Rickie lee Jones...Balm in Gilead.


La chanteuse atypique de pop jazz, Rickie Lee Jones, fête ses 30 ans de carrière en sortant un nouvel album intimiste "Balm in Gilead" (Concord Music Group)... C'est son treizième album, avec de douces sonorités bien sûr, folk et jazzy qui visent comme elle l'explique à "donner de l'amour aux gens".



Pour les inconditionnels , sachez qu'elle est actuellement en France pour une petite tournée, où elle se produit seule avec sa guitare et son piano ...
Ce doit être grandiose... comme à chaque concert!

Elle était lundi à Lille, Mardi à Paris, ce soir à Nantes, et à Cléon (Seine-Maritime) le 28.

Pour ce nouvel album "Balm in Gilead", elle a choisi d'écrire de nouvelles chansons, mais aussi d'achever des titres qu'elle avait commencés à écrire il y a 20 ans.
"Wild Girl"(magnifique morceau), entamé en 1986, est devenu un tendre message à sa fille Charlotte (21 ans).
Le très jazzy "The moon is made of gold" a été écrit il y a des années par le propre père de Rickie... c'est trop bon !!!
"C'est le premier disque depuis des années où je ne pensais pas refermer un cercle. Mais c'est finalement ce qui s'est passé", sourit la chanteuse, qui vient de fêter ses 55 ans.
"Je voulais donner de l'amour aux gens. Ça ne va pas vous blesser, il y a des chansons qui vous feront vous sentir mieux", affirme-t-elle.
En retrouvant l'esprit de ses premiers albums jazz et folk, "Balm in Gilead" en fait un disque bien plus accessible que certains des récents travaux de Rickie Lee Jones, comme le fameux "The Sermon on Exposition Boulevard" (2007).

"C'était intentionnel. Sur ce disque, j'avais envie de dire : j'ai fait quelque chose pour vous, je viendrai vous le donner où que vous soyez", explique-t-elle.

Ses 30 ans de carrière ont été marqués par des débuts éclatants avec ses albums "Rickie Lee Jones" (1979) et "Pirates" (1981), et une constante exploration de nouveaux styles musicaux.
Elle fut récompensée en 1979 par le Grammy Award de la meilleure nouvelle artiste.
A cette époque, Luc Besson utilise le titre “Lucky Guy”, de l’album “Pirates” (1981), dans une des scènes du film “Subway”.
Elle continue à naviguer à sa guise entre rock, soul, R&B.

Native de Chicago, elle ne cesse de créer et d’être là où on ne l’attend pas.
L' adolescente du "Summer of love" n'a rien perdu de sa verve politique.
Barack Obama a "allégé la culpabilité et la fureur (nées avec) Bush, c'est sûr", mais "le fait qu'il soit noir ne signifie rien. C'est avant tout un politicien", juge-t-elle.
"Je pense que nous aurions davantage progressé socialement si nous avions élu une femme, parce que je vis dans un pays très sexiste, et dans un monde où des femmes sont violées et assassinées tous les jours", estime-t-elle.

L'artiste, est également très marquée par le mouvement du "Black Power", elle est par conséquent ravie d'avoir collaboré pour ce nouvel album avec Ben Harper, un "artiste noir influencé par le folk blanc".
"Quand la musique commence à franchir les barrières raciales, c'est un très bon signe. Cela veut dire que nous sommes en train de devenir un seul peuple", estime Rickie, qui a écrit "The Gospel of Carlos, Norman and Smith", une chanson sur l'injustice raciale pour "Balm in Gilead".



Pour son prochain disque, elle a déjà une petite idée. YESSSSSSS !!!!
"J'aimerais enregistrer un album de standards américains du début du 19e siècle. Des chansons de pionniers comme Streets of Laredo, des chansons sur le franchissement de la rivière Columbia, des chansons écrites il y a plus de 150 ans dans des temps difficiles".
"Mais je dis ça, et je finirai peut-être par faire un album de jazz !", rit-elle.



Bref, vous l'avez compris, cette artiste me fait vibrer !! !
Allez, au plaisir de vous lire...

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