parce qu’elles ne l’ont pas vraiment réalisé, elles ont juste vu quelque chose.
Cela leur a sauté aux yeux, tout simplement parce qu’elles sont capables de faire le lien entre les différences expériences qu’elles ont eu et de synthétiser les nouvelles choses.


Elles font bouger les choses ...

La diversité des expériences, plus que n’importe quoi d’autre, est essentiel à la créativité, selon Kaufman.
Les personnes créatives aiment faire bouger les choses, vivre de nouvelles choses, et surtout éviter tout ce qui rend la vie plus monotone ou ordinaire.
"Les personnes créatives ont une plus grande diversité d’expériences, et l’habitude est l’ennemi de la diversité des expériences", affirme Kaufman.

Ils consacrent du temps à la méditation ...

Les personnes créatives saisissent la valeur d’un esprit clair et concentré – parce que leur travail en dépend.
Beaucoup d’artistes, d’entrepreneurs, d’écrivains et autres créateurs, tels que David Lynch, se sont tournés vers la méditation afin d’avoir accès à leur état d’esprit le plus créatif.
Et la science soutient l’hypothèse qui affirme que la méditation peut réellement stimuler votre force intellectuelle de différentes manières.
Une étude hollandaise parue en 2012 montrait que certaines techniques de méditation peuvent encourager la pensée créative.
Et les pratiques de méditation ont aussi un impact sur la mémoire, la concentration et le bien-être émotionnel.
Elles permettent aussi de réduire le stress et l’anxiété, et d’améliorer la clarté d’esprit – et ainsi conduire à de meilleures pensées créatives.

Par Carolyn Gregoire dans le Huffington Post.

Allez, au plaisir de vous lire ...

mercredi 4 mars 2015

J.B.Grange aux pieds d'or !!


Toujours intéressant de découvrir comment un grand champion retrouve le chemin de la victoire...
Jean-Baptiste Grange, en remettant les choses en place, en retournant son ADN ( ses forces à lui) pas celles du champion d'à coté, a récolté de nouveau L'or Mondial !!
Félicitations et merci pour la leçon de points forts .



Article de J.-D. C. pour l'Equipe du Mardi 17 février 2015.

De blessures en changement de matériel, le slalomeur avait égaré ce fluide élégant qui faisait sa force.
Jusqu'à dimanche sur la glace qu'il adore.

SON SOURIRE est né la veille.
Samedi dernier, Jean-Baptiste Grange (1,81m et 81 kg) était venu au ski libre reconnaître la piste de danse du slalom.
Il l'avait trouvée comme il les aime, lustrée comme un parquet neuf, idéale pour un tango endiablé.
Ces deux derniers hivers, le Français (30 ans) avait plutôt eu droit à de la moquette, ces neiges salées qu'il n'apprécie guère.
Son pas longtemps blessé y était moins alerte.
Et puis, la mode avait changé.
« Ma grosse qualité est d'être très court sur l'appui, disait-il. Mais le slalom a évolué dans un truc un peu plus long, que ce soit Felix (l'Allemand Neureuther) ou Marcel (l'Autrichien Hirscher). Même si Marcel met beaucoup d'intensité, il allonge fort ses courbes.»



Alors, le Savoyard avait changé de pied.
D'abord en changeant de skis en 2012 (de Rossignol à Fischer). « Un ski très facile qui me fait perdre un peu de mes qualités premières, mais qui m'apporte de la stabilité », expliquait-il, en cherchant à y mettre plus de gaz.
Et cet été, il avait même modifié son approche technique.

« J'ai voulu changer deux ou trois choses dans ma façon de skier, en pensant que ça allait m'aider. J'avais tendance à vouloir skier en mettant un peu plus d'angle, à me baisser un peu plus, à chercher de la continuité comme Neureuther. Mais, finalement, on a remis les choses en place. Il ne faut pas toucher à l'ADN de ton ski. »



JEAN-PIERRE VIDAL, CHAMPION OLYMPIQUE 2002 : « IL A RETROUVÉ L'ALCHIMIE »

Dimanche, il a rejailli comme avant.
Le sol était dur à souhait et Grange y a virevolté comme aux plus beaux jours.
En première manche, dossard 14, il est le seul à rythmer le tempo de Hirscher sur le haut de la manche (5e temps).
En seconde -sur un tracé semblable à celui sur lequel il s'était entraîné avec les Italiens dans la semaine-, il s'en va récolter l'or sur la partie intermédiaire plane, si doux, si juste, si élégant qu'on dirait qu'il n'y touche pas.



« Il a retrouvé cette légèreté dans son ski , apprécie Sébastien Amiez, vainqueur du globe de slalom 1996.
Sur la glace, il faut être chat, bien en ligne, sans surpression. C'était à nouveau l'homme aux pieds d'or, celui qui gagnait tout avant ses blessures. Avec sa technique bien à lui, des appuis très courts, une vitesse de pieds incroyable, un passage de piquets assez rapide et tout de suite le ski dans la pente, qui revient sur la semelle pour prendre de la vitesse. »



Jean-Pierre Vidal, le champion olympique 2002, avait lui aussi rajeuni : « Son talent, c'est le relâchement, cette capacité unique à accélérer son ski comme personne. Tout ce qu'on ne retrouvait pas ces dernières années ou alors seulement sur quelques portions avant qu'il fasse des fautes qui le bloquaient. Mais là, il a retrouvé l'alchimie.»
Cet instant de grâce qu'il attendait avec impatience, « ce moment où je vais réussir à décider d'y aller fort, de lâcher fort » , disait-il.
C'était dimanche et le Golden Eagle en a swingué sous sa caresse.

J.-D. C. pour l'Equipe le Mardi 17 février 2015 à BEAVER CREEK.

Allez, au plaisir de vous lire...

mardi 3 mars 2015

Investissez sur les points forts !


Edifiant article (je suis bien sûr très objectif) écrit par Bernard Tollec / Executive Coach - Explorateur d'abondance pour les Echos.fr

Points forts ou points faibles : sur quoi investissez-vous ?



Si vous passez votre vie à tenter d'être bon partout, vous ne serez exceptionnel en rien !
C'est pourtant ce que nous ne cessons pas de faire dans le monde dans lequel nous vivons et en particulier au sein de nos entreprises.
Quelques clés de lecture et d'intervention proposées par les approches orientées sur les forces qui montrent qu'investir sur les forces est un choix très rentable !

C'est si évident, et pourtant...

Jim Harter et Frank Schmidt dans une étude réalisée auprès de 8 000 équipes, publiée dans le "Journal of Applied Psychology" tirent la conclusion que s’il y a plusieurs leviers pour augmenter l’engagement et la performance des personnes (la sélection des talents, des rôles clairs, une définition claire de la mission de l’équipe, etc.), le plus grand des leviers est de permettre aux personnes de travailler sur leurs points forts.

Cela semble évident, qui ne serait pas d’accord ?
Et pourtant très peu de leaders et d’entreprises aident leurs salariés à détecter, développer et capitaliser sur leurs points forts.
Ils auraient même plutôt tendance à les focaliser sur leurs points faibles...
Après avoir passé 15 ans comme DRH dans l’industrie, j’ai découvert il y a 5 ans, les approches orientées sur les ressources et les forces (Strengths Based Approaches comme l’Appreciative Inquiry, Solution Focus et la psychologie positive).
J’ai pris conscience que si les convictions nous portaient à construire sur les talents des collaborateurs, notre culture et les outils nous orientaient immanquablement sur leurs faiblesses.

Je suis aujourd’hui convaincu que nous nous développons avant tout sur nos qualités et non pas sur nos faiblesses.
Les sportifs de haut niveau nous le témoignent : un décathlonien me disait qu’il était très bon dans 3 disciplines sur 10 et qu’il les travaillait en particulier pour y exceller tout en rajoutant qu’il faisait au mieux pour les 7 autres.
Un premier message : on se développe sur ses points forts et on manage les problèmes générés par nos points faibles.



Notre culture, logique, nos outils nous dirigent vers nos faiblesses.

Si vous deviez placer votre argent, que regarderiez-vous en premier ?
Sûrement le retour sur investissement, là où le retour serait le plus fort !
Logique, non ?
Quand il s’agit d’investir de l’argent dans le développement du capital humain de l’entreprise, où investissons-nous notre effort financier ?
Et bien vous ne le croirez pas : en général dans ce qui rapporte le moins !
Nos plans de développement deviennent des plans d’actions correctives !
J’ai eu l’occasion maintes fois de travailler sur le développement de nos collaborateurs en utilisant de nombreux processus individuels et collectifs : development centers, plans de développement personnel, plans de formation, sessions de coaching, people reviews, etc.
Nous analysions les points forts et les points de développement de nos cadres et leur potentiel d’évolution.
Nous avions rebaptisé les défauts/points faibles par le doux euphémisme de "points de développement ou point de progrès".

À la réflexion : pourquoi travestir un terme par un autre ?
Parce que cela semblerait plus acceptable ?
Probablement parce que nous sentions déjà les réticences des personnes à travailler sur ce qui leur faisait le plus défaut !
Et à juste titre !
Travailler sur les points faibles nous permet au mieux de passer de "médiocre" à "un peu moins médiocre" et pourtant à grand renfort d’énergie et d’investissement financier !

Ce focus que nous portons d’abord sur nos points faibles n’est pas nouveau.
Cette façon de faire commence très tôt dans notre culture : nous avons déjà été conditionnés dès notre enfance dans le système scolaire français pour se focaliser avant tout sur les "mauvaises notes - nos points faibles" comme l’atteste ce sondage réalisé par Gallup auprès de parents d’élèves :
Si la France n’est pas la seule, elle est pour une fois la meilleure de sa catégorie !



Cela perdure ensuite dans le monde de nos entreprises.
Quel effet sur nos salariés ?
Un effet fort et désastreux sur leur engagement ou désengagement :
Que faire pour réorienter notre regard et nos actions vers nos points forts ?

A) D’abord définir ou redéfinir ce qu’est un point fort

Les récentes études ont montré qu’il n’y a qu’un tiers des personnes capables de définir ce que sont leurs forces.
Et encore, elles pensent pour la plupart que ce sont les activités pour lesquelles elles sont performantes.
C’est loin d’être la seule nature d’une force qui peut se caractériser par trois éléments clés :

- Naturel : cela fait partie de votre ADN, vous avez l’impression d’être pleinement vous-même quand vous l’exercez.
Quel que soit le contexte professionnel ou non, vous développez ces forces de façon authentique ;

- Énergie : à chaque fois que vous utilisez une force, l’activité que vous exercez vous donne beaucoup d’énergie.

- Excellence : vous délivrez une performance, une excellence dans l’activité lorsque vous manifestez cette force.

B) Vous doter d’un vocabulaire adéquat pour détecter ce que sont vos points forts.

Ceci étant dit, pour les développer, les partager, il est important de pouvoir utiliser un langage qui les décrit.
Notre vocabulaire a été largement surdimensionné pour évoquer nos faiblesses, nos dysfonctionnements et il ne faut pas nous étonner d’avoir des difficultés à détecter ce que sont nos forces.

À la question "quelles sont vos forces, vos atouts ?" seulement 1/3 des Britanniques furent capables de donner une réponse sensée à cette question.
Et nous ? Que répondrions-nous ?

Peter Drucker écrivait déjà dans son livre en 1966 "The effective leader" :
"le leader efficace construit sur les forces – les siennes, celles de son responsable, de ses collègues et de ses collaborateurs".

David Cooperrider, créateur de l’Appreciative Inquiry écrivait en 1987 un article qui lançait cette discipline et expliquait que le premier principe de base est "dans toute organisation il y a quelque chose qui fonctionne bien et que son développement passe par faire mieux et plus de ce qui fonctionne, car c’est ce qui constitue l’ADN de l’organisation".



Martin Seligman en 1999, dans son discours de nouveau président de l’Association Américaine de Psychologie constatait le nombre pléthorique d’études qui expliquaient les raisons des dysfonctionnements humains et le peu d’études qui expliquaient le fonctionnement optimal.
Il lança ce qui allait devenir la psychologie positive.

Aujourd’hui, il existe des questionnaires bâtis sur ces théories et qui vous permettent de mettre en évidence ce qui fait votre excellence.

C) Reconnaître ce qui est une force et ce qui n’en est pas et développer une vraie stratégie de développement

Selon la fréquence de l’usage et l’énergie que cela nous donne, nous pouvons commencer à discerner un peu plus finement ce qu’est une force et là où nous pouvons investir pour les développer.

- Les forces dites "réalisées" : ce sont ce que nous faisons régulièrement et qui nous donne de l’énergie et du résultat.
C’est plus fort que nous, c’est nous, c’est notre ADN.

- Les forces dites "à réaliser" : c’est aussi nous, mais cela ne se manifeste pas suffisamment régulièrement.
Pourquoi ?
Parce que la plupart du temps nous ne les avons pas identifiées, nous n’en sommes pas conscients et nous ne pensons pas à créer les conditions pour les mettre en oeuvre plus régulièrement.

Merci à @Bernard TOLLEC pour cet article qui a toute sa place sur ce blog.

Allez, au plaisir de vous lire ...

lundi 2 mars 2015

Le Bonheur au travail




Alors de de nombreuses chaines communiquent en permanence sur la face sombre de nos univers professionnels, Arte ose apporter un regard positif au monde de l'entreprise en nous présentant des dirigeants qui cherchent à innover pour le bien-être de leurs salariés. Des démarches décalées qui réussissent et qui visent à remettre l'homme au centre de la vie de l'entreprise dite "libérée"...
Les points forts individuels et collectifs retrouvent naturellement leur place dans ces différents modèles.
Merci Arte pour ce programme passionnant et enrichissant ..

Qui, aujourd'hui, peut se vanter d'être heureux sur son lieu de travail ?
Certainement pas les 31% de salariés "activement désengagés" – ceux qui ont une vision négative de leur entreprise et peuvent aller jusqu'à lutter contre les intérêts de cette dernière.
Inspiré de l'armée, le modèle d'organisation du travail visant à contrôler l'ensemble des salariés en leur attribuant des tâches limitées a peu changé depuis la fin du XIXe siècle.
Aujourd'hui, employeurs comme employés doivent s'accommoder d'un système archaïque qui ne correspond plus à personne : ni efficace, ni rentable.
Toutefois, au milieu de l'apathie générale causée par ce dérèglement, certains refusent la fatalité et travaillent à l'entreprise du futur.



Métro, boulot, bingo

Que peuvent avoir en commun le ministère de la Sécurité sociale belge, le géant indien HCL et Chronoflex à Nantes, leader en France du dépannage de flexibles hydrauliques ?
Toutes sont des entreprises "libérées".
Leur principe : la suppression de toute hiérarchie intermédiaire doublée d'une autonomie totale des salariés à propos des décisions prises pour améliorer leur productivité.
Par ailleurs, leurs leaders sont choisis par les salariés.
Et cela marche : la croissance de ces sociétés est relancée de manière assez spectaculaire ; les bonus, augmentations et dividendes ne tardent pas à tomber.
Martin Meissonnier filme les femmes et les hommes qui, malgré le pessimisme général, ont su sortir du cadre établi pour inventer de nouvelles formes d'organisation du travail.
Une bouffée d'air frais tellement bienvenue.



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jeudi 26 février 2015

Poult ... libérer les forces !


Voici un bel exemple d'entreprise qui a su révéler, et développer, et faire confiance à toutes ses forces internes ... pour réaliser de belles performances dans un univers en hyper concurrence !!




Le groupe toulousain Poult(créé en 1883) est aujourd’hui le deuxième vendeur de biscuits en France, derrière LU.
Si la marque ne vous est pas aussi familière, c’est que Poult fabrique des produits affichant la griffe du distributeur.
En fait, ses cinq usines et ses huit cents employés fournissent quasiment toutes les chaînes de supermarchés et d’hypermarchés de l’Hexagone.

En 2007 de se réinventer totalement.
Pendant 6 mois, tous les salariés ont réfléchi à ce qui pouvait permettre à cette PME de 500 personnes d’être plus performante, plus proche des clients et plus innovante.
En ce qui concerne l’organisation, le principal frein identifié fut la division du travail et un processus décisionnel trop long et infantilisant.
Fort de ce constat, cette entreprise s’est engagée dans un processus de « déhiérarchisation » et « d’autonomisation » de ses collaborateurs.
Au fond, si tout le monde se sent responsable et impliqué, quelle pertinence y a t-il à disposer d’un niveau hiérarchique chargé de la prescription et du contrôle ?
Les anciens chefs d’équipe ont été remplacés par 4 animateurs d’unité.
Le poste de DRH a été supprimé.
A présent, les opérateurs participent aux appels d’offres, recrutent, testent de nouvelles idées. Les décisions se prennent de manière collective, presque comme au sein d’une SCOOP.
En plus de leur activité, les salariés peuvent prendre en charge des missions autrefois confiées au management, telles que la planification des horaires, la gestion de la qualité ou encore la maintenance.

Ces responsabilités « transversales » sont confiées sur la base du volontariat et peuvent faire l’objet d’une rétribution supplémentaire.
Par exemple, la prise en charge de la planification est rémunérée à hauteur de 100 euros par mois.
Ces responsabilités peuvent également être prises en charge à « tour de rôle ».
Effet direct de ce nouveau mode d’organisation, les salariés se sentent plus libres d’exprimer de nouvelles idées, plus reconnus, le processus collaboratif a resserré les liens entre opérateurs et l’entreprise est plus agile.



Entre 2007 et 2010, le résultat a été multiplié par 2 et le taux d’absentéisme a baissé de 60%.

2 questions sont régulièrement posées lorsque cet exemple est cité :
1 – « Que faire lorsque des salariés refusent ce mode de fonctionnement ?
« . Tout d’abord, de nombreux exemples d’entreprises qui se sont déhiérarchisées démontrent que rares sont les salariés réfractaires.
Cependant, si cette situation arrive, il faut comprendre qu’un salarié qui refuserait d’accepter les nouvelles règles du jeu décidées par toute l’entreprise se met tout simplement en situation d’insubordination.
La tendance est plus à la démission qu’au licenciement, tout simplement car la personne réfractaire au changement ne peut contester une décision collective (en général, les contestations sont souvent opposées à une gouvernance, pas à une entreprise toute entière) et que l’opposition ne porte pas sur un mode d’organisation mais sur une « identité », un « état d’esprit » auquel il importe d’adhérer pour être épanoui et fonctionner de manière harmonieuse avec l’ensemble du corps social (cf. la dynamique de groupe).

2 – « Comment faire accepter cette évolution par le management ?
« . Il est vrai qu’il est fréquent (et tout à fait compréhensible) que les managers, autrefois dotés d’un pouvoir hiérarchique, vivent mal cette décision.
Il suffit cependant d’expliquer que le vrai pouvoir n’est pas dans le statut mais dans la création de nouvelles valeurs pour l’entreprise, qu’il n’est pas non plus dans l’autorité mais dans la compétence.
C’est pourquoi il est fréquent que les anciens « chefs » prennent des fonctions « d’animateur », de « référent » ou de « parrain ».
Et dans le cas où un manager serait en opposition avec cette évolution d’organisation, il se retrouverait dans la situation évoquée dans la question n°1.



En 2015... Poult compte 1600 salariés et 250 millions d'Euros de Chiffres d'affaire.
Les résultats sont probants et les salariés sont heureux.
Pour réinventer son entreprise, le groupe Poult a transformé son organisation, ses principes managériaux, la formation et l’information.
Son programme désormais se focalise beaucoup sur l’innovation ouverte, non seulement au sein de l’entreprise, mais également avec des artistes, des chercheurs et d’autres entreprises…
Le bonheur, la créativité sont-ils en passe devenir l’apanage de tous au sein d’une entreprise ?
Ou ne s’agit-il que d’un phénomène marginal et transitoire (un marxiste formé “à l’ancienne” ne verrait sans doute dans ce discours et ces pratiques qu’une nouvelle superstructure destinée à justifier le bon vieux capitalisme).
Peut-on vraiment espérer que le travail (dont l’étymologie, rappelons-le, vient d’un mot latin désignant un instrument de torture) devienne vraiment et pour tous, du poste le plus humble au sommet de la hiérarchie (aplatie ou non) une occasion de développement personnel ?

Ce film est le trailer d'un film plus long.
Il ne présente pas les solutions ni comment ces entreprises ont fait. Il sortira dans quelques semaines.
Mais il interpelle ...



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mardi 24 février 2015

La gratitude ça fait du bien !


Les neurosciences le prouvent : pratiquer la gratitude au quotidien est un gage de bonne santé physique et relationnelle.
Donner de soi après avoir reçu nous aide à résister au stress, mais aussi à prendre conscience que nous avons besoin des autres pour exister.



«Merci »
: d’après le professeur de psychologie Robert Emmons, de l’université de Californie, aux États-Unis, ces cinq lettres peuvent changer nos vies.
Pas les mercis lancés machinalement pour une porte tenue ou une salière tendue; non : selon le psychologue, la gratitude est bienfaisante quand elle est exprimée en toute conscience, après être passée par deux étapes.
D’abord, la constatation du bien reçu – il peut être matériel (cadeau) ou immatériel (soutien moral, présence), et de son coût (l’effort qu’il a demandé).
Ensuite, « la reconnaissance du fait que la source de ce bienfait se trouve en dehors de soi », indique le psychologue.
Source qui peut être une autre personne, mais aussi la vie elle-même.



Un regard positif sur la vie

Pour mesurer les effets réels de cette reconnaissance, Robert Emmons et son collègue Michael McCullough ont fait appel à plusieurs centaines de personnes qu’ils ont divisées en trois groupes.
Le premier tenait le journal de ses expériences quotidiennes; le deuxième, seulement des expériences désagréables; tandis que dans le troisième, chacun devait dresser la liste des événements dont il pouvait être reconnaissant.
Dix semaines plus tard, ce dernier groupe présentait l’état général le plus positif, enthousiaste au quotidien et optimiste sur l’avenir.
Mieux encore : ces personnes signalaient moins de soucis de santé et prenaient davantage soin d’elles-mêmes, notamment par la pratique d’activités sportives.
Robert Emmons a aussi constaté une baisse du niveau de stress, une meilleure qualité du sommeil, une plus grande détermination, une performance accrue et une chute du risque de dépression.

Autant de bienfaits qui augmentent avec la pratique de l’exercice de gratitude.
Plus souvent nous nous efforçons de relever nos raisons d’être reconnaissant, plus facilement nous en trouvons.
En outre, plus nous exprimons notre gratitude aux autres, plus nous en sommes appréciés, donc plus ils sont aimables, donc plus nous avons de raisons de leur être reconnaissant, etc.
C’est un cercle vertueux qui peut ne jamais être bouclé !



Comment ça marche ?
La gratitude « aide une personne à diriger son attention vers les choses heureuses de sa vie et à la détourner de ce qui lui manque », explique Robert Emmons.
Non que la gratitude anéantisse nos émotions négatives, elle incite plutôt à développer des émotions positives en nous concentrant sur nos chances.
L’objectif est de passer, comme l’exprime le philosophe et psychologue italien Piero Ferrucci (1), « de l’âpreté – je veux ça – à la gratitude – je suis heureux de ce que j’ai ».
C’est ce qui fait dire à Michael McCullough que « la gratitude pourrait être une heureuse alternative au matérialisme, gangrène de nos sociétés hyperconsommatrices. Enfin, ajoute Robert Emmons, « pratiquer la gratitude détourne l’attention du moi, la dirige davantage vers les autres et ce qu’ils nous procurent ».
Cela permet de se décentrer : une attitude qui non seulement nous soulage de la pression que nous nous mettons à force d’attention à nous-même, mais qui nous fait également entrer dans une relation chaleureuse au monde et aux autres.

Une main tendue vers l’autre



« Remercier, c’est donner; rendre grâce, c’est partager, écrit André Comte-Sponville (3). Ce plaisir que je te dois, ce n’est pas pour moi seul. Cette joie, c’est la nôtre. »
Il y a, dans la gratitude, une main tendue vers l’autre en retour de son aide ou de son cadeau.
Ainsi, et comme le soulignait le philosophe Paul Ricœur, de la reconnaissance d’autrui en tant qu’être humain à la reconnaissance comme synonyme de gratitude, il n’y a qu’un pas : celui de la conscience que nous avons besoin les uns des autres pour exister.
C’est le regard de l’autre sur moi qui vient valider mon existence, puis confirmer ma valeur.

Sans sa « reconnaissance », je ne suis rien.
Aristote déjà le disait : « L’homme qui est incapable de vivre en communauté ou qui n’en éprouve pas le besoin parce qu’il se suffit à lui-même, ne fait pas partie de la cité et par conséquent est une brute ou un dieu. »
Pour s’en convaincre, il suffit de se replonger dans la sensation éprouvée quand, après un service rendu, nous n’avons reçu aucun signe de remerciement.
L’ingratitude, ce « tombeau du bien », selon Alfred de Musset, est une blessure intime : comme si, plus que notre cadeau ou aide, c’était notre personne tout entière qui était niée.



Inversement, exprimer sa gratitude, c’est se fondre dans le grand bain de l’humanité, c’est accepter et s’inscrire avec joie dans la transmission.
Comme un acteur monté sur scène pour remercier à l’infini un césar dont on l’honore, lorsque nous faisons preuve de gratitude, nous constatons ce qui, en nous, « ne dépend pas de nous » : pensée éminemment stoïcienne et qui vient remplacer la vanité par l’humilité.
Ainsi les premières Pensées pour soi-même de Marc Aurèle vont-elles à ceux auxquels il dit devoir toutes ses qualités.
« De mon aïeul Vérus : le caractère honnête et l’égalité d’âme. De la réputation et du souvenir laissé par mon père : la conscience et la virilité … »
C’est, en outre, une occasion de prendre conscience de ses propres fragilités, ce qui aide à s’accepter tel que l’on est.
« La gratitude est par définition antihéroïque, note Piero Ferrucci, elle ne dépend pas de mon talent, de ma force ou de mon originalité. Elle repose sur ma capacité à être “vulnérable”, c’est-à-dire à accepter de me faire aider et à être content de recevoir ce soutien. »
Bel article de Anne Laure Gannac pour psychologie.com
Voici également cette magnifique conférence ( TEDX) de Florence Servan Schreiber ... sur le pouvoir de la Gratitude !



Allez, au plaisir de vous lire ...

lundi 23 février 2015

Génération Working Holiday Visa


Parait il que les voyages forment la jeunesse et sont une belle école de vie.
A écoutez ces témoignages, on ne peut que valider cette belle réflexion.



Découvrez le documentaire Generation Working Holiday Visa (26 minutes) qui croise les récits de 10 français qui ont vécu l’expérience Working Holiday Visa (ou Permis Vacances Travail).
9 pays proposent désormais ce visa, qui permet aux jeunes (de 18 à 30 ans, sauf au Canada, jusqu’à 35 ans) de travailler et de voyager sur le territoire pendant une année.
De plus en plus de Français se laissent tenter par cette aventure en Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, Japon, etc.

Le réalisateur Florian Mosca de ce reportage filme les témoignages de ces 10 jeunes français, qui nous font revivre les différentes étapes de leurs voyages initiatiques : le moment excitant du départ, les débuts en terre inconnue, les road-trips et les petits boulots, sans oublier le retour à la réalité française.
Il rappellera de bons souvenirs à ceux qui ont déjà vécu l’expérience Working Holiday Visa, et donnera certainement des idées aux autres.




Le Permis Vacances Travail ou Working Holiday Visa c'est quoi exactement ?
Vous avez entre 17 et 35 ans ?
Vous voulez vivre une expérience à l’étranger ?
Le Programme Vacances Travail (PVT) ou Working Holiday Visa (WHV) est fait pour vous !

Vous souhaitez voyager en Australie ?
Apprendre l'anglais au Canada ?
Travailler en Nouvelle Zélande ?
Partir au Japon ?
Découvrir Singapour ou la Corée du Sud ?
Vous pouvez désormais partir aussi à Hong Kong, Taïwan, en Argentine ou au Brésil !
Le permis vacances travail vous permet de découvrir un de ces 10 pays.

Cette expérience à l'international d’un an maximum vous permettra de connaître une nouvelle culture, d’apprendre ou de perfectionner une langue etrangère, et de visiter un de ces dix pays en PVT de fond en comble !
Vous trouverez plein d'infos pratiques pour votre séjour en PVT, sur le site http://www.partir-en-pvt.com
Les conditions du permis vacances travail avec l'obligation d'une assurance voyage et des bons plans pour organiser sereinement votre voyage en PVT.



Chaque année, 30 000 jeunes Français optent pour cette formule.
Les démarches sont faciles, les destinations variées et les souvenirs impérissables.
Ces accords que la France a signés avec plusieurs pays permettent à plus de 30 000 jeunes de 18 à 35 ans de partir pendant une année.
« En 2005, quand j’ai fait mon PVT au Canada, les quotas n’étaient même pas atteints. Aujourd’hui, les 7 000 places sont prises en 2 jours », s’enthousiasme Mathieu Lam, cofondateur d’un réseau social entre « PVTistes ».

La formule plaît d’abord parce que ce visa n’est pas conditionné à l’obtention d’un contrat de travail avant le départ.
Outre la soif d’aller voir ailleurs, le seul impératif est de disposer d’un fonds de garantie bancaire, soit avoir déjà 2 000 à 4 000 euros en poche selon le pays d’accueil.
Malgré la crise, qui n’est pas sans créer des tensions sur les marchés du travail nationaux, toutes les destinations ont des croissances plus élevées qu’en France, le Japon mis à part.
L’assurance, ou presque, de trouver un petit boulot, surtout dans les secteurs en pénurie ou pour lesquels le turn-over est élevé.

Ensuite ? « Place à l’improvisation », résume Mathieu Lam.
Un état d’esprit que revendique Anne, partie un an « respirer » à Montréal.
« C’est zéro contrainte. Mon BTS en poche, je vivais toujours chez mes parents. Je voulais voir le monde au-delà de mon bout de trottoir », se souvient-elle.
Une fois sur place, elle bosse aussi bien dans un bar que pour des instituts de sondages.
Un chèque par-ci, un pourboire par-là, la recette pour la liberté n’est pas si compliquée.



Contrairement aux bourses du type Erasmus qui servent d’abord à étudier en Europe (30 000 départs par an aussi), le PVT donne donc les moyens d’être autonome une fois sur place.
Et il est moins élitiste que le volontariat international en entreprise (VIE), qui s’adresse à ceux qui ont déjà un emploi, donc bien souvent aux plus diplômés.
Rien à voir avec le procédé « premier arrivé, premier servi » de ce visa spécial jeunes.

Comme le dit Sébastien, lui aussi membre de cette famille de globe-trotter après avoir opté pour Australie :
« Je ne vois pas de meilleure manière de promouvoir la France que d’aller serrer la main au reste du monde. »



Allez, au plaisir de vous lire...

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